Rêver sa vie – Vivre ses rêves

Publié le par Madeleine Moreau

Ecouter ses aspirations 

Je vous parlais, l’autre jour, de la méditation.

Je vous racontais l’histoire de ce moine zen qui était allé se promener pour sentir l’odeur des fleurs et flâner au gré des jeunes pousses.

Deux possibilités que nous pouvons prendre pour nous rendre au moment présent et écouter son souffle de vie.

Aujourd’hui, nous verrons comment il est possible de donner à notre vie plus d’ampleur, de profondeur, à partir de ce qui se produit en nous dans ces moments de rencontres silencieuses avec nous-mêmes.

Rêver sa vie – Vivre ses rêves

Là où se pose le regard, une porte peut s’ouvrir

Cette porte c’est celle qui s’ouvre sur le monde de nos aspirations, autrement dit, des rêves que nous poursuivons au grès de nos humeurs, des situations, des évènements, des étapes de notre vie.

Je ne vous parle pas des rêves nocturnes, de ceux qui jaillissent de votre subconscient lorsque vous êtes dans un sommeil profond. Je vous parle de ces rêves qui se produisent lorsque vous laissez le souffle de la vie murmurer dans votre cœur.

De ces moments où vous ressentez les choses autrement, où vous vous sentez très proche de ce que vous aimeriez pouvoir vivre.

« J’aimerais me sentir plus heureux/se », « J’aimerais me sentir plus libre », « J’aimerais pouvoir vivre ceci, cela », « J’aimerais avoir plus confiance en moi », « J’aimerais …. »

Des « J’aimerais … » ou « Si je pouvais … » il y en a beaucoup dans votre vie.

Lorsque cela monte à la conscience, les sentiments qui suivent peuvent alors être très doux ou douloureux, positifs ou négatifs.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un rêve qui se manifeste, une aspiration qui se dit, quelque chose qui est important en vous, que vous portez sans doute depuis longtemps et qui cherche à se réaliser.

Votre regard s’est posé sur quelque chose, que ce soit sur quelque chose extérieur à vous ou intérieurement. Vous avez activé un fil invisible qui déclenche quelque chose de sensible en vous.

Exemple : Mes moments de méditation ont généralement lieu dans la nature. C’est dans ce contact avec l’environnement naturel que je parviens le mieux à me rejoindre, à laisser mes pensées venir et s’en aller et à me rejoindre en profondeur.

Comme vous, il y en moi beaucoup de : « J’aimerais », « Si je pouvais » …

Des aspirations, des rêves que je porte, qui sont là, bien présents, comme des graines que je ne plante pas, donc qui ne fleurissent pas.

Au cours de mes promenades mon regard s’arrête sur le vol d’un oiseau. Je le regarde, je le suis et je ressens en moi toute la légèreté, la liberté, l’immensité qui me fait défaut. J’aimerais me sentir comme cet oiseau qui sait se laisser porter par les courants du vent, qui évolue sans avoir à se battre pour avancer.

Je sais bien que je ne suis pas un oiseau, que je ne peux pas voler. Mais, en moi, en cet instant bien précis, je ressens combien j’aimerais me sentir libre d’aller où je veux, j’aimerais me sentir beaucoup plus libre.

Je peux rêver d’une vie où je serais totalement libre, libérée de toute entrave, bien dans ma peau, sans me poser des questions qui n’apportent aucune réponse.

Je peux aussi réaliser mes rêves, c’est-à-dire, regarder ce qui peut m’apporter plus de liberté, plus de légèreté.

Cet oiseau qui vole dans le ciel ne fait que rejoindre la corde invisible de ma sensibilité qui aspire à plus de liberté.

Reste à découvrir comment je peux mettre plus de liberté et de légèreté dans ma vie.

Ne pas tourner le dos aux sentiments négatifs 

Il arrive, lorsque le regard s’arrête sur quelque chose, lorsque monte à la conscience un rêve, une aspiration qui effleure notre sensibilité, de se sentir mal, très mal.

Une souffrance qui semble venir des entrailles, qui envahit tout l’espace corporel.

Ça fait mal de sentir que le rêve ressemble à un cauchemar, que l’aspiration semble impossible à réaliser.

Ça fait mal de sentir qu’on ne voudrait qu’une chose pour se sentir plus heureux et que cette chose n’est pas atteignable.

Souvent est présenté comme quelque chose de très beau, de très doux ce qui monte du profond de soi, ce qui traduit quelque chose que nous aimerions plus que tout au monde.

La pensée positive ou plutôt l’exercice de la pensée positive y est souvent pour quelque chose … mais, c’est oublier quelque chose d’essentiel : le réel.

Il y a des évènements qu’on n’a pas choisi de vivre, des situations qui ont des conséquences terribles sur notre vie et notre pouvoir de pouvoir changer quelque chose.

  • Une maladie qui se déclare, qui demande un traitement lourd et une incapacité de plus ou moins longue durée de travailler …
  • Un environnement qui empêche toute action …
  • Une histoire de vie qui fait qu’on a renoncé à se mobiliser pour agir ou construire …
  • Un passage difficile, une étape à traverser – deuil, chômage, mutation …

Cela ne veut pas dire qu’il faut alors repousser l’aspiration, le rêve, mais accueillir autant qu’il est possible le sentiment négatif qui l’accompagne.

Cela ne veut pas dire que ce sera plus facile, plus simple.

Mais, si vous réussissez à accueillir, il vous sera alors possible de percevoir ce que vous pouvez faire, aujourd’hui, même si c’est, à vos yeux, presque rien, pour réaliser quelque chose qui vous tient à cœur. 

Rêver sa vie – Vivre ses rêves

Rêver sa vie c’est se contenter de ce que l’on peut, de ce que l’on reçoit, de croire qu’un jour nous aurons plus.

Vivre ses rêves c’est agir pour que se concrétise ce qui nous tient à cœur, pour façonner notre vie jour après jour.

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Bonne fin de semaine et à bientôt.

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