« Résilience » « Croissance » « Réalliance » (2)

Publié le par Madeleine Moreau

Chemin de résilience  

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille.

Nous pouvons dire la même chose concernant l’environnement social, les origines, la couleur de peau ou de ses cheveux.

On ne choisit pas sa religion, (du moins au début), on ne choisit pas la décennie au moment de notre naissance …

On vient au monde à un moment précis et tout ce que l’on a à faire est de grandir, d’apporter notre contribution à l’humanité.

 C’est très simple, ne trouvez-vous pas ?

Très simple si vous êtes du bon côté de la barrière !

Si vous êtes « nés » du mauvais côté de la barrière, déjà vous sentez la moutarde vous monter au nez. Vous vous dites : « Oui, d’accord, mais moi, j’aurais bien voulu que les choses se passent autrement ».

Si c’est le cas, la suite va vous intéresser.  

La résilience : ce qu’elle représente dans un cheminement de guérison

La résilience permet de vivre sans se « déconstruire ».

Si, comme moi, vous êtes né/e du mauvais côté de la barrière, si vous avez ce sentiment d’injustice parce que vous n’avez pas reçu ce dont vous étiez en droit de recevoir, si vous vous êtes battus comme vous le pouviez pour réussir et sortir d’un environnement destructeur, vous avez déjà à votre actif des phases de résilience.

Mais, est-ce que cela suffit pour être en paix ? 

« Résilience » « Croissance » « Réalliance » (2)

Il y a quelques années, je suivais un stage : « Mon passé d’enfant » qui était donné par PRH (Personnalité et Relations Humaines). Stage que j’ai, quelques années plus tard donné.

A mi-parcours, nous étions invités à exprimer nos « oasis de paix ».

Chaque être humain (chaque enfant) et quel que soit son environnement, vit des oasis de paix, ce qui lui permet de rebondir et d’expérimenter des moments de bonheur.

Mes oasis de paix, je les trouvais dans la nature, auprès des animaux domestiques ou de la ferme. Je les trouvais également chez mon arrière-grand-mère, qui s’en fichait de mes 10 ans et qui me servait un malaga pour me consoler.

J’ai été heureuse de découvrir cela. J’avais mes moments de bonheurs, des moments où je pouvais ressentir combien cela avait été important.

Je me suis dit : « la nature, les animaux, mon arrière-grand-mère m’ont permis de vivre des phases de résilience. » 

C’est juste, c’est vrai, mais ce n’est pas complet.

Je n’en étais qu’au début, le reste du chemin était à faire.

C’est une erreur que de croire qu’il suffit de « toucher » ses oasis de paix pour guérir des souffrances de l’enfance.

J’aurais voulu que cela soit possible … totalement … complétement … définitivement …

Personne ne m’avait dit que cela suffisait … c’est moi qui croyait que ça suffisait !

On me disait qu’il était important, pour guérir, pour pouvoir me construire sans béquilles, pour faire la paix avec moi et avec mon passé, d’entrer dans un long travail d’accompagnement.

C’est ce que j’ai fait. Je suis entrée dans un travail personnel.

Souvent, je me disais que j’en touchais le bout, que c’était bon, que j’étais sur la bonne voie … ce qui était vrai et en même temps pas tout à fait juste.

La résilience consiste à parler de soi en ressentant les émotions, les sentiments comme cela a été vécu au moment des faits.

C’est autre chose que de parler simplement des souvenirs ou de décrire la/les situation/s. Parler simplement des souvenirs, même s’ils sont douloureux au moment où on les effleure, fait que nous sommes encore à distance.

Cependant … cela peut conduire à l’étape de la résilience qui est une guérison.

Lorsque les émotions, les sentiments font surface, un déséquilibre intérieur s’installe. La sensation que tout se « déconstruit » en soi est très vive.

C’est la raison pour laquelle il est important d’être accompagné/e par un professionnel. Les amis, la famille, le conjoint ou la conjointe ne peuvent pas nous aider dans ce moment-là.  

Le travail de résilience se fait en parallèle avec un travail de croissance et un travail de réalliance. Je vous en parlerais dans les prochains articles.

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Je vous souhaite un très bon week-end, à bientôt.

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