« Résilience » « Croissance » « Réalliance » (3)

Publié le par Madeleine Moreau

Chemin de croissance

On ne choisit pas ce qui nous arrive … du moins dans notre enfance … dans notre vie d’adulte, qu’on le veuille ou non, nous choisissons ce qui nous arrive.

J’en connais des personnes qui vont me dire : « Alors là, tu as tout faux, la preuve : j’ai pas choisi d’être au chômage, j’ai pas choisi de n’avoir pas un boulot qui rapporte, j’ai pas choisi d’habiter dans un appart pourri, j’ai pas choisi de me faire retirer mon permis, j’ai pas choisi … »

J’arrête la liste, elle serait trop longue et ennuyeuse !

Reconnaissons-le, dès que quelque chose ne va pas, ce n’est jamais de notre faute, c’est toujours à cause de la malchance, des autres, de la société, et le sentiment de subir, de ne pas pouvoir avoir le choix, d’être tributaire de quelque chose, etc …

Cependant, sans en avoir  vraiment conscience, il y a bien des choses que nous avons choisies !

Qu’on le veuille ou non, nous sommes les créateurs de certaines situations que nous ne souhaiterions pas pour les autres !

Je ne suis pas entrain de dire que la personne qui est au chômage  a choisi ou décidé de l’être … que celle qui est atteint gravement dans sa santé a choisi …

Certaines choses dans notre vie nous arrivent sans avoir cette impression que nous avons décidé que cela advienne.

La croissance : ce qu’elle représente dans un cheminement personnel  

Qu’on le veuille ou non, nous sommes les créateurs de certaines situations que nous ne souhaiterions pas pour les autres !

Si je reviens à quelques années en arrière, cette affirmation m’aurait fait bondir, et, c’est certain, j’aurais terminé là ma lecture ! Ne quittez pas cette page maintenant …

J’ai vécu certaines situations sans avoir conscience qu’elles étaient le résultat de mes conflits intérieurs non résolus.

Bien sûr, ce n’était pas de ma faute, j’y pouvais rien …

Tout se liguait contre moi, j’étais une victime sans défenses …

Je voulais réussir, je ratais tout ce que j’entreprenais …

Je n’étais vraiment pour rien et je voulais que les choses changent …

J’aurais pu vivre dans ces états ma vie entière … du moins, tant que je ne prenais pas conscience que j’étais la créatrice de la majorité des situations que je traversais.

Pour mieux comprendre, je vous partage la situation déterminante qui m’a conduite à prendre conscience que je devais faire un cheminement personnel, commencer un travail de croissance. 

J’avais des rêves, des aspirations, une envie de réussir.

Je voulais faire de grandes choses dans ma vie, emprunter des chemins qui me donneraient la reconnaissance que je cherchais depuis toujours.

J’étais sûre que tout devait me réussir … une pensée positive qui ne me quittait pas et j’avais placé mes rêves tout en haut de l’échelle, plus haute que le ciel.

J’avais près de 40 ans et une revanche à prendre sur la vie incommensurable.

Forte extérieurement de mon pouvoir et de ce que je voulais obtenir, j’ai décroché un poste à responsabilité dans un camp de jeunes. Un poste qui me correspondait à 100% : responsable d’un groupe d’ados pour la décoration du camp.

Je savais ce que j’avais à faire, je savais ce que cela représentait, je savais comment motiver mes troupes, je savais comment m’y prendre, je savais tout …

En fait, je croyais tout savoir, je ne savais rien.

Je fonctionnais avec la rage au cœur, avec mes envies, mes besoins, avec ma détermination à réussir.

Il a fallu un peu plus de 24h pour que quelques ados réussissent à me mettre 10 pieds sous terre.

Je suis redescendue de mon échelle plus vite que je n’y étais montée.

Je me suis retrouvée « démolie », « anéantie », en « morceaux » … vous savez, juste bonne à ramasser à la petite cuillère !

Tous mes rêves, mes aspirations ont volé en éclat.

Une fois rentrée à la maison, je ne savais plus qui j’étais, j’avais perdu mes points de repères, j’étais, une nouvelle fois, VICTIME du sors qui s’acharnait contre moi, avec une différence, je ne voyais pas comment j’allais m’en sortir.  Une dépression gigantesque me guettait dès que je mettais un pied dehors … l’horreur complète.

 

« Résilience » « Croissance » « Réalliance » (3)

Il me restait juste un peu de force pour m’inscrire à un stage « Qui suis-je ? » - un stage où personne n’aurait réussi à me faire aller auparavant.

Ce fut mon premier pas dans un travail de croissance qui se continue aujourd’hui.

Un pas qui a eu le pouvoir de changer ma vie, de changer ma vision de la vie.

Un pas qui m’a fait comprendre que … Oui … ce que j’avais vécu pendant le camp, dans le fond, je l’avais choisi !!!

Et cela, sans en avoir conscience.

Ce qui est le plus dur, du moins au début, c’est de prendre conscience de ces situations que nous créons malgré nous. C’est de prendre conscience que nous sommes dans notre vérité et que cette vérité ne tient pas la route ; l’illusion, le rêve, l’utopie, la colère intérieure sont souvent nos 4 roues motrices.

Un cheminement de croissance permet d’entrer dans ce qui constitue vraiment, réellement le cœur de notre vie.

Un travail personnel permet de découvrir comment nous nous sommes construits, parfois à côté de ce que nous sommes vraiment.

Ce qui nous arrive, ce que « nous subissons », souvent est le fruit du comment nous nous sommes construits. Nous créons, à notre insu, la situation dans laquelle nous nous débattons.

Je n’étais pas d’accord avec cette vision … je suis d’accord aujourd’hui. Je me suis créé bien des situations … cependant, chacune … m’a permis d’avancer dans ma vie.

Le déclic vient lorsque nous commençons à prendre conscience que nos schémas intérieurs ne sont peut-être pas aidants pour nous permettre de nous épanouir dans notre vie.

Si, en ce moment, vous vous reconnaissez dans mes lignes, ne pensez-vous pas qu’il serait temps que vous preniez un peu de recul pour commencer un travail personnel ?

Ne laissez pas les situations, les autres conduire votre vie.

Je vous parlais, dans mes articles précédents, du travail de résilience.

Certaines personnes commencent par ce travail, d’autres ont besoin de vivre un travail de croissance en amont, d’autres encore n’iront pas très loin sur l’un ou l’autre chemin et certaines n’auront besoin que d’un travail de croissance pour découvrir qui elles sont véritablement.

Le travail de croissance peut conduire à faire un travail de résilience et un travail de réalliance. Je vous en parlerais dans les prochains articles.

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Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt.

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