Travaillez à la cause et non sur les symptômes

Publié le par Madeleine Moreau

Travaillez à la cause et non sur les symptômes

Qu’est-ce qui vous gêne le plus lorsque vous faites face à une problématique ?

Très souvent, c’est sur les symptômes que vous allez travailler. La raison est simple : ce sont les conséquences qui se font le plus présente.

Exemple : Si vous attrapez la grippe (les campagnes de vaccination viennent de commencer), vous ressentez des douleurs à la gorge, à la tête. Ce sont des symptômes qui vous indiquent que vous avez la grippe. Les conséquences font que vous peinez à vous concentrer sur une tâche, vous avez du mal à dormir, vous gênez les personnes qui sont en proximité … Vous ne guérirez pas si vous prenez un sirop pour la gorge mais un médicament contre la grippe.

C’est la même chose en ce qui concerne les difficultés que vous pouvez rencontrer au niveau psychologique.

Ce qui nous gêne le plus, ce sont les symptômes.

Voyons cela de plus près.

Le symptôme de la déprime

Une déprime ce n’est pas une dépression.

Beaucoup de personnes ne font pas la distinction.

Des moments de déprime, nous en connaissons tous et toutes. Ils se manifestent lorsque nous n’en pouvons plus, lorsque la fatigue devient trop grande, lorsque les problèmes rencontrés prennent toute la place.

Si le symptôme n’est pas pris au sérieux dès le début, il peut conduire à une dépression plus ou moins sérieuse.

Pris au sérieux dès le début, et si vous travaillez à la cause, votre déprime sera traversée assez rapidement et ne laissera pas de séquelles.

Les signes avant-coureurs ne sont pas agréables :

  • Fatigue qui plombe vos efforts d’action
  • Pensées négatives
  • Maux de têtes, articulaires
  • Tristesse lancinante
  • Dérèglement du rythme nocturne
  • Non-envie d’agir dans le quotidien
  • Perte de l’appétit
  • Etc.

Ce sont les mêmes signes qu’un début de dépression. L’ampleur est toutefois différente.

Le désagrément ressenti suffit pour que vous vous précipitiez chez votre médecin et que celui-ci vous prescrive des médicaments destinés à soigner une dépression.

Mais, si vous ne venez de subir aucun traumatisme, - deuil – perte d’un emploi ou affective – maladie handicapante – changement important dans votre vie – harcèlement – épuisement professionnel  - et si il n’y a de raison apparente que vous soyez dans un tel état, il pourrait être intéressant de chercher la/les cause/s qui vous précipite dans la déprime.

Soigner la déprime sans médicaments

Donc, si vous ne venez de subir un traumatisme, si votre vie n’est pas chamboulée, sens dessus-dessous, si vous vous réveillez un matin avec le baromètre à zéro et sans aucune envie de poser le pied parterre, si la simple odeur d’un cornet de frites vous soulève le cœur, regardez si ce n’est pas un moment de déprime qui se présente.

Par contre, et c’est important de le redire, si vous venez de vivre un traumatisme, consultez votre médecin.

Voici quelques causes qui peuvent provoquer une déprime passagère :

  • Les changements de saison, principalement celles du printemps et de l’automne
  • Le stress mal géré
  • Un échec ayant des répercussions dans votre vie
  • Des travaux dans votre rue ou votre immeuble qui engendrent des perturbations sonores
  • Une épreuve traversée par une personne proche (fusion avec sa souffrance)
  • Le surmenage
  • Un traitement de longue durée
  • Le lâcher prise après un effort important et l’aboutissement qui conduit à la réussite
  • Le retour ou la reprise à la vie professionnelle

A première vue, il n’y a pas le feu, comme on dit chez nous. Pourtant, au niveau psychologique, ces raisons peuvent occasionner des moments de déprime.

Le changement de saison est sans doute celui qui est le plus observable car il touche 2 personnes sur 5.

Les autres sont plus difficiles à cerner. Avez-vous remarqué qu’elles touchent toutes une réalité très précise ?  « Le changement »

Vous pouvez les reprendre une à une … vous êtes face à un changement.

  • Le stress mal géré – quel est le facteur qui génère du stress ? Décoder ces facteurs de stress avant qu’il ne s’installe et vous précipite dans une dépression est une piste précieuse.
  • Un échec ayant des répercussions dans votre vie – tout le monde connaît des échecs. Mais, lorsque l’échec vous oblige à changer de perspective, à renoncer à un rêve ou une carrière, se remettre debout est très difficile. C’est en travaillant sur l’échec et sur les composantes qu’étaient vos aspirations, vos ressources, vos motivations, vos capacités que vous trouverez la force de continuer.
  • Des travaux dans votre rue ou votre immeuble qui engendrent des perturbations sonores – c’est une cause extérieure contre laquelle vous ne pouvez rien. Vous pouvez toujours protéger vos oreilles, mais la perturbation sonore vous tape sur les nerfs. Vous pouvez travailler sur l’acceptation, reconnaître que votre besoin de silence est perturbé et vous offrir des escapades dans un environnement plus propice à vos besoins.
  • Une épreuve traversée par une personne proche (fusion avec sa souffrance) – que ce soit l’un de vos enfants, un parent, un/e ami/e, qui traverse une épreuve, cela ne laisse pas votre sensibilité intacte. Une déprime survient souvent lorsque la souffrance vécue par l’autre est insupportable par la personne qui n’est qu’observatrice. On parle alors de fusion avec la souffrance – vous avez mal avec l’autre, à la place de l’autre – reste donc à travailler sur votre incapacité à prendre du recul face à ce que vit l’autre.
  • Le surmenage – cette sensation de devoir en faire toujours plus, de n’avoir plus une seule minute pour soi, à la longue, ce n’est plus supportable. L'impression que quelque chose vient de se casser en soi n’est pas une image erronée. Le problème, c’est que la déprime commence au moment de cette impression. Il y a des raisons souvent personnelles qui conduisent à vivre un surmenage. Voilà une piste qui peut vous aider …
  • Un traitement de longue durée – que ce soit à cause d’un diabète ou des crises rhumatismales, les traitements de longue durée peuvent provoquer des épisodes de déprimes pouvant conduire à une réelle dépression. Bien connaître la maladie ne suffit pas. Bien connaître votre corps et ses réactions face au traitement, aux médicaments est nécessaire.
  • Le lâcher prise après un effort important et l’aboutissement qui conduit à la réussite – voilà une cause très paradoxale : la réussite est au bout de l’effort et vous voilà dans une phase de déprime. Vos objectifs sont atteints, vous touchez la concrétisation de votre rêve. C’est du bonheur que vous devriez ressentir … mais, vous ressentez de la tristesse, de la nostalgie, du vide … vous déprimez grave … Ne courez pas chez votre médecin tout de suite. Vous venez de lâcher toute la pression d’un coup. Votre vie change d’un coup. Tous les efforts, l’attention que vous avez portée pendant des mois, voire des années n’existent plus. Prenez le temps de vous en remettre, d’accueillir vos émotions, de vous reposer avant de continuer à avancer dans votre nouvelle vie.
  • Le retour ou la reprise à la vie professionnelle – encore une cause paradoxale. Le changement d’un rythme à un autre occasionne souvent une phase de déprime. La peur du changement y est souvent pour quelque chose. Il peut y avoir d’autres éléments qui sont à découvrir, comme la confiance en soi, l’affirmation de soi, l’estime de soi et des autres. Même si le désir de retrouver une vie professionnelle est à 100%, ce qui se passe dans votre psyché ne vous laisse pas indifférent/e. Etre conscient/e de ce qui se passe en vous peut vous apporter les éléments nécessaires pour traverser la phase de déprime.

Il est possible de guérir d’une déprime sans avoir recours à des médicaments. Ceci à condition que vous preniez les symptômes dès le début et que vous vous attaquiez aux causes.

Il y a cependant un piège, celui de vouloir guérir en quelques heures. Il vous faudra quelques jours, quelques semaines pour retrouver votre élan naturel, pour que votre dynamisme intérieur retrouve toute sa force.

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Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt.

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