Se remettre debout et continuer d’avancer

Publié le par Madeleine Moreau

Dans mon travail de coach je suis souvent émerveillée de voir comment des personnes se remettent debout et continuent d’avancer dans leur vie.

Certaines situations sont tellement catastrophiques qu’il est normal de se demander comment un « retour à la normal » est possible.

Elles reprennent leur vie en main en ayant ce sentiment d’avoir tout perdu, perdu ce qui, auparavant, donnait du sens. 

Se remettre debout et continuer d’avancer

Un déclic : reconstruire

Un point commun les relie : elles ont demandé de l’aide et ont le désir de reconstruire leur vie. Elles veulent faire face au « désastre » qui s’est produit dans leur vie pour continuer à vivre, même si cela leur demande de passer par des deuils successifs.

Quand le monde s’écroule autour de soi

Il est courant d’entendre qu’une aide psychologique est nécessaire lorsque l’histoire de vie démarre difficilement, comprenez : lorsque l’enfant a souffert de certaines carences.

Ce n’est pas forcément le cas.

Une enfance heureuse, une vie qui démarre bien ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des épreuves difficiles qu’il faudra surmonter.

Il est illusoire de croire qu’il suffit d’être pleinement heureux pour éloigner les épreuves, de croire que seules les personnes qui ont appris à se battre peuvent faire face lorsqu’un problème les atteint, de véhiculer l’image qu’une enfance difficile ne permet pas de trouver un équilibre dans la vie.

Si cela était, ce serait beaucoup plus simple. Il suffirait de mettre en place des thérapies préventives !

Lorsque le monde s’écroule autour de soi, se produit un véritable raz de marée dans la vie de la personne qui le vit.

  • Une séparation affective, un divorce …
  • Une faillite, la perte d’un emploi, la fermeture d’une entreprise …
  • La mort de son enfant, l’annonce d’une maladie grave ou d’un handicap d’un enfant …
  • Un suicide d’une personne très proche (parent – enfant – adolescent – conjoint/e) …
  • Un handicap suite à un accident …

Lorsque cela se produit, c’est vraiment cette sensation du monde qui s’écroule que ressentent les personnes.

Leurs rêves, leurs espoirs volent en éclats en l’espace de quelques secondes.

L’onde de choc peut se faire ressentir durant des semaines, des mois, des années selon l’ampleur de la catastrophe.

Jusqu’au jour où il y a cette prise de conscience : il faut se remettre debout pour continuer d’avancer, il faut reconstruire sa vie.

Un processus à vivre

Avant que le monde ne s’écroule il y a une vie, celle qui a été choisie, celle qui est composée des rêves qui se sont réalisés ou pas, des projets qui sont en cours, d’un avenir qui, tout en étant subjectif, permet de voir loin devant.

Au moment où le monde s’écroule, tout disparaît. Le soleil ne brille plus même lorsque le ciel est bleu, les rêves qui se sont réalisés ressemblent à des volutes de fumée qui s’éloignent dans la nuit, les projets en cours semblent dérisoires et n’apportent plus l’envie de les concrétiser.

Après, ce qui est perçu, ce sont des gravats, des restes de quelque chose que l’on a connu, des souvenirs qui font mal, la colère, la souffrance qui s’engouffre dans tout le corps et maintient une paralysée dans l’envie de vivre quand même.

Il y a alors un sursaut. Il faut continuer. Il faut se remettre debout. Il faut reconstruire. Oui, mais comment ?

En vivant un processus de reconstruction.

Tout ce qui est décrit ci-dessus doit être repris : ce qui était avant, ce qui s’est produit, ce qui a été ressenti. Il faut s’approprier les faits, regarder le raz de marée en face, faire face à la souffrance qui est là.

Il faut apprendre à vivre autrement, à vivre avec ce qui a été perdu, avec ce qui ne sera plus jamais à l’écho de ses rêves, en établissant d’autres projets, en redonnant du sens à ce qui est et à ce qui n’est plus.

Parfois le début du processus va consister à réapprendre à cuisiner, à manger sainement, à retrouver un équilibre dans le repos. Les petits gestes du quotidien doivent à nouveau être apprivoisés.

D’autres fois, le début de processus va consister à retrouver une vie sociale, à reprendre contact avec des collègues de travail, à accepter des invitations à l’extérieur.

Un processus qui comporte un verbe : AGIR

  • Agir en tenant compte des forces, des limites qui sont là.
  • Agir et avancer sans brûler les étapes.
  • Agir en tenant compte du réel qui permet de ne pas s’enfoncer dans l’illusion du demain peut-être.

La vie reste ce qu’elle est : difficile à certains moments, douloureuse à d’autres. La reconstruction se fait lentement.

Le but est de se remettre debout et de continuer d’avancer tout en permettant que se produise une cicatrisation au cœur de ce qui a été perdu.

Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt. 

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