Et si vos faiblesses devenaient une force nouvelle ?

Publié le par Madeleine Moreau

Et si vos faiblesses devenaient une force nouvelle ?

C’est bien connu, nous nous servons, de manière générale, de nos points forts, de nos aspects dominants.

Dans notre vie personnelle, relationnelle, professionnelle, nous mettons en avant nos forces et tentons, autant que possible, de montrer nos faiblesses.

Et, ce qui, généralement vous piège, ce sont justement ces faiblesses qui apparaissent aux moments les moins opportuns.

Voici un exemple :

Une entreprise met sur pied une formation destinée à ses cadres. Son but : améliorer le contact direct avec les clients et ainsi fidéliser sa clientèle.

Les participants sont impatients de découvrir de nouveaux outils, d’améliorer leurs performances et s’attendent à vivre 2 jours où ils pourront remplir leurs réservoirs intellectuels. Il faut le reconnaître : faire des analyses, peser le pour et le contre, synthétiser des données, sont leurs points forts.

Arrivés dans la salle de cours, ils découvrent un environnement qui ne contient ni table, ni chaises, ni tablettes informatiques. Pas de café-croissant pour les accueillir, pas de petits fours et autres gourmandises pour faire passer le temps.

Sur le sol, des tapis de gymnastique, des ballons, des cerceaux, des foulards et autres objets.

Tous pensent que la direction leur a donné une fausse adresse.

L’un d’entre eux téléphone pour demander les bonnes coordonnées.

Ils se trouvent à la bonne adresse !

L’animateur arrive, à mi-chemin entre la stature d’un sportif de haut-niveau et le loubard qui traîne dans les rues.

Le contenu du séminaire est annoncé : remise en forme – créativité – jeux de rôle – repas à la brasserie d’à côté – transfert des points faibles dans leurs domaines respectifs.

Chaque participant est invité à laisser au vestiaire son costume et sa cravate de de revêtir la tenue de jogging offerte par la direction.

Vous souriez ?

Vous avez bien raison. La situation est pour le moins causasse si j’ose dire. Voilà des cadres bien formatés, dans leurs costumes tirés à quatre épingles sortis de leurs zones de confort.

Faisons, si vous le voulez bien, un retour dans votre quotidien.

Votre zone de confort : vos points forts

Pour commencer, dans quelle zone vous situez-vous ?

Physique ?

Mentale ?

Sociale ?

Spirituelle ?

D’une manière ou d’une autre, c’est autour de l’une de ces zones que vous construisez votre vie, que vous êtes le plus à l’aise.

Les autres zones sont un peu oubliées, vous vous y sentez peu à l’aise, vous ne vous sentez pas à votre place, vous faites tout ce qu’il faut pour ne pas vous y confronter.

Je vous rassure, nous sommes tous et toutes dans le même cas.

Cependant, toutes ces zones sont magnifiquement imbriquées dans notre personnalité. Elles interagissent selon les évènements, les situations que nous vivons. Inconsciemment, elles vous permettent de vous améliorer ou vous en empêchent si vous les ignorez.

Vos zones d’inconforts : vos points faibles

Dans le séminaire décrit ci-dessus, les participants sont invités à quitter leur zone mentale pour entrer dans des zones qu’ils ne connaissent pas ou très peu.  

Chacun situe sa zone de confort dans le mental, c’est-à-dire, dans son intelligence, sa capacité à analyser, à synthétiser, à comprendre des problèmes complexes. Chacun se sent responsable dans son domaine et met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs.

Exactement ce qu’il faut à l’entreprise me direz-vous. En effet, mieux vaut avoir un responsable « mental » qu’un responsable « spirituel » ou « physique » pour tenir à jour un bilan comptable ou pour remplir le cahier des achats.

Le problème peut survenir à partir du moment où le client fait partie de la zone « spirituelle », « sociale », « physique » et que celui-ci doit être rencontré dans sa zone de confort pour devenir un client fidèle.

Raison pour laquelle l’entreprise leur propose un séminaire où ils vont devoir travailler dans leurs zones d’inconfort.

Cela met en lumière l’importance de travailler un peu plus sur ce que nous ressentons comme des faiblesses : nos points faibles, nos zones d’inconfort.

Il est vrai que nous avons appris qu’il fallait, pour avancer et réussir, nous servir de nos points forts et ignorer nos faiblesses. Il est un fait, également, que nos réussites découlent plus souvent de nos forces que de nos faiblesses. Cependant, nos réussites pourraient être plus rapides si nous nous servions de nos points faibles pour les empêcher de se mettre au travers de nos forces.

En acceptant de nous aventurer dans nos zones d’inconfort et de les rendre plus confortables, nous avons toutes les chances de faire en sorte qu’elles deviennent plus confortables et nous permettent d’avancer dans un meilleur équilibre de vie.

Interaction de la zone de confort aux zones d’inconforts

Si vous privilégiez uniquement votre zone de confort, vous vous enfermez, d’une certaine manière, dans une bulle qui vous empêche de vous ouvrir à autre chose.

Vous êtes comme le boulanger qui pense qu’il n’a pas besoin du meunier pour faire son pain, comme le marin qui n’a pas besoin de connaître l’heure de marées pour rejoindre le port !

Bien sûr, c’est tout à fait possible de vivre ainsi.

Pour vous permettre d’aller plus loin dans la réflexion, laissez-moi vous partager comment mes zones d’inconfort m’ont permis de faire tout ce que je fais aujourd’hui :

Il fut un temps où ma zone de confort était spirituelle.

Mes points de repères, ma ligne de vie, mes convictions les plus profondes, mes actions, je les situais uniquement dans ce qui composait la spiritualité.

Il y avait une grille de lecture à laquelle je me référais lorsque je parlais de la vie, de ses valeurs ou lorsque j’appliquais certains principes.

Mes zones d’inconforts je les ressentais lorsque j’étais dans un environnement composé de personnes se vivant dans la zone mentale et physique.  

Inconfortable également, mais à une moindre mesure, la zone sociale, même si celle-ci me mettait régulièrement face à des problèmes relationnels.

Cela faisait de moi une personne rigide, intransigeante. Je ne pouvais adhérer à ce qui ne se trouvait pas dans ma grille de lecture.

Bien sûr, ce n’était pas tout noir ou tout blanc, j’avais une certaine capacité d’adaptation et je cachais bien mes faiblesses. (Je suis toujours étonnée de voir les ressources cachées qui m’aidaient à rebondir dans les situations délicates).

Mais j’avais faim et soif de vie, j’avais besoin de comprendre, d’avoir des réponses à mes questions existentielles.

Pour recevoir ma nourriture, il fallait que j’entre dans la zone mentale, ce qui voulait dire, pour moi, quitter ce que j’avais appris par cœur pour entrer dans un monde où j’allais découvrir ce que voulait dire avoir mon opinion personnelle.

La zone mentale a été une réelle aventure. J’ai découvert d’autres mondes, en particulier le secteur de la psychologie. Un tournant dans ma vie.

M’ouvrant à cette zone, travaillant un peu plus sur l’aspect intellectuel, j’ai commencé à faire des liens entre le monde spirituel et le monde scientifique.

La zone sociale n’était pas encore défrichée, du moins pas autant que je ne le pensais, et m’apportait bien des tracas. La tendance à me vivre dans un isolement devenait dangereuse, même si je me disais être une personne relationnelle.

Il fallait que je rencontre des personnes se vivant dans les 2 zones que je fréquentais pour m’ouvrir davantage à la vie.

Aujourd’hui, l’ouverture à ma zone sociale, même si elle est encore étroite, m’apporte un flux d’énergie et d’idées.

Il me reste la zone physique, celle qui est le plus à la traîne. Elle commence à me poser problème : problème de santé, de force physique (je n’ai plus 20 ans), d’équilibre de vie. Je sais que ce n’est pas un problème de sport ou d’endurance, c’est plus dirigé vers la capacité à bien répartir mes énergies, là où elles sont nécessaires, c’est-à-dire dans mes domaines d’action.

Les quatre zones sont rarement en équilibre, il y a souvent une ou deux zones qui sont à la traîne.

La raison en est simple : il y a toujours une zone qui est plus forte, c’est votre dominance, celle qui vous permet d’avancer.

L’important est de ne pas oublier qu’il y a en vous des zones plus faibles, que vous pouvez y travailler pour qu’elles deviennent plus fortes, pour que puisse se consolider en vous tous les aspects de votre personnalité.

Conclusion

Ce que vous pouvez faire si vous ressentez le besoin de travailler sur une de vos faiblesses :

  • La zone physique :

Vous pouvez améliorer votre alimentation, trouver l’équilibre alimentaire qui vous permettrait de prendre soin de votre énergie.

Vous pouvez trouver une activité sportive, prendre plus de temps pour vous oxygéner.

Vous pouvez rechercher un bon équilibre entre le travail, les loisirs et le repos.

  • La zone mentale :

Vous pouvez commencer à lire plus régulièrement.

Vous pouvez écouter de la musique.

Vous pouvez suivre des reportages, écouter des débats, aller à des conférences, tout ce qui vous permet de réfléchir plus profondément.

  • La zone sociale :

Vous pouvez participer à des rencontres de groupes : contemporains-es, associations, loisirs, etc … tout ce qui vous permet d’être en contact avec d’autres personnes.

  • La zone spirituelle :

Vous pouvez commencer à prendre au sérieux vos questions existentielles et trouver vos réponses.

Vous pouvez vous ouvrir à la nature, à ce qu’elle vous enseigne, au-delà des idées ancrées en vous.

Vous pouvez vous approcher des certains types de méditation.

Vous pouvez déployer votre capacité créatrice.

Vos faiblesses peuvent devenir une force demain, à vous de voir ce que vous désirez vraiment.

Je vous souhaite une très belle journée. A bientôt.  

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

En savoir plus sur le monde de vos émotions ?

Procurez-vous dès aujourd’hui le guide : La météo des émotions

Vous le trouverez en ligne, plus exactement ici : www.morebooks.de/store/fr/category/psychologie-pratique/33/6/cn,fr/16_by_title_ASC

Ou en passant par le lien suivant : www.editions-vie.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-639-82957-0/la-météo-des-émotions

 

Commenter cet article