Accepter ce qui meurt en nous

Publié le par Madeleine Moreau

Accepter ce qui meurt en nous

Dernièrement, lors d’une formation, une participante exprime sa difficulté à accepter qu’elle ne puisse plus faire certaines tâches. Elle dit : « Comment puis-je continuer à être bien puisque mes jambes ne me portent plus, ma vue baisse, je suis plus fatiguée, je ne supporte plus les longues soirées, je n’arrive plus à faire de longs trajets … Tout ce que j’avais, la vie me l’enlève ! »

C’est un fait, en vieillissant, nous perdons peu à peu cette vitalité qui caractérise la jeunesse.

Les limites qui viennent s’imposer avec l’âge sont visibles et elles peuvent être difficiles à accepter : c’est une mort de la vitalité, une naissance d’une autre manière de vivre.

Il y a dans nos vies de nombreux moments où nous faisons l’expérience de quelque chose qui meurt en nous, avec, presque toujours, une nouvelle naissance qui suit.

Ce n’est pas forcément de l’ordre physique, c’est également d’ordre psychologique, spirituel, relationnel.

Ce sont des étapes, des passages qui se présentent sur le chemin de nos vies, des bouleversements qui surviennent, des changements qui interviennent, des prises de conscience qui se font.

Pâques, un espace pour porter un regard sur la vie

Pâques est l’un des grands mystères dans la Chrétienté : le passage de la vie à la mort, de la mort à la Résurrection.

Que l’on soit croyant ou pas, nous sommes renvoyés à notre condition humaine, à ce que nous vivons au quotidien.

Pâques devient alors, non pas une fête, une commémoration inscrite dans une pratique religieuse, mais une clé de compréhension pour « illuminer » le sens que nous donnons à notre vie.

Attention, par ces lignes, je ne veux pas dire que nous devons nous identifier au Christ, à Dieu, aux Apôtres, ce serait du délire.

Nous pouvons, si nous avons reçu un enseignement chrétien, lire dans les Ecrits des similitudes avec notre vie, ces moments où nous faisons l’expérience de la trahison, du doute existentiel, des choix qui nous conduisent en dehors de nos valeurs, des idéaux que nous cherchons à atteindre, des jugements que nous portons sur autrui, des lâcher prise que nous devons faire, de la confiance que nous avons à donner, des moments d’espérance qui nous portent, etc.

Si nous n’avons pas reçu un enseignement chrétien et si Pâques n’est pour nous qu’une fête qui comporte des jours fériés, nous pouvons prendre un peu de temps pour porter notre regard sur notre sens existentiel, pour regarder comment nous nous relevons dans la souffrance, les épreuves, les difficultés et ce qui nous permet de relever.

Accepter ce qui meurt en nous

Ce n’est pas continuer de râler sur ce que nous perdons, de chercher des coupables, de nous morfondre et de nous vivre en victime.

C’est nous rendre à cette réalité que nous sommes des enfants de la vie, tout ce que nous avons, nous le recevons pour un temps. Nous ne pouvons pas conserver notre jeunesse, notre santé, nos biens matériels et immatériels, nos proches, nos amis, nos acquis, rien que pour nous.

Accepter, c’est aussi réussir à dire merci pour ce que nous avons reçu, ce qui nous a été donné, même si cela nous a été enlevé, car, si nous regardons bien, tout cela nous a aidé à grandir. Après, il nous reste à trouver à vivre avec la perte, à continuer à nous construire, et c’est en cela que nous pouvons voir toutes les « résurrections » qui se produisent dans nos vies.

Je vous souhaite une belle fête Pascale. A bientôt.  

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