Il faut que je me motive

Publié le par Madeleine Moreau

L’ hiver semble tirer sa révérence, le printemps s’installe et la renaissance de la nature devient comme un aimant cherchant à nous tirer de la léthargie passagère qui nous a tenue bien au chaud.

Cette sensation touche toutes les personnes qui sont frileuses, qui n’aiment pas affronter le vent glacial ou les étendues de brouillard, les courtes journées. Elle touche les non-sportifs, les sédentaires chroniques, les personnes un peu fragile.

La complaisance vécue dans le cocon chaleureux de son chez-soi devient inconfortable lorsque le chant des oiseaux éveille les sens avant le lever du soleil.

Il y a alors un mouvement intérieur qui invite à sortir.

Ce mouvement semble se faire tout seul, comme quelque chose de naturel.

Cependant, il n’est pas si naturel. Sans ressentir une motivation, il ne se passe rien.  

Celle-ci donne une impulsion à chacun de nos actes, même celle de se lever le matin, de s’habiller, de prendre son petit-déjeuner en pensant à ce que nous allons faire de notre journée.

Cette motivation, vous ne la ressentez pas, vous ne la contrôlez pas. Pourtant, elle est bien réelle et elle vous empêche de tomber dans une non-existence. Je sais, dit ainsi, cela semble un peu fou.

Qu’en est-il alors de ces actes qui vous demandent un véritable effort ? 

 

Il faut que je me motive

Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase : Il suffit d’avoir de la volonté !

La volonté est une chose. Si vous n’avez pas une motivation solide, une motivation qui vous pousse, la volonté risque fort de se dégonfler comme un ballon rempli d’hélium.

A présent, parlons un peu de la motivation consciente.

La motivation consciente

Il y a, en nous, une motivation inconsciente. C’est celle qui nous « maintient » dans le cycle de vie, comme : nous lever le matin, manger, boire, marcher.

La motivation consciente consiste à créer, au niveau de notre cerveau, la même alchimie, c’est-à-dire, de stimuler la partie cérébrale qui nous permet d’agir efficacement.

Prenons un exemple :

Depuis quelque temps, vous ressentez certains symptômes de fatigue, voir une lassitude qui s’amplifie.

Cela vous inquiète. Vous prenez rendez-vous chez votre médecin.

Celui-ci vous annonce que vous avez un taux de cholestérol trop élevé, vos artères se rétrécissent. Il vous prescrit quelques médicaments et vous invite à faire un peu plus d’exercices physiques, à faire attention à votre alimentation. D'une certaine manière, il vous dit que votre corps demande que vous fassiez un peu d’exercice.

Votre manière de vivre depuis des années s’est imprimée dans votre cerveau : déplacement jusqu’à votre lieu de travail en transport public, une profession qui fait que vous êtes assis-e pendant 7h, une pause déjeuner rapide qui consiste à avaler rapidement un sandwich, une pizza, un hamburger … retour à la maison en transport public, et le soir, votre divertissement consiste à vous étendre sur votre canapé.

Cette manière d’agir devient un véritable obstacle dans votre santé, et la changer ne peut se faire en un claquement de doigts.

Il faut donc commencer par déprogrammer les habitudes prises au fil des ans : déprogrammer votre parcours de déplacement lorsque vous vous rendez à votre travail, déprogrammer ce qui est confortable pour vous lorsque vous prenez votre pause déjeuner : cantine ou fast-food d’à côté, déprogrammer vos réflexes de fin de soirée.

Et programmer une nouvelle manière d’agir.

Vous l’avez sans doute deviné, si vous vous dites : bon, il faut que j’essaie de faire un peu plus d’exercice, il faut que je mange plus de légumes et de crudités, il faut que j’occupe autrement mes soirées, cela se fera, disons, la semaine qui suit votre décision, puis, les anciennes habitudes reprendrons leur place !

Cet exemple montre que la volonté, si elle n’est pas nourrie par une motivation consciente, risque de perdre sa force en quelques jours.

Voici comment programmer une nouvelle manière de vivre en vous appuyant sur une motivation consciente :

 La base de la motivation est la concordance de trois facteurs :

  • L’insatisfaction
  • Le désir de faire quelque chose pour changer
  • La valeur ajoutée

Commençons par l’insatisfaction. Découvrir que le taux de cholestérol est trop élevé,  que le cœur se fatigue, que les médicaments prescrit ne sont qu’une aide passagère, provoque une insatisfaction.

Vous avez envie d’être en bonne santé, vous ne l’êtes plus.

Cette insatisfaction vous permet de commencer à penser autrement : « je ne peux pas continuer comme ça – Il faut que je fasse quelque chose – Il faut que je me prenne en main … »

Il ne s’agit pas de trouver une compensation à l’insatisfaction, de faire l’autruche, mais d’agir dans le sens qui vous aidera à aller vers une situation plus satisfaisante. Vous passez alors au deuxième facteur : le désir de faire quelque chose pour changer la situation.

Ce désir de faire quelque chose est la source qui va nourrir votre motivation, autrement dit : la valeur ajoutée à vos nouvelles actions.

Vous pouvez définir cette valeur ajoutée ainsi :

  • Descendre une station de bus ou de métro avant ma destination habituelle, cela m’apportera quoi ? – 15mn de marche tranquille, 10mn de marche rapide. Qu’est-ce que je gagne ? Mon corps élimine mieux les toxines. - Cela me demande de changer quoi ? Partir 15mn avant pour le matin, être de retour 15mn plus tard en fin de journée. = je règle mon réveil plus tôt.
  • Me préparer un repas que je peux chauffer au micro-onde de la cantine … mêmes questions que ci-dessus et ce que cela vous demande comme nouvelle action.
  • Ne pas rester systématiquement sur mon canapé le soir … mêmes questions et perception de ce que vous pouvez entreprendre.
  • Votre motivation clairement affirmée : J’écoute mon corps et j’agis pour lui donner ce dont il a besoin car ma santé est une priorité dans ma vie.

Cette motivation, écrivez-là sur un papier que vous pourrez relire chaque matin, jusqu’au moment où votre manière de vivre aura changé sans que vous ayez le sentiment de faire des efforts.

Ces pistes, vous pouvez les transférer dans toutes les situations de vie où vous ressentez qu’il serait bon que vous changiez des habitudes, elles peuvent également être transférées dans les situations qui vous demandent de programmer quelque chose de nouveau.

Je vous souhaite un bon week-end. A bientôt. 

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

En savoir plus sur le monde de vos émotions ?

Procurez-vous dès aujourd’hui le guide : La météo des émotions

Vous le trouverez en ligne, plus exactement ici : www.morebooks.de/store/fr/category/psychologie-pratique/33/6/cn,fr/16_by_title_ASC

Ou en passant par le lien suivant : www.editions-vie.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-639-82957-0/la-météo-des-émotions

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article