La plus mauvaise attitude face à un problème : Fuir

Publié le par Madeleine Moreau

C’est le 4ème article le plus lu dans mon blog : Fuir face à un problème.

Je ne sais pas ce que les internautes recherchent. Est-ce pour comprendre la réaction des autres ou pour trouver comment ils peuvent se comporter face à un problème ? Il y a sans doute les deux.

Il est vrai que nous aimerions bien avoir une recette toute prête qui nous dirait comment nous devrions agir efficacement face à un problème, quel que soit sa gravité.

Des recettes, il n’y en a pas. Il y a seulement des prises de conscience que nous pouvons faire et qui vous nous aider à agir non pas en fuyant mais en faisant face.

Ces problèmes qui nous font grincer des dents

Lorsque tout va bien, lorsque tout nous semble en harmonie – en nous et autour de nous, lorsque nous avons un contrôle – sur les autres et sur ce que nous accomplissons, il n’y a pas de problèmes, ça roule. 

 

La plus mauvaise attitude face à un problème : Fuir

Suffit d’un grain de sable qui vient perturber cette sensation de tranquillité et c’est la catastrophe … du moins pour certaines personnes … car il y a toujours celles qui voient le grain de sable, l’enlève, prennent le temps de rétablir le courant et continuent leurs tâches.

Nous devrions faire partie de cette seconde catégorie. Pour cela, il faut que nous prenions conscience de la manière que nous adoptons face à ces grains de sable.

Quelques attitudes négatives

C’est beaucoup plus clair lorsqu’il y a un exemple. Prenons celui-ci : Votre conjoint/e réagit fortement à l’une de vos remarques et cela vous blesse dans votre ego. Vous ne comprenez pas, vous lui en voulez, vous revenez à la charge. La situation s’envenime. Vous perdez le dialogue, vous perdez votre calme. Vous commencez par penser que les choses s’arrangeront rapidement, mais cela ne s’arrange pas. Votre conjoint/e revient sur ce que vous lui avez dit, la tension ne fait que s’accentuer et le conflit n’est pas loin. Tout ce que vous détestez se met devant vous.

Il y a bel et bien un problème : un problème de couple.

Quelle est votre réaction ?

  • Vous vous dérobez dès que vous sentez le vent venir, c’est-à-dire, dès que l’autre essaie de revenir sur la discussion …
  • Vous vous voilez la face, dans le fond, vous n’avez dit que ce que vous pensiez, si il y a un problème, vous n’y êtes pour rien …
  • Vous faites l’autruche, après tout, ce n’est pas si grave, vos paroles n’étaient pas méchantes, ce n’est pas vous qui cherchez la bagarre, vous n’avez pas voulu être méchant/e … et puis, il n’y a pas de problèmes, l’autre est simplement susceptible … ce n’est pas grave …
  • Vous laissez s’échapper des paroles malheureuses : Ta réaction me fait penser à ta mère, à ton père – Tu réagis comme un gamin, une gamine …

Autant d’attitudes qui vous permettent de fuir face au problème.

Ces attitudes, pourtant, vous semblent bonnes. Vous n’aimez pas les tensions, vous détestez les conflits, et, surtout, vous ne supportez pas de vous remettre en question, de penser, ne serait-ce qu’une seconde, que si la situation s’est détériorées, que vous pourriez y être pour quelque chose.

Vous êtes alors face à un autre problème qui est d’une autre nature que la querelle d’amoureux.

Le grain de sable qui s’est déposé dans votre couple vient de se déplacer dans votre cœur. Celui-ci va générer d’autres conséquences :

  • Vous perdez le sommeil ou commencez à mal dormir. Dès que vous êtes couché/e, dans le silence de la nuit, vous repensez à ce qui se passe entre vous, vous ne savez pas comment rétablir la paix, vos pensées font des vagues et elles ne vont pas forcément dans le positif.
  • Vous digérez mal, comme si les aliments vous restaient sur l’estomac, ce qui n’est que le signe que la réaction de l’autre est difficile à digérer.
  • Vous ressentez tous les effets du stress. Dès que vous êtes dans un face à face, vous redoutez que l’autre revienne sur ce qui s’est passé, vous vous mettez sur la défensive, vous interprétez toutes ces paroles, tous ces gestes.

Nous pourrions penser que les conséquences ne vont se produire que dans votre vie de couple, que cela ne débordera pas sur votre vie relationnelle ou professionnelle. Ce n’est pas le cas.

  • Des difficultés peuvent apparaître dans vos relations. Etant donné que vous êtes dans la fuite, que vous refusez toute concession, vous ne savez pas comment être avec vos amis/es, vous ne voulez pas les mêler à ce qui ne regarde que vous, vous contrôlez votre état intérieur et cela s’en ressent.
  • Vous évitez tout contact avec vos collègues qui ont l’habitude de parler de leurs problèmes ou qui ont toujours les bons conseils au fond de leurs poches, vous craignez tout autant ceux et celles qui aiment étendre les ragots. Cette prise de distance va se ressentir dans la relation.
  • Petit à petit, vous vous repliez sur vous, refusez certaines invitations, ne communiquez plus que par l’essentiel.

Auriez-vous pensé qu’un aussi petit problème que celui-ci puisse avoir de telles conséquences ?

Vous vous retrouvez dans une position qui est le contraire du bonheur.

Arrêtez de fuir et faites face au problème

Vivre en adulte c’est se vivre en êtres responsables.

Dans l’exemple que je donne, il y a 2 responsables de la situation. Il y vous qui avez eu des paroles désobligeantes, même si c’était une vérité pour vous, et, il y a l’autre qui n’accepte pas ce que vous venez de dire.

Il y a vous qui vous sentez blessé par la réaction de l’autre et il y a l’autre qui se sent blessé/e, agressé/e par vos paroles.

C’est alors à chacun de faire un pas vers un dialogue constructif et c’est sans doute ce qui est le plus difficile … et, vous vous en doutez, le premier c’est vous.  

Trois pistes pour vous aider à faire le premier pas

  1. Cherchez au plus profond de vous ce que vous désirez vraiment. Vous désirez que la relation soit possible, que le dialogue revienne, que l’autre ne soit plus blessé ???
  2. Qu’êtes-vous prêt/e à perdre pour que le problème soit résolu. Il y a bien sûr votre fierté, votre ego, votre manière d’envoyer des vérités sans mettre de gants qu’il va falloir changer, à vous de voir en quoi vous devez progresser.
  3. A quoi est-ce que le fait de faire le 1er pas vous engage ? Il y a toujours un engagement de votre part à vivre. Bien sûr, vous pourriez répondre : Arrêter de nous prendre la tête pour une pacotille – L’engagement peut aussi être : Ne pas fuir à chaque fois que je ressens une tension mais regarder en face ce qui se passe.

A vous de trouver les formulations qui sont adaptées à chaque situation, à chaque problème.

Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt !

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