Se sentir fatigué/e du lever au coucher du soleil

Publié le par Madeleine Moreau

Depuis plusieurs mois, certains articles reviennent toujours dans les statistiques de ce blog.

Cela veut dire qu’ils rejoignent les interrogations les plus courantes, les sujets sur lesquels les internautes cherchent des réponses.

Alors, je me suis dit : « Pourquoi ne pas les reprendre ? »

Voici le premier :

 

Se sentir fatigué/e du lever au coucher du soleil

Se sentir fatigué/e sans qu’il puisse y avoir une raison, et cela du lever au coucher du soleil, avec des nuits qui n’apportent pas le repos tant espéré.

Cette fatigue, nous la connaissons tous et toutes à certains moments de notre vie.

Avant toute chose, il s’agit de s’assurer qu’elle n’a pas une cause médicale. On le sait, certains cancers, certaines carences graves, peuvent être détectés dans le symptôme de la fatigue.

Il y a également les causes psychologiques, qui sont à prendre au sérieux : si aucun diagnostic médical n’est posé. C’est de cette cause qu’il est question dans cet article.

Se sentir fatigué/e : les symptômes

Il y a une fatigue normale et il y a celle qui est « anormale ».

Par normale, je pense à tous ces moments où nous avons à traverser une difficulté, une épreuve, ces moments qui nous vident de nos énergies, ces moments où notre corps a besoin de récupérer après avoir été sollicité par un effort intense.

Anormale lorsque cette fatigue ne contient pas de raisons précises, lorsque après une bonne nuit, vous vous réveillez plus fatigué/e que la veille.

Lorsque vous n’avez plus goût à entreprendre quoi que ce soit, lorsque tout vous semble au-dessus de vos forces, lorsque votre moral est au plus bas ou encore lorsque vous ne supportez plus la moindre demande, alors nous pouvons poser le diagnostic d’une fatigue anormale.

Cette fatigue anormale a des conséquences dans votre vie et ils ne sont pas moindres. Pour prendre une image, c’est celle-ci qui me vient : Normalement, vous vous sentez être un aigle qui évolue sans difficultés dans le vent et voilà que vous vous sentez aussi lent qu’un paresseux qui ne parvient qu’avec peine à passer d’une branche à une autre.

Les conséquences sont :

  • Une sensation de n’avoir plus d’élan, même les plus petites choses vous paraissent solliciter de votre part un effort surhumain.
  • Vous vous sentez énervé/e et dans le même mouvement abattu/e, un rien vous agace.
  • Face à cette fatigue qui devient lancinante, vous ressentez une impuissance pour agir contre elle.
  • Vous pouvez aller jusqu’à refuser toute aide extérieure, vous savez, ce que vous disent vos amis/es : Ne reste pas comme ça, essaie de faire quelque chose, vient avec nous au ciné ou au restaurant, … ces invitations résonnent en vous comme des agressions.

Si les symptômes durent moins d’une semaine, nous pouvons parler d’un mauvais passage ou d’un passage à vide. S’ils s’installent plus longuement, alors c’est le moment de faire quelque chose, pour vous en premier lieu.

Détecter ce qui déclenche cette fatigue anormale

Tout d’abord, et cela me semble important d’y revenir : Assurez-vous que cette fatigue n’a pas de causes médicales.

Si elle est d’ordre psychologique et anormale, le pire que vous puissiez faire est : vous reposer.

Cela peut sembler aller à l’encontre de ce que vous ressentez.

Vous reposer et attendre que les forces vous reviennent, ne fait qu’empirer votre sensation de fatigue et elle peut devenir une réelle difficulté dans votre quotidien.

Pour expliquer ce phénomène, imaginez que votre dynamisme est un ressort que nous pourrions également nommer votre élan naturel. Ce ressort se détend, c’est-à-dire, qu’il ne provoque plus l’effet de pouvoir rebondir aux diverses sollicitations. Si vous agissez en vous reposant, il se détend encore plus et il vous sera de plus en plus difficile de lui redonner sa fonction première.

Votre fatigue a été déclenchée par quelque chose. Ce quelque chose a provoqué la détente de votre ressort.

Vous pouvez commencer une investigation en vous posant les questions suivantes :

  • Y a-t-il quelque chose qui est devenu trop pesant dans ma vie ? Quoi ?
  • Y a-t-il des frustrations que je n’arrive pas à surmonter ? A quoi est-ce dû ?
  • Est-ce que je vis des choses qui ne sont pas dans l’axe du sens que je veux donner à ma vie ? Quoi ?
  • Ma manière de vivre, en ce moment, correspond-elle à ce que je désire profondément ou suis-je pris/e dans un engrenage qui fait que je m’oublie et répond plus aux attentes des autres ?

Il y a sans doute une question qui vous rejoindra plus fortement.

Les choses trop pesantes : responsabilités qui agissent comme un presse-citron – demandes extérieures qui sont des grignoteuses d’énergies – questionnement existentiel qui survient après une épreuve ou une difficulté – difficultés relationnelles ou conflit/s non résolu/s – autant d’éléments possibles à la détente de votre dynamisme de vie.

Les frustrations : certaines frustrations sont à surmonter, surtout celles qui ne peuvent être comblées car la cause est extérieure à vous. D’autres sont le fruit qui provient de vos attentes, de vos besoins. Celles-ci ont une influence négative sur votre moral et peu à peu vous enlève l’envie de vous battre. Faites le clair en vous.

Ce qui n’est pas dans l’axe du sens de votre vie : l’être humain a besoin de sentir que ce qu’il fait, ce qu’il donne a du sens pour lui. Lorsque quelque chose va à l’encontre de ce sens peut survenir le : non-goût, la déception, une non-estime de soi, un manque de confiance, une lassitude grandissante.

Votre manière de vivre : celle-ci peut avoir une influence sur votre dynamisme. Si par exemple, vous accordez trop d’attention aux autres et si vous faites passer votre bien-être avant le vôtre, vous ne recevez plus la vitalisation nécessaire pour activer votre dynamisme intérieur. Votre psyché réagit : je donne, je donne, mais qu’est-ce que je reçois ?

Les réponses que vous donnerez mettront le doigt sur le problème que vous avez à résoudre, donc, vous conduira à agir, ce qui exclue votre envie de vous reposer en attendant que ça passe.

N’hésitez pas à demander de l’aide

Il peut s’avérer que vous ayez besoin de béquilles pour vous remettre en route, pour réparer ce ressort interne qui s’est détendu.

Une aide extérieure, une écoute attentive de ce que vous vivez est quelques fois nécessaire.

Le coaching de vie n’est pas une mauvaise chose pour traverser une fatigue anormale. Je vous propose d’y penser si vous vivez cette réalité.

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Publié dans Coaching

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