En finir avec la rancune qui freine votre liberté d’être

Publié le par Madeleine Moreau

En finir avec la rancune qui freine votre liberté d’être

Un article qui a suscité, au moment de son édition, bien des réactions et des questionnements, il fait également partie du top 10 des articles les plus lus sur mon blog.

La rancune est bien une émotion, un sentiment qui entrave plus spécialement le pardon et empêche de tourner la page pour vivre plus sereinement.

Ce qui n’est pas digéré reste à l’intérieur. Cette boule pleine d’aigreur qui monte depuis votre estomac, cette sensation que votre cœur est pris dans un étau, ces souvenirs qui ne quittent plus vos pensées, tout cela pourrait bien vous révéler une rancune tenace que vous gardez en vous.

La rancune

Les manifestations peuvent être diverses et s’accompagner de sensations différentes d’une personne à une autre.

En moi, par exemple, une des manifestations est : J’évite de me retrouver face à certaines personnes, certaines situations, je fais tout pour éviter la confrontation. Les sensations que je peux alors ressentir : Je ressens de la colère, pas forcément extériorisée, le plus souvent à l’intérieur de moi. Je peux également ressentir de la rage, de la tristesse ou du dépit.

Si je regarde de plus près ces manifestations et les sensations qui les accompagnent, je peux voir qu’il y a, sous-jacent, quelque chose qui ne passe pas, que je ne digère pas, qui m’empêche de passer à autre chose dans la relation ou dans la situation qui se présente.  

Origine et conséquences de la rancune

La racine se situe dans votre histoire, à un moment précis. (Pas forcément dans votre enfance)

Quelque chose ou quelqu’un vous a fait du mal. Ce peut être aussi un système, un environnement humain … Toujours est-il que vous avez été blessé/e au plus profond de votre être.

Cette blessure, n’est pas refermée et elle s’ouvre à tout moment. Elle s’accompagne de ce goût d’amertume que vous connaissez si bien.

Elle vous empêche de profiter du moment présent et de vous tourner vers ce qui vous est donné dans votre aujourd’hui.

Vous ressentez, consciemment ou non un besoin d’être entendu dans ce que vous avez alors vécu et ce que vous ressentez toujours.

Alors, vous revenez sans cesse sur cette histoire. Pour vous, c’est comme si vous vouliez dénoncer, vous faire entendre dans votre souffrance.

Vos amis, vos proches vous disent que c’est terrible ce que vous avez vécu. Vous ne les entendez pas.

Vous récoltez le contraire de ce que vous souhaitez, à savoir qu’ils ne vous entendent plus … ils connaissent la rengaine … ils ne font plus attention au « traumatisme » dont vous vous sentez victime.

Cette blessure se situe dans quelque chose qui reflète une qualité, une richesse, une potentialité qui vous constitue.

Aujourd’hui, parce qu’elle n’est pas encore refermée, elle vous empêche de vivre pleinement ce positif.

Vous vous enfermez dans ce passé …, vous restez prisonnier/ère de ce passé.

Vous n’acceptez pas, vous ne pouvez pas encore accepter ce qui a été et vous ne voulez qu’une chose, que justice soit faite.

Votre rancœur et la manière dont vous l’exprimez est, d’une certaine manière, une attitude que vous avez adopté pour ne pas l’oublier.

Mettre fin à la rancune

La rancœur ne va pas vous conduire à la mort mais à une difficulté de vivre le moment présent, de tourner la page et de vivre pleinement votre vie.

C’est le moment de vous mettre en chemin pour parvenir à tourner la page et choisir de vivre avec et malgré ce qui est arrivé il y a si longtemps.  

C’est le moment de vivre une démarche de « pardon ». De pardonner à la personne ou au système tout le mal qui vous a été fait.

Comment ?

  • Cette rancune que vous vivez, elle se situe où dans votre histoire ?
  • Qu’est-ce qui s’est passé ?
  • Pourquoi est-ce que ça vous fait encore si mal aujourd’hui ?

Le premier pas est de revenir d’une manière différente à la racine de la rancœur. Pas pour réactiver ce qui vous fait mal, mais pour prendre le temps de regarder et de conscientiser ce qui s’est passé.

Arrêtez d’en parler à chaque fois que l’occasion d’en parler avec vos proches ou vos amis.

Ils ne peuvent pas vous aider à guérir. Ils peuvent être compatissants un moment, mais après, vous leur « cassez » les oreilles.

Faites le pas pour en parler à un  professionnel qui saura vous aider à démêler tout ce qui s’est mélanger en vous au fil des ans et vous guidera vers une cicatrisation de la blessure. (Il restera toujours la marque de la blessure).  

La rancœur vous fait vivre une attitude que vous avez adoptée pour ne pas l’oublier.

  • Cette attitude, comment pourriez-vous la quitter ? Ce serait quoi pour vous que de vivre l’attitude inverse ?

Personne ne vous dit d’oublier ce qui s’est passé … vous pouvez par contre construire à partir de ce qui s’est produit.

Pardonner c’est commencer à vivre par-dessus. Par-dessus, cela veut dire en acceptant que soit inscrit dans votre sensibilité, dans votre corps une blessure réelle qui s’est cicatrisée.

C’est tourner la page sans renier ce qui a été. Vous pouvez commencer à vous mettre à la recherche des histoires de vie positives et à les relire pour activer le « flux sain » de vos pensées.

C’est vivre en choisissant d’être dans le moment présent et non pas prisonnier/ère du passé.

Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt !

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