Prendre une décision et commencer à douter : un piège à éviter

Publié le par Madeleine Moreau

La vie est ainsi faite que nous devons régulièrement prendre des décisions qui vont donner une impulsion à nos actions, dessiner le chemin sur lequel nous allons nous engager.

Nous ne prenons pas forcément des décisions qui nous arrangent ou qui nous sont proposées par les autres, souvent ce sont des décisions qui vont, d’une manière ou d’une autre, nous obliger à puiser dans nos ressources, à revoir notre manière de vivre, à changer plus ou moins radicalement la perception que nous pouvions voir précédemment.

Quelques exemples décisionnaires :

  • Changer de coiffure : passer du long au court – changer la couleur de ses cheveux
  • Décider d’aller à son travail en prenant les transports en commun et laisser la voiture au garage
  • Reprendre contact avec une ancienne connaissance
  • Orienter sa vie professionnelle dans un autre créneau
  • Rester ou quitter son compagnon, sa compagne
  • Accepter un engagement relationnel et affectif
  • Chercher un autre appartement
  • Prendre un chien ou un chat ou tout autre animal de compagnie
  • Commencer un cheminement personnel
  • Faire un régime
  • Accepter une demande qui exige un changement dans vos priorités
  • Etc

Ces quelques exemples vont de la réflexion la plus futile à des choix qui peuvent vous obliger à revoir votre plan de vie, votre destinée. 

 

Prendre une décision et commencer à douter : un piège à éviter

Cela peut vous paraître normal, pas si difficile, pourtant, dans chaque décision que vous prenez, un ennemi peut faire son apparition. Cet ennemi a un nom : le doute.

Un doute qu’il ne faut pas renvoyer illico d’où il vient, parce que, au début, il peut être un allié, un garde-fou.

Oui, je sais, c’est paradoxal ce que je vous dis.

Mais regardons de plus près : Au début, ce doute que vous sentez venir, peut être simplement une incertitude et ce n’est pas un mal en soi. Si nous agissons les yeux fermés dans tout ce que nous faisons, le risque est d’aller contre un mur, de nous casser la figure. L’incertitude, elle, nous permet de prendre un peu de recul, de porter une réflexion plus élargie pour pouvoir agir en toute conscience.

Le doute devient un ennemi lorsqu’il nous empêche d’agir lorsque notre réflexion est bien murie. C’est là qu’il faut le neutraliser, autrement, attention les dégâts !

Quel est le risque si vous le laisser s’installer ?

Je reprends quelques exemples :

  • Changer de coiffure : passer du long au court – changer la couleur de ses cheveux

Il y a longtemps que vous y pensez et vous vous sentez prête à faire le pas. Au dernier moment, lorsque la coiffeuse vous demande ce que vous désirez, vous lui dites : « Je pensais les couper, mais cela fait 20 ans que j’ai la même coupe, et puis, tout le monde a l’habitude de me voir ainsi … j’ai peur que cela ne m’aille pas, je ne suis plus sûre de vouloir les couper, je sais que cela ferait du bien à mes cheveux de retrouver un peu de vitalité … mais bon, je verrais la prochaine fois, pour le moment, faites-moi la coupe habituelle. »

Décider d’aller à son travail en prenant les transports en commun et laisser la voiture au garage

C’est une réflexion mûrement murie. Vous en avez marre d’être pris/e dans les bouchons, de perdre plus d’un quart d’heure à trouver une place de parc, de payer votre parcage, ce qui vous revient bien plus cher qu’un abonnement de transports. Au moment où vous prenez la décision de laisser la voiture au garage et le moment où vous choisissez de vous rendre à votre travail avec les moyens de transport, il se passe du temps, ce qui laisse de l’espace au doute pour s’installer : Est-ce vraiment une bonne chose que de prendre les transports en commun ? J’aurais moins de liberté et je vais devoir regarder les horaires, je ne pourrais plus partir ou arriver quand je veux … Après tout, je paie déjà mes assurances voitures, et puis, est-ce que je vais vraiment y gagner ? Je peux attendre l’hiver pour faire ça … Ce serait une bonne décision, mais je ne suis pas encore prêt/e à changer mes habitudes, etc … Résultat, à moins d’un impératif, vous risquez de vous rendre au travail en voiture jusqu’à la veille de votre retraite.

  • Prendre un chien ou un chat ou tout autre animal de compagnie

Cela fait des années que vous y pensez. Jusqu’à présent, il y a toujours eu quelque chose qui ne vous permettait pas d’avoir un animal de compagnie. Aujourd’hui, cela vous semble possible, mais vous ne savez pas si c’est un chien ou un chat qui vous conviendrait le mieux. Vous êtes attiré/e par l’un et par l’autre, il faut faire un choix. L’indécision peut vous permettre de prendre du recul et de ressentir ce que vous aimeriez vraiment. Le doute, s’il se met en place va agir autrement : « Un animal, cela veut dire que je devrais trouver quelqu’un lorsque je veux partir quelques jours – J’en ai envie, mais ce n’est pas encore le bon moment – Un animal c’est une chaîne qu’on se met tout seul – J’ai pu vivre sans jusqu’à maintenant, je peux continuer ainsi … Résultat, vous vivez sur l’envie, vous réfrénez vos besoins, vous ne passez pas à l’acte.

Combien de décisions n’avez-vous pas mises en pratique simplement parce que le doute s’est invité en vous ?

Le doute devient alors votre ennemi. Normalement, face à la décision, vous devriez ressentir de la confiance, avoir des sentiments positifs et c’est le contraire qui se passe, vous perdez votre confiance, vous commencez à ne plus vous sentir à la hauteur, vous avez des sentiments négatifs pour vous, pour la situation.

Couper le doute

C’est la seule option qui vous reste. Il n’y en a pas d’autres.

Tout ce qui vous percevez comme des inconvénients qui pourraient survenir si vous prenez la décision, c’est, d’une certaine manière, des scénarios négatifs que vous créez, et, vous les créez tellement bien qu’ils apparaissent comme réels.

Couper le doute c’est accepter de recevoir le meilleur avec le risque d’être déçu – Demander une coupe courte à la coiffeuse, c’est accepter que cela peut très bien vous aller, vous rajeunir, vous donner un coup de peps, avec le risque d’avoir une image inconnue de vous face au résultat, mais cela n’en vaut-il pas la peine ?

Chaque décision que vous prenez comporte des risques. Les résultats que vous atteignez peuvent être des échecs, encore qu’il n’y a pas d’échecs, mais simplement une expérience dont vous pouvez tirer des enseignements.

Lorsque le doute se fait ressentir, donnez-vous l’envie d’agir. Si votre décision est mûrement choisie, allez-y sans reculer. On le dit : « Mieux vaut prendre une mauvaise décision que de ne pas en prendre du tout. » Cela veut dire que si vous n’arrêtez pas de reculer, vous n’avancez pas, vous vous enfoncez dans un dilemme qui vous empêche de passer à l’acte.

Je vous souhaite un excellent week-end, à bientôt.

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

En savoir plus sur le monde de vos émotions ?

Procurez-vous dès aujourd’hui le guide : La météo des émotions

Vous le trouverez en ligne, plus exactement ici : www.morebooks.de/store/fr/category/psychologie-pratique/33/6/cn,fr/16_by_title_ASC

Ou en passant par le lien suivant : www.editions-vie.com/catalog/details//store/fr/book/978-3-639-82957-0/la-météo-des-émotions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article