Ce n’est pas encore les vacances et pourtant il est déjà question de la rentrée

Publié le par Madeleine Moreau

Ce n’est pas encore les vacances et pourtant il est déjà question de la rentrée

Le beau mois de juin … mois des examens, mois qui devrait être un plaisir pour tous les écoliers/ères, étudiants/es puisque les vacances approchent, et pourtant, c’est une période de stress pour tout le monde : profs et parents compris.

L’école n’a pas encore commencé pour les plus jeunes, ils commenceront au mois d’août, mais les parents viennent de recevoir les indications concernant leurs enfants, ont été convoqués pour une première réunion et s’apprêtent à faire face au changement de vie qui surviendra dès le mois d’août.

Ces « nouveaux » parents d’élèves espèrent que leur enfant apprendra les choses de la vie, c’est choses qu’ils n’ont pas forcément le temps de leur apprendre, ces choses qu’ils ont oublié … Ils pensent que l’école va être un supplément bienvenu dans l’éducation qu’ils apportent déjà.

A l’école, il y a des choses qu’on n’apprend pas

C’est une illusion que de croire que l’école, ou l’enseignement, va permettre aux futurs petits élèves d’apprendre les fondamentaux de la vie. Ce n’était pas vrai hier, ça l’est encore moins aujourd’hui.

Pour affirmer cela, il me suffit de regarder ceux qui vont quitter l’école à la fin du mois pour s’engager dans un apprentissage ou dans la vie professionnelle à la rentrée.

Ok, ils ont dans la tête les connaissances de bases, quelques connaissances essentielles qui vont leur permettre de se lancer dans la vie active. Cela ne veut pas dire qu’ils ont appris les règles fondamentales qui vont leur permettre de se sentir bien dans le monde des adultes, qui vont leur permettre de trouver leur place au milieu d’une société toujours plus difficile à comprendre.

Il y a des choses qu’ils ne vont apprendre que si leurs parents savent leur transmettre ces fondamentaux. En voici quelques-uns et la raison pour laquelle il est important que les parents puissent transmettre les bases :

  • Avoir une saine relation à l’argent – On le sait, l’argent ne tombe pas tout seul sur son compte en banque … les factures ne se paient pas toutes seules … l’équilibre financier ne se crée pas par magie …

C’est en apprenant à gérer les petits sous reçus à l’occasion des fêtes, des anniversaires que l’enfant apprend comment avoir une saine relation à l’argent.

  • Savoir s’entourer de personnes réelles – C’est l’inverse du monde virtuel. Les centaines d’amis et les milliers de « j’aime » qui défilent sur un écran ne constituent pas ce réseau humain qui est nécessaire pour franchir les étapes de la vie.

La confrontation dans un face à face, le partage des opinions différentes, la confiance et l’écoute que l’on reçoit de l’autre sont autant de piliers nécessaires pour se construire et construire sa vie.

  • Accepter les différences – Même si nos bouts ’chou sont dès le départ insérés dans un milieu où se côtoient des dizaines de nationalités, ils n’apprennent pas forcément à accepter les différences. Il y a un nivelage qui se produit à la base : Il /elle n’est pas comme moi, alors je le/la laisse à l’écart.

Une attitude similaire à l’approche de l’âge adulte peut créer des problèmes relationnels importants.

  • Collaborer avec les autres – Certains professeurs ont compris l’importance de la collaboration et incitent leurs élèves à créer des projets ensemble. D’autres ne font que se soucier des notes qu’ils donnent au fil des semaines. Si l’enfant n’apprend pas à collaborer avec les autres, à participer à des projets communs, il éprouvera de nombreuses difficultés à le faire au moment de l’apprentissage ou à l’entrée dans la vie active.

Savoir collaborer avec les autres est un atout essentiel pour avancer dans la vie, pour mettre en commun des savoirs, pour déléguer adroitement lorsque s’avère nécessaire.

  • Accepter ses limites – N’est bien perçu que celui qui gagne, celui qui sait ! Ne pas réussir dans ses études, avoir de mauvaises notations ferme les portes vers un avenir « brillant » … c’est encore la croyance qui est de mise aujourd’hui. Une croyance qui pousse les enfants à aller plus loin que leurs limites et surtout à ne pas les reconnaître et les accepter.

Bien sûr, il ne s’agit pas de banaliser ce qui peut apparaître comme une limite et se dire que ça n’a pas d’importance dans la vie. Il faut aider l’enfant à s’accepter avec sa limite et regarder comment l’aider à progresser en tenant compte de ses limites, l’aider à se servir de ses forces, de ses ressources pour avancer le plus loin possible avec sa/ses limite/s.

  • Avoir confiance en soi – Une ressource qui n’est pas innée, surtout si l’élève n’est pas dans les premiers de sa classe ou s’il est « un peu » différent des autres. Les enfants peuvent être, entre eux, « méchants » et « féroces » pour tenter d’éliminer les plus faibles.

C’est en reconnaissant leurs capacités, leurs qualités, leurs potentialités que les parents peuvent aider leur enfant à acquérir cette confiance en soi. Tout le monde n’est pas destiné à devenir un scientifique ou un chercheur, il y a tellement d’autres orientations qui sont possibles.

  • Savoir agir selon ses convictions – L’école, il faut bien le dire, est un réservoir extraordinaire pour « façonner » des hommes et des femmes conforment aux normes sociales, ceci sans toujours tenir compte des différences qui existent depuis toujours chez l’être humain.

La force des valeurs transmises, l’importance d’avoir des points de repères solides, la connaissance de ses origines sont autant d’éléments importants pour agir dans sa vie selon ses convictions.

  • Faire face à l’échec – Puisqu’il faut réussir, puisque ce n’est pas bien de redoubler, puisque tous les autres y arrivent, l’échec est devenu la chose qui ne doit pas exister dans la vie !

Des échecs, nous en avons tous et toutes dans notre vie : une décision qui vire au cauchemar, une mauvaise interprétation, une trop grande confiance en soi (image sur-positive de soi), une tendance à vouloir tout faire ou ne rien faire … autant d’éléments qui peuvent déboucher sur un échec, mais est-ce que cela a été la fin du monde pour vous ? En apprenant à faire face à l’échec, vous permettez à votre enfant d’apprendre à rebondir sans s’écrouler à la moindre difficulté.

Il y a bien d’autres exemples qui pourraient être nommés à la suite de cette liste.

En voyez-vous d’autres ? Je vous laisse la parole, la fenêtre des commentaires est là pour vous.

Si vous avez un enfant qui va commencer l’école, si vous avez un enfant qui est déjà à l’école, qu’aimeriez-vous que celle-ci lui apprenne ? La parole est à vous.

Je vous souhaite un beau début de semaine, à bientôt.

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