Papillonner ou porter son regard sur l’essentiel

Publié le par Madeleine Moreau

Papillonner ou porter son regard sur l’essentiel

Pour commencer, j’ai une petite question pour vous : « Connaissez-vous la durée de vie d’une abeille ? »

35 jours

C’est très court 35 jours. Un peu plus d’un mois pour aller jusqu’au bout de leur mission, jusqu’au bout de ce qui fait leur essentiel : nourrir leur reine et par la même occasion nous permettre de déguster une bonne tartine de miel le matin.

Notre durée de vie est beaucoup plus longue. Est-ce pour cette raison que nous pensons avoir le temps de faire ce qu’il faut pour construire quelque chose qui donnera du sens à notre vie ? (Lisez mon dernier article si vous ne l’avez pas fait).

Il y a quelques siècles, l’essentiel pour un homme était d’apporter la nourriture nécessaire pour sa famille, de construire une maison, d’apporter sa contribution à l’essor de la communauté à laquelle il appartenait. L’essentiel pour une femme était de mettre des enfants au monde, de les élever, de les éduquer, de créer une ambiance chaleureuse dans son foyer. Il s’agissait alors de survivre et de traverser de multiples obstacles.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas – du moins dans nos pays surdéveloppés – même s’il reste quelques obligations : trouver un travail, subvenir aux besoins, fonder une famille … et, il faut le reconnaître, pour certaines personnes, c’est la galère.

Pourquoi est-ce que je vous parle de ça aujourd’hui ?

Lorsque j’ai entendu ce reportage sur le monde des abeilles, lorsque j’ai entendu tout ce qu’elles avaient à accomplir en si peu de temps, j’ai fait un parallèle avec ma vie, avec notre vie d’être humain. Je n’ai pas réussi à m’empêcher de penser que nous étions des chanceux et que nous avions le temps de papillonner durant de longues années avant de porter notre regard sur l’essentiel.

Mais, qu’est-ce que l’essentiel ?

Il devient de plus en plus difficile de répondre à cette question. En fait, l’essentiel est différent pour chacun/e de nous. L’essentiel consiste à suivre le chemin qui donne du sens à notre vie, à la vie.

Encore faut-il que nous ayons découvert ce chemin. Raison pour laquelle, sans doute, nous passons tellement de temps à le chercher, à papillonner dans tous les sens en espérant qu’un jour il se découvre devant nos yeux.

Il faut dire que nous vivons dans un monde qui ne nous facilite pas la tâche. Il y a tellement de directions possibles et tellement de promesses qui ne cessent d’être en contradiction les unes avec les autres.

Tout est fait pour nous guider là où nous devrions aller, ce qui est très différent de là où nous aimerions aller. La preuve par ces quelques exemples :

  • La publicité omniprésente dès que vous regardez une émission télévisée : la beauté, la jeunesse, la force, le paraître, l’immortalité, la richesse …
  • Les fenêtres publicitaires lorsque vous surfez sur internet : comment gagner des millions sans lever le petit doigt, comment retrouver la confiance en vous en quelques leçons, comment investir durablement sans avoir au préalable de connaissances juridiques …
  • Le nouveau système (je devrais dire : les nouveaux) éducatifs scolaires : les parents délivrés de la corvée des devoirs à faire, les notes que se donnent eux-mêmes les élèves car il ne faut pas les traumatiser en soulignant leurs lacunes, les professeurs qui se contentent de donner leurs leçons sans pédagogie, la perte des valeurs et des points de repères dans notre ancrage originel …
  • Le monde professionnel qui favorise la rentabilité plus que la relation humaine : le but devenant à augmenter toujours plus le bénéfice et à acheter au meilleur prix les entreprises des petits artisans au détriment d’un travail bien fait, en sous-traitant dans des pays où le prix de la main d’œuvre est dérisoire …
  • Notre société de consommation : acheter toujours plus, jeter au plus vite, consommer tout azimut, acquérir les produits derniers cris, même si les anciens fonctionnent toujours …

Ce ne sont que quelques exemples. Personnellement, cela me donne froid dans le dos. Est-ce là que se trouve l’essentiel ? Pas étonnant alors que nous devenions des êtres papillonnants à la recherche d’un peu plus de sens.

Si l’on n’y prend pas garde, il devient facile de nous enfoncer, petit à petit, dans une espèce de survie (qui n’a rien à voir avec celle de nos ancêtres) et de ne plus savoir qu’il y a, en nous, un chemin qui pourrait nous conduire à notre essentiel.  

Il n’y a que vous qui pouvez découvrir ce chemin. Il n’y a que vous qui pouvait définir la route que vous désirez prendre. Il n’y a que vous qui pouvez définir les valeurs qcue vous désirez vivre.

Je vous invite à porter votre réflexion sur ces quelques questions :

  • A qui ou à quoi accordez-vous principalement votre attention ?
  • Quel est le pourcentage de votre temps que vous passez à papillonner dans des distractions extérieures et combien de temps passez-vous à vous focaliser sur les choses essentielles de votre vie ?
  • Qui ou quoi est devenu « envahisseur » dans votre vie au point de vous faire quitter le chemin du sens que vous aimeriez donner à votre vie ?
  • Y a-t-il une concordance entre ce que vous vivez (au niveau professionnel, relationnel, personnel) et ce qui est important à vos yeux ?

Faites l’exercice … moi je l’ai fait, et la conclusion est : Si j’étais une abeille, il me serait plus facile d’aller directement au but !

Je vous souhaite une bonne journée,  à bientôt.

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