Rester efficace quel que soit votre âge

Publié le par Madeleine Moreau

Il y a quelques jours, une amie me disait : « C’est dingue, il me semble que j’ai du temps devant moi, et, lorsque je regarde, je me rends compte que je n’arrive pas à terminer ce que j’ai commencé, pire, je me sens moins efficace que quand j’avais encore les enfants à la maison. »

Il est vrai que l’on est, objectivement, moins « efficace » à 60 ans qu’à 30 ans. Vous remarquerez que j’ai mis entre guillemets le mot efficace.

On croit, sans doute à tort, qu’être efficace c’est accomplir un maximum de tâches dans une durée bien déterminée. C’est un conditionnement reçu dès notre scolarité : Si tu veux avoir des bonnes notes, il te faut travailler – Fais tes devoirs, après tu pourras jouer – Range ta chambre si tu veux aller dormir chez ton copain – etc.

Inconsciemment un cliché se met en place : J’ai de bonnes notes = j’ai été efficace dans ma manière d’apprendre – J’ai fait mes devoirs avec efficacité et j’ai gagné 1 heure de plus pour jouer – Je voulais dormir chez mon copain, j’ai rangé ma chambre tout comme il faut !

Ce conditionnement s’est accru dans la vie professionnelle : il faut être productif (être efficace au travail) – Il ne faut pas baisser les bras et chercher à atteindre de nouvelles performances (efficacité dans l’action)

Efficacité également dans le sport : Entraînement suivi = efficacité du gagnant.

Efficacité dans sa vie personnelle : Rester le meilleur, la meilleure = allier vie personnelle, familiale, relationnelle, professionnelle. 

 

Rester efficace quel que soit votre âge

Ainsi, tout au long de notre vie nous répondons à une croyance : Il faut travailler dur pour réussir !

Quand les limites se font ressentir

Mon amie avance en âge … même si elle se sent encore très jeune … et elle veut rester aussi active qu’elle l’était lorsqu’elle travaillait, lorsqu’elle s’occupait de ses enfants.

Depuis son enfance elle a continué d’entretenir cette croyance : Je me dois de réussir tout ce que je fais, le repos c’est pour les paresseux, les bons à rien ! (sic)

Il lui est donc très difficile d’admettre qu’elle n’a plus toute l’énergie qu’elle avait à 30 ans, difficile d’accepter les quelques soucis de santé survenus ces dernières années.

Ce cas de figure, je le rencontre régulièrement chez les personnes qui sont plus âgées, qui ont 70, 80 ans. Elles ressentent de nouvelles limites et vivent difficilement le fait qu’elles ne peuvent plus tout faire comme avant.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, voici quelques pistes, toutes simples, qui vous permettront de rester efficaces tout en tenant compte de votre réalité.

Ecouter les besoins de repos

Avancer en âge amène un plus grand  besoin de repos – cela ne veut pas dire « se coucher avec les poules » - Mon amie s’occupe encore de son jardin potager, sans l’avoir réduit de surface. Lorsqu’est venu le moment de cueillir ses haricots, elle y a passé plusieurs jours, sans s’arrêter, parce que le boulot était là et qu’il fallait les nettoyer, les blanchir, les mettre en conditionnement avant le passage au congélateur et cela tout en gardant ses autres occupations. Résultat : elle était moulue de toute part le week-end venu !

Ecouter les besoins de repos c’est entendre les signaux d’alarme qui invite à s’arrêter un moment : le temps de boire un thé, un café ou une limonade, de s’asseoir et de lire le journal ou de regarder un jeu télévisé … des petites choses qui obligent à se poser pendant au moins 20mn … le mieux étant d’apprendre à faire des micro-siestes.

Ce n’est pas du gaspillage de temps, c’est juste prendre soin de ses énergies et rester en forme.

Si vous me dites que les journées ne sont pas extensibles et que le travail doit être fait, je ne vais pas vous contredire.

L’occasion de vous parler de la 2ème piste :

Savoir se mettre des priorités

Il est clair que mon amie ne pouvait pas laisser ses haricots flétrir. Il fallait les cueillir et en faire quelque chose.

Par contre, il lui aurait été tout à fait possible de se faire remplacer pour l’engagement bénévole qu’elle effectue dans un club de sport. Elle aurait pu dire à sa maman qu’elle ne passerait pas le mercredi après-midi avec elle. Elle aurait pu repousser son jour de lessive à la semaine suivante …

Mais cela ne lui est pas venu à l’esprit car tout restait prioritaire.

Savoir se mettre des priorités c’est savoir anticiper et détecter ce qui est urgent et ce qui est important.

Ce qui nous conduit à la 3ème piste

Limiter le nombre de choses à faire

Si, il y a quelques années il vous était aisé de courir dans tous les sens, d’honorer de nombreuses tâches et de jongler entre le four et le moulin, ce n’est peut-être plus le cas aujourd’hui.

Même s’il y a toujours quelque chose à faire – surtout quand on a une maison, une famille, des petits-enfants et des parents qui ont besoin de nous – il y a des choses que nous pouvons laisser de côté… par exemple : demander à un de ses enfants de tondre la pelouse … s’il n’y en a pas, demander à un voisin s’il serait d’accord de le faire …

Bon, tout le monde n’a pas une pelouse à faire, mais regardez bien dans votre réalité de vie, il y a sans doute des choses que vous continuez de faire et que vous pourriez déléguer ou demander à une tierce personne de l’exécuter pour vous … même si cela vous demande un sacrifice financier.

Je parlais de cela à une personne qui n’arrivait plus à faire ses fenêtres et elle a trouvé une jeune fille dans son immeuble qui vient une fois par saison.

Ce cas nous conduit directement à la 4ème piste

Oser demander de l’aide

C’est, je n’en doute pas, ce qui est le plus difficile à vivre, surtout si vous restez dans la position :Il faut, travailler dur pour réussir ou que vous désirez tout faire par vous-même.

Oser demander de l’aide ne veut pas dire que vous êtes bon/ne pour être mis/e sur la voie de garage. C’est simplement se rendre à une réalité de vie à laquelle vous peinez à vous rendre. 

Oser demander de l’aide ne veut pas dire que vous cherchez à profiter des autres pour « vous la couler douce ». Si vous demandez de l’aide, comme dans l’exemple ci-dessus, pour laver vos fenêtres, cela vous laisse plus d’espace pour nettoyer votre cuisinière ou votre salle de bains (chose que vous arrivez à faire seule) et cela vous permettra, une fois la tâche terminée, de vous sentir avoir été efficace dans la tâche que vous vous êtes attribué, tout en reconnaissant l’efficacité de la personne qui est venue laver vos vitres.

Entre nous, n’est-ce pas la meilleure récompense que vous pourriez vous donner ?

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