Ces cordes qui nous empêchent d’avancer

Publié le par Madeleine Moreau

Il arrive, dans notre vie, d’avoir ce sentiment de ne plus pouvoir avancer. C’est un peu comme si nous étions à la fin d’une route.

« Je suis arrivé/e jusque-là, je ne peux pas aller plus loin ! »

L’impression de tourner en rond, de faire du sur-place, de refaire toujours les mêmes choses, les mêmes erreurs, se répète jour après jour.

Si vous n’avez pas pour habitude d’analyser ce que vous ressentez dans le but de comprendre pourquoi vous vivez ces sentiments, vous penserez que c’est normal, que vous avez donné tout ce qui vous était possible, que vous êtes arrivé/e au bout de votre chemin de vie.

Même s’il y a encore des rêves, des projets que vous aimeriez mettre en œuvre, le fait de croire que la route ne va pas plus loin vous empêchera de les réaliser.

J’ai connu des personnes qui, un jour, ont décrété qu’elles ne « pouvaient plus » partir en vacance, qu’elles ne « pouvaient plus » prendre des engagements pour des soirées, qu’elles ne « pouvaient plus » conduire … Elles se sont également faites à l’idée que toutes ces nouveautés qui arrivaient dans la société n’étaient pas pour elles, qu’elles étaient très bien avec leur tourne-disque 33tours, avec leur téléphone mural, avec leur vieux canapé qui les laissait courbaturées à chaque fois qu’elles se levaient.   

Si vous pensez que ces personnes étaient du 4ème âge, (+ 80 ans), détrompez-vous, elles venaient juste de dépasser la cinquantaine, donc, même pas à la retraite !

Comment expliquer ce phénomène ?

Ces cordes qui nous empêchent d’avancer

Vous vous êtes, sans doute, déjà rendu dans un cirque ou un zoo, ou encore en Asie et vous avez vu des éléphants.

Avez-vous remarqué qu’ils restent sagement à leur place et qu’une corde toute fine reliée à un piquet suffit à les empêcher de partir ?

Ils étaient encore éléphanteaux, pleins de vie, de vivacité, lorsqu’ils ont été attachés. Au départ, la corde qui enserrait sa patte étaient épaisse, impossible à casser et ce n’était autour d’un simple piquet qu’était relié l’autre bout, mais un socle de plusieurs tonnes. L’éléphanteau ne pouvait pas se libérer et il a grandi avec cette entrave. Devenu adulte, il avait acquis cette certitude que tant que quelque chose entourait sa patte, il lui était impossible de s’enfuir.

C’est exactement la même chose pour nous, à la différence que nous ne sommes pas des éléphants !

Ce qui ne nous empêche pas d’avoir plusieurs cordes ou chaînes qui nous retiennent parce que posées dès notre enfance.

Essayez, si vous en avez envie et le temps, de lister tous les interdits que vous gardez depuis votre enfance. Je me suis prêtée au jeu et je peux vous dire qu’il y en a quelques-uns qui sont encore bien présents et qui risquent fort, si je ne m’en libère pas, si je ne m’affranchis pas de certains types d’esclavages, de croire que je suis arrivée au bout de ma route bien avant la fin de ma vie.

Conclusion

Si vous pensez que vous ne pouvez pas aller plus loin, que vous avez fait le tour des possibles, et cela peut se produire un domaine particulier, voire plusieurs – L’idée de faire une formation – Le projet d’un voyage - L’intérêt pour quelque chose de nouveau – Une nouvelle orientation professionnelle – etc. et que vous vous sentez « bloqué/e » pour aller plus loin, posez-vous la question : « Qu’est-ce qui me retient ? »

Ne vous contentez pas de mettre la faute sur votre âge, vos ennuis de santé, votre environnement … mais remontez aussi loin que cela vous est possible et plus particulièrement aux restrictions posées par l’éducation reçue. Des cordes peuvent avoir été posées par vos parents, vos professeurs, par des milieux (sociaux – spirituels), cherchez où elles se cachent et dénouez-les.

Ces cordes, au fil des années, ont créé un nœud dans votre mental et vous avez intégré les croyances qui s’y rattachent : « Ce n’est pas dans mes cordes – Je ne suis pas fait/e pour ça – Il ne faut pas, c’est pas sérieux – ça ne se fait pas à mon âge – Ce n’est pas permis – etc.

En vous libérant vous créez de l’espace en vous et, surtout, vous verrez que la route ne s’arrête pas et qu’un horizon se présente loin devant vous pour vous donner l’envie d’aller l’explorer.

Je vous souhaite une excellente journée. A bientôt.

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Mira 08/10/2015 11:59

Un ami de plus de 80 an me disait, même en ayant fait du développement personnel et l'analyse de bien des choses dans sa vie, qu'on n'a jamais fini d'apprendre et d'aller encore plus loin, vers encore plus d'épanouissement, de paix avec soi-même et de bonheur intérieur, c'est ce que je constate aussi dans ma vie et dans des contacts avec d'autres personnes qui approchent la fin de leur vie. Merci, Madeleine, et bonne journée!

Madeleine Moreau 13/10/2015 08:58

Bonjour Mira,
Oui, c'est vrai, on apprend toujours et je pense que cela se poursuivra jusqu'à la fin ... et qui sait ... un peu plus loin. Bonne journée
Madeleine