Votre cas n’est pas unique

Publié le par Madeleine Moreau

« J’aimerais bien faire un voyage organisé, cela me fait envie à chaque fois que je vois une offre dans le journal. C’est vrai, je laisse passer les occasions tout simplement parce, le fait d’être seule, fait monter en moi une angoisse terrible : tout le monde verra que je suis seule ! »

« Quoi, tu vas manger toute seule au restaurant ? Mais, ce serait affreux pour moi de sentir tous les regards se tourner vers moi, encore pire de penser que les hommes qui sont présents pourraient penser que je suis là pour eux ! »

« J’ai eu la honte de ma vie. Je suis sorti d’un entretien qui s’est mal passé. Dans le bus, je n’ai pas pu empêcher les larmes de couler. Tout le monde me regardait … un homme qui sanglote ! »

Votre cas n’est pas unique

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ce sentiment que nous vivons tous et toutes à certains moments de notre vie : le sentiment que nous sommes la cible de tous les regards.

Inconsciemment, la majorité des êtres humains ont peur du regard des autres. Dès que quelqu’un les regardent, ils se sentent mal dans leur peau, ne savent plus comment se tenir, fuient le regard posé sur eux. Ce qui est très paradoxal, car ils désirent également capter le regard d’inconnus, se sentir attirants/es, avoir cette sensation d’être charismatiques. – Ce phénomène est très flagrant dans les transports en public aux moments des heures de pointes.

Un phénomène qui se reproduit dans d’autres circonstances :

Je me souviens d’une situation. J’étais vraiment pas bien. Pour me changer les idées, pour ne pas laisser la tristesse m’envahir, je me suis rendue dans le restaurant d’un supermarché. J’ai pris un café, me suis assise. Je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler.

J’ai alors eu cette sensation très inconfortable que tout le monde me regardait bizarrement. En même temps, tout au fond de moi, je souhaitais croiser le regard d’une personne proche qui aurait eu la même envie que moi : s’arrêter pour boire un café. Mais, il n’y avait personne que je connaissais. Juste cette sensation d’être nue au milieu de tout le monde avec, tout au fond de moi, le besoin complétement fou que quelqu’un vienne me consoler.

En plus, il me semblait être la seule à être triste, tout simplement parce que, autour de moi, les gens parlaient, riaient, souriaient ou étaient totalement indifférent à ma détresse.

Je me sentais être la seule à vivre un moment difficile et qu’il n’y aurait jamais personne qui pourrait ressentir ce que je ressentais à ce moment-là.

Ce phénomène, vous pouvez le vivre dans de multiples situations :

  • Lorsque quelqu’un émet une critique vous concernant au sein d’un groupe
  • Lorsque vous venez d’apprendre une mauvaise nouvelle.
  • Lorsque les gendarmes vous arrêtent pour un contrôle d’identité.
  • Lorsque sonne l’alarme du magasin alors que vous n’avez rien chapardé.
  • Lorsque vous sortez d’un entretien qui s’est mal déroulé.
  • Lorsque vous êtes au centre des félicitations.
  • Lorsque vous laissez votre joie éclater en public.

Oui, dans des situations « négatives » comme dans des situations « positives ».

Vous pensez alors : ça n’arrive qu’à moi ce genre de truc !

Conclusion

Lorsque vous pensez qu’il n’y a personne qui vive ce que vous vivez, vous vous trompez.

Vous vous trompez car vous ne savez pas ce qui vit la personne qui est devant vous, celle qui est à votre droite ou à votre gauche. C’est d’autant plus vrai si vous ne les connaissez pas.

Vous vous trompez car ce que vous prenez pour un regard insistant posé sur vous n’est, souvent, qu’un regard posé sur le vide. Si la personne était interpellée à ce moment-là et qu’on lui demande de vous décrire, elle en serait incapable. (9X sur 10) … car il est bien possible, qu’une personne se soit rapprochée de vous par son regard, mais ne sachant pas ce que vous vivez n’est pas venue vous tendre la main.

Lorsque vous pensez que vous êtes un cas unique, vous pensez faux.

Si vous pensez que telle ou telle personne a plus de chance que vous, dans les faits, vous n’en savez rien. Les apparences peuvent être trompeuses.

Si vous pensez que vous attirez tous les ennuis du monde et que les autres parviennent à attirer la chance, vous n’êtes plus objectif/ve et vous ne voyez pas que vous attirez ce que vous redoutez.

Si vous pensez qu’il n’y a que vous à vous sentir timide, en manque de confiance, esseulé/e, triste, en déprime, etc., ou encore à subir telle ou telle épreuve, objectivement, n’y a-t-il que vous à être comme ça dans le monde ?

La prochaine fois que cela vous arrive, dites-vous que vous partagez les mêmes sentiments que des centaines, des milliers, des milliards d’autres personnes.

Cela peut vous aider à vous distancer du ressenti qui est présent.

Je vous souhaite une excellente journée. A bientôt.

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