Le sculpteur invisible

Publié le par Madeleine Moreau

Le sculpteur invisible

14 décembre 2015

Il travaille dès que la température descend au-dessous de zéro.

Patiemment il recueille chaque gouttelette qui est en suspension dans l’air froid. Sans outils, il se sert de ce que la nature lui offre : quelques brins d’herbe, un fil de pêcheur oublié, les ramures d’un arbuste, un galet ou l’assise d’un banc deviennent son chevalet. Pour les formes il fait confiance au vent, sachant que si celui-ci est calme, ses créations seront fines et allongées. Si le vent est fort à violent, ses sculptures seront plus denses.

Il sait que ce qu’il laisse au petit matin ne restera que quelques heures. Son travail disparaîtra dès que le soleil les effleurera.

Il faut savoir porter son regard sur les petites merveilles que façonne, temporairement, la nature. Ce sont les fleurs de l’hiver. Des fleurs que nous ne pouvons couper.

Dans ma vie aussi, il y a des créations éphémères.

Un moment de nostalgie, un moment de tristesse peuvent se transformer en quelque chose de fragile qui ne dure que quelques instants.

Des transformations qui peuvent nettoyer le regard et le cœur, traverser la sensibilité pour redonner au sourire toute sa douceur.

C’est sans doute pour cela que je ne crains pas ces petits moments de blues. Ce qui est passager est nécessaire à mon humanité, tout comme le gel est nécessaire à la nature.

C’est ce que je vous souhaite de découvrir dans votre vie.

A demain.

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