L’effet balancier

Publié le par Madeleine Moreau

Danielle n’arrivait pas à « exister » au sein d’un groupe. Elle restait à l’écart, attendait qu’on la sollicite, craignait sans cesse de prendre trop de place lorsqu’elle osait prendre la parole … Elle a entrepris un travail pour trouver plus de confiance en elle … Petit à petit, elle a commencé à « exister ». Timidement au début, puis, de plus en plus, au point qu’on ne voyait plus qu’elle. Elle s’est mise à trop « exister ».

Marie-Claude s’occupait énormément des autres, pas seulement de ses proches, mais de toute personne qui lui semblait ne pas être heureuse. Elle se sentait responsable du bonheur de tout le monde … Jusqu’au jour où elle a senti qu’elle vivait un décalage, qu’elle ne parvenait plus à penser à elle … Un changement s’est alors opéré en elle. Petit à petit, elle est devenue distante, elle devenait plus froide dans ses relations, elle s’isolait un peu plus, ce qui l’a conduite à quitter l’un après l’autre ses multiples engagements.

Philippe se fichait de son apparence. Il n’était pas rare de le croiser avec une barbe de 3 jours, de le voir avec des jeans râpés, des vestes rapiécées, des baskets qui semblaient dire adieu aux semelles. … Une rencontre féminine a changé radicalement son apparence … Il est devenu un consommateur assidu des saunas et des magasins. Chaque semaine il s’offrait une nouvelle tenue et le coiffeur du quartier s’est occupé de ses cheveux chaque quinzaine. 

 

L’effet balancier

C’est, pour ces cas, ce que je nomme l’effet balancier

C’est un mouvement que j’observe régulièrement chez mes clients/es, que j’ai également observé en moi.

Nous pouvons vivre un certain temps dans un trop ou dans un moins, l’inconfort n’est pas marqué, jusqu’au jour où ça devient vraiment inconfortable, un peu comme si on se mettait à perdre l’équilibre.

Ce qui se passe alors peut paraître complètement fou. Du trop on passe au moins, du moins on passe au trop. Autrement dit, on passe d’un extrême à un autre.

Une phase tout à fait normale

Aussi déstabilisant que cela puisse être, cette phase est tout à fait normale.

Si vous donnez un petit coup sur un pendule, celui-ci partira à droite, puis à gauche, repassera à droite sans aller aussi loin, reviendra à gauche, et continuera d’osciller jusqu’au moment où il se stabilisera au centre.

C’est ce mouvement qui se produit en nous lorsque nous quittons un trop ou un moins pour parvenir à nous recentrer.

C’est ce mouvement qui se produit chez Danielle, Marie-Claude, Philippe. Un passage d’un manque à un trop, du trop au manque, jusqu’au moment où le juste milieu sera atteint.  

Ne pas se juger

Le risque de se juger lorsque nous vivons cet effet balancier est très fort : « Moi qui était si dévouée, comment est-il possible que je n’arrive plus à m’occuper des autres ? », « Moi qui était tellement porté sur les économies et le non intérêt du paraître, comment en suis-je arrivé à dépenser plus qu’il ne faut pour des fringues et mon paraître ? », Moi qui faisait si attention à ne pas faire d’ombre, pourquoi est-ce que je ne supporte d’être laissée de côté ? » …

Vous pouvez vous observer si vous êtes, en ce moment, dans un effet balancier. Vous observer sans porter le moindre jugement sur ce que vous vivez.

Ce mouvement d’effet balancier est normal.

En conclusion

Tant que vous ne sentez pas d’inconfort à vivre les choses, vous ne pouvez pas être dans un effet balancier. Vous pouvez, au pire, rester coincé des lustres dans une manière de vivre, comme si le pendule était soudé à une place précise. Une torsion, un coup dur, un évènement qui survient, et le pendule peut se détacher, vous précipitant ainsi dans un effet balancier.

Lorsque vous ressentez un inconfort, qui peut être très minime, que vous cherchez à trouver une position plus confortable, vous actionnez le pendule et il commencera à osciller à droite et à gauche.

C’est le mouvement de la vie, c’est le mouvement de la marche. C’est réjouissant, vous ne trouvez pas ?

A bientôt.  

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