Quand le regard de l’autre vous parle

Publié le par Madeleine Moreau

Quand le regard de l’autre vous parle

Il y a regard et regard. S’il est important de suivre le regard lorsque vous désirez traverser une rue ou si vous êtes au volant, important de recevoir un regard qui agit comme une onde bienveillante, il y a également les regards qui vous déshabillent, les regards qui vous transpercent, les regards qui agissent comme des poignards.

Il y a, dans le même domaine, l’intention que vous donnez au regard de l’autre : Un regard trop insistant peut vous déstabiliser et vous faire perdre vos moyens, la confiance que vous avez en vous. Un regard fuyant peut vous faire ressentir que vous ne valez rien. Un regard larmoyant peut vous donner envie de tourner les talons …

Sans en avoir conscience, nous sommes tous et toutes, à certains moments, influencés par le regard de quelqu’un.

Le regard est un langage non verbal

Avez-vous déjà fait l’expérience de communiquer presque exclusivement par le regard en ayant conscience des ondes que vous désirez envoyer ?

Cela peut paraître un jeu, les amoureux s’en servent pour capter le regard de l’autre. Plus qu’un jeu, cela peut devenir une force ou une faiblesse.

Laissez-moi vous expliquer.

  • Supposons que vous êtes face à une personne quelque peu autoritaire. Vous avez des problèmes avec l’autorité. Lorsqu’une personne autoritaire vous regarde, son autorité s’en ressent dans son regard. Elle vous donne l’impression de « redevenir » un petit enfant, de ne pas savoir réagir ou vous affirmer. Vous n’arrivez pas à lui dire non ou à émettre votre pensée.
  • Supposons que vous êtes face à une personne qui ressent de la colère – à cause d’une situation ou face à vous – son regard vous donne envie de chanter la chanson « Elle a les yeux revolvers ». Vous ne savez quelle contenance prendre, vous fuyez le regard, vous cherchez une échappatoire, vous vous sentez dans vos petits souliers. Vous n’arrivez pas à soutenir le regard.
  • Supposons que vous êtes face à une personne bienveillante, qui vous rejoint au plus profond de vous, qui porte dans son regard toute sa tendresse, son amour pour vous. Vous avez envie de vous noyer dans ce regard, de vous « perdre » dans ce regard.
  • Supposons que vous êtes face à un petit enfant – je dis bien « petit » - qui vous regarde avec ses grands yeux, simplement parce qu’il vous découvre. Vous vous sentez désemparé car vous ne savez pas ce que ce petit enfant exprime. Vous vous sentez gêné/e car vous ne savez pas comment répondre. Vous vous sentez tout nu, toute nue et en même temps enveloppé par quelque chose qui vous fait du bien.

Au-delà de ces suppositions, vous découvrez des regards qui « tuent » et des regards qui « régénèrent ».

Que pouvez-vous faire face à un regard qui tue

Il peut vous sembler que le meilleur à faire et d’éviter ou de fuir ce genre de regard.

N’est-ce pas d’ailleurs un réflexe que vous adoptez ?

En agissant ainsi, vous envoyez un message « non verbal » à la personne et lui donnez le droit de vous regarder ainsi. Autrement dit, vous lui donnez le pouvoir d’avoir une influence négative sur vous.

Vos réactions face à certains regards traduisent ce que vous ressentez au fond de vous-même. Si, comme dans la supposition faite ci-dessus, vous craignez l’autorité, vous la voyez dans le regard de votre supérieur et votre supérieur la détecte dans le vôtre. A partir de là, vous donnez à la personne qui exerce une autorité et qui aime en « abuser », le droit ou le pouvoir de l’exercer sur vous. Régler ce problème en vous vous donnera les clés pour communiquer visuellement autrement.

Cette piste d’introspection, vous pouvez la prendre si vous avez peur du jugement des autres – si vous n’avez pas confiance en vos capacités – si vous vous sentez ne pas être à la hauteur ou différent/e des autres …  

Et si le regard ne touche pas un problème qui viendrait de vous ?

Il y a des regards qui peuvent être « assassins », « tuants », sans que vous ayez quoi que ce soit à vous reprocher.

Cela peut être le regard de quelqu’un qui a la haine en lui, qui en veut au monde entier et qui vous regarde avec ce désir de vous voir disparaître de sa vue.

Il peut également se produire que l’autre adopte un regard qui ne vous concerne pas, mais vous lui rappelez, par votre physique, votre voix, vos gestes, une personne envers qui les pensées sont loin d’être positives. Il y a, à votre encontre, un transfert des émotions qui le traversent et vous recevez les foudres adressées à un autre.

Il y a aussi les réalités de vie qui peuvent interférer avec ce que l’autre aimerait transmettre dans son regard et ce qu’il transmet véritablement. La colère non digérée en est un exemple.

Il y a, enfin, autour de vous, des personnes qui n’ont pas du tout envie d’être gentilles avec vous, qui ne vous portent pas en sympathie, qui ne souhaitent pas vous voir sur leur chemin … et là, vous n’y pouvez rien, juste accepter que ce soit comme ça.

Pour conclure

Nous venons de voir ce que peut produire le regard de l’autre sur soi.

Nous sommes également le regard que nous portons sur l’autre. Notre regard peut aussi « tuer » l’autre, l’encourager ou le décourager, l’élever ou le rabaisser, le reconnaître ou le renier, etc.

Devenir conscient du regard que nous portons est une porte pour aller vers une communication authentique. Qu’en pensez-vous ?

A bientôt.

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