Ne pas se laisser envahir par des pensées envahissantes

Publié le par Madeleine Moreau

Mardi était un jour férié dans mon canton. L’occasion de faire une virée « dans le bas » en famille. Dans le bas, cela veut dire, pour nous, partir à la rencontre du printemps, profiter du soleil qui devient plus chaud.

Je venais de recevoir une nouvelle peu agréable – voir mon dernier article – et, c’est vrai, mes pensées étaient un peu envahissantes.

Il y a eu ce moment extraordinaire où je montrais un parterre plein de perce-neige à mon petit-fils. Il m’a dit : « Il y en a beaucoup, 14, non, des milliers ». Concrètement, il y devait y en avoir quelques dizaines.

Intérieurement, je me suis dit : « Comme dans la vie, quand quelque chose arrête notre regard, on peut voir petit ou très grand, très large ».

Comme j’étais dans des pensées qui envahissaient ma sensibilité, la remarque de mon petit-fils m’a permis de les lâcher en bonne partie. Il me donnait, aussi, le thème de mes articles, celui d’hier, celui d’aujourd’hui.

Quand les pensées prennent l’ascenseur

Comme beaucoup, il m’arrive de passer par des moments difficiles, moments de tristesse, de doute. Tout le monde connaît ces pensées envahissantes au moment d’une séparation, d’un changement important dans la vie, lors d’un conflit, etc.

Le mental part au quart de tour, plein de choses, souvent contradictoires, parfois totalement hors du réel prend le relais de notre sensibilité touchée au vif. 

Ne pas se laisser envahir par des pensées envahissantes

Les pensées s’accrochent désespérément à nous, tournent en boucle, les films imaginaires s’incrustent dans notre tête, la sensation de ne pas parvenir à s’en sortir n’aide pas à retrouver la paix.

Résultat, on rejoue la scène, on rejoue ce qui a déclenché le tourbillon de nos pensées. On n’arrête pas de se poser des questions, de chercher une solution au comment on aurait pu faire autrement …

Une distraction peut survenir, pour quelques minutes, quelques heures, ouf ; on pense à autre chose. Et, soudain, sans qu’on n’y prenne garde, les pensées reviennent, plus forte qu’avant. On recommence à ne penser qu’à ce qui est arrivé.

Alors, on essaye, tant bien que mal, de se changer les idées, de ne pas s’accrocher, de détourner notre attention et nos pensées, rien n’y fait. Plus nous tentons de résister, plus cela prend de la densité, c’est comme ça.

Nos pensées envahissantes sont la vibration de nos émotions

Cela vous étonne de lire cela ?

Supposons que vous vous soyez « brouillé » avec quelqu’un de proche. Cette « dispute » provoque quelque chose en vous, vous n’êtes pas bien, vous pouvez être en colère contre l’autre ou contre vous, vous pouvez vous sentir coupable de ne pas avoir trouvé les mots, vous pouvez vous sentir trahi/e, vous pouvez ressentir de la tristesse, etc … autant d’émotions qui se chevauchent. Ces émotions, tant qu’elles ne sont pas reconnues, nommées et gérées, vont susciter des pensées, ces pensées vont petit à petit envahir votre tête.

Mettre fin à ces pensées c’est commencer par vivre l’émotion, de repérer où elle se situe, physiquement, là maintenant dans votre corps. Repérer l’inconfort que provoque l’émotion.

Nous avons tous et toutes un « coin » de prédilection dans notre corps où nos émotions viennent se loger. Personnellement, elles se logent généralement au niveau de mes cervicales ou de mon diaphragme.

Il y a une tension corporelle.

Porter son attention sur cette tension, la laisser évoluer, permet bien souvent de laisser moins de force aux pensées envahissantes.

Si ces tensions persistent, pace que, ce que vous vivez est trop dur ou parce que vous accumulez depuis quelque temps des situations difficiles à vivre, vous pouvez avoir recours à un massage, un sauna, une marche dans la nature, personnellement j’ai recours au ZB ( Zero Balancing), une thérapie qui me permet d’agir sur l’équilibre et la gestion des émotions.

Des tensions qui persistent sont à prendre au sérieux. Puisqu’elles sont liées aux émotions, elles vont envoyer des pensées à votre mental, celles-ci vont devenir envahissantes. Il est donc nécessaire de porter son regard sur plusieurs points : le lieu dans lequel se loge les tensions, ce qui peut provoquer cette tension (le déclencheur), reconnaître la sensation qui l’accompagne, prendre du recul.

Pour faire le lien avec le début de mon article, je dirais que lorsque vous bloquez vos pensées envahissantes, vous voyez 14 perce-neiges, lorsque vous respirez pour détendre vos points de tension, vous en voyez des milliers, lorsque vous agissez pour retrouver la conscience du moment présent, vous voyez ce qui est en réalité.

Est-ce que vous pensez que ces pistes peuvent vous aider ? Dites-le dans un commentaire.

La semaine prochaine il n’y aura pas de nouveaux articles, je vais profiter de quelques jours pour me ressourcer en montagne. Je vous retrouve à mon retour. Bonne nouvelle semaine.

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Commenter cet article

Jigé 06/03/2016 20:07

Quand on cherche, on trouve, dit-on. J'ai beaucoup aimé cet article, clair, didactique, bien structuré et donc... éclairant pour celui ou celle qui cherche à trouver une issue dans une situation qui entrâve le bonheur de vivre. La vie, c'est comme la météo: par moments les anticyclones se retirent face à des courants dépressionnaires. Il faut juste avoir le bon parapluie pour passer entre les gouttes. Merci, Madeleine!

madeleine 07/03/2016 13:45

Bonjour Jigė
Oui il faut apprendre à décoder ce que la vie nous offre. Bonne journée
Madeleine