Comme une esquisse

Publié le par Madeleine Moreau

Comme une esquisse

Mon petit-fils dessine les membres de sa famille.

Tout y est … mais, il faut bien le reconnaître, une part d’imagination est nécessaire pour y reconnaître papa, maman, le petit frère et le dessinateur.

Mais, c’est comme ça qu’il les voit.

Et nous, comment nous voyons-nous ? Comment est-ce que l’on se représenterait en dessin ? Mieux, comment présenterions-nous notre silhouette ?

N’aurions-nous pas tendance à nous représenter dans la meilleure version que nous avons de nous ? C’est la même chose si nous devons choisir une photo, un selfie, nous écarterions systématiquement toutes celles qui ne nous mettent pas en valeur ! Je pense que vous êtes d’accord avec ceci.

Accueillir l’esquisse de nous-même

Il faut bien le reconnaître, nous aimerions être une parfaite esquisse, pas un gribouillage, le must serait de ne pas être une esquisse mais un chef d’œuvre aboutit, sans aucun défaut, sans aucune tache !

Nous aimerions que les autres nous voient dans notre plus belle apparence – plus belle que celle que nous voyons en réalité – ce serait quand même mieux !

Il faut dire qu’il y a souvent un décalage entre notre image et ce que nous sommes vraiment.

Et si nous n’étions qu’une esquisse dans cette humanité en devenir ?

Une esquisse déjà plus belle que celle de l’homme de Cro-Magnon ou du singe qui commence à ressembler à un homme – un peu d’humour ne fait pas de mal !  

Au-delà de l’esquisse, notre beauté intérieure

Même si nous savons, pertinemment, que nous ne sommes pas « parfaits », nous cherchons à nous sentir mieux qu’une esquisse plus ou moins réussie. Nous naviguons entre cette réalité de ne pas être exactement comme nous voudrions l’être et ce que nous sommes.

Voilà une excellente raison de nous approcher, le plus souvent possible, de notre beauté intérieure, là où tout se construit, là où nous apprenons à donner le meilleur de nous-même.

Percevoir en nous ce que l’enfant voit

Un enfant commencera toujours par dessiner une esquisse de ses parents, il se présentera de la même manière, ni plus ni moins. Cela n’empêche pas les parents de s’émerveiller devant leur portrait et de s’y reconnaître – dans une certaine mesure, c’est vrai.

C’est une invitation qui nous est faite aujourd’hui, nous regarder avec les yeux de l’enfant et apprendre à nous sourire parce que, en fin de compte, nous sommes des êtres qui portent en eux leur beauté d’origine, même si nous avons la fâcheuse tendance de l’oublier.

Si c’est votre cas, je vous invite également à méditer une phrase de Pablo Picasso, vous savez, le grand peintre qu’on aime ou pas. Voici ce qu’il disait vers la fin de sa vie : « Quand j'étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant. »

A bientôt.

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