Nos peurs personnelles

Publié le par Madeleine Moreau

Nos peurs personnelles

Nous avons vu, dans le dernier article, que nous étions tous et toutes habités par des peurs collectives, des peurs qui viennent toucher le besoin de sécurité sociales, ainsi que, nos valeurs, nos idéologies.

Aujourd’hui, c’est de nos peurs personnelles que je vais vous parler.

Nous ne les cernons pas toujours car, bien souvent, elles font parties du subconscient.

Les manifestations d’une peur personnelle

Prenons un exemple concret : vous avez un projet qui vous tient à cœur et que vous désirez réaliser. Pour que ce projet se concrétise, il vous faut, tout d’abord, une intention : agir, faire ce qu’il faut pour réussir.

Au moment où votre projet prend forme dans votre tête, vous voyez ce qu’il pourrait être au final et, surtout, ce qu’il vous apporterait.

C’est donc avec une confiance et une motivation très grande que vous vous lancez. Au début, tout va bien, il n’y a aucune ombre au tableau. C’est en avançant que certaines choses commencent à changer. Vous passez par des moments où vous y croyez, où la confiance est au top niveau et des moments où vous vous demandez si vous avez raison, si c’est une bonne chose pour vous, si vous allez y arriver, etc …

Le doute, la baisse de confiance, la motivation, l’incertitude, autant de sentiments qui n’existent que dans votre imagination. Si vous prenez le temps d’observer comment ces sentiments prennent forme en vous, il se pourrait que votre doute vienne directement de l’image que vous avez de vous, de ce que vous pensez avoir comme compétences ou incompétences. Il n’y a rien d’extérieur à ce doute. Concernant la baisse de confiance et la motivation : il y a, possiblement, que vous vous créez des scénarios du type : Qu’est-ce que les autres (vos proches, vos amis) vont penser de moi ? … Est-ce que ma vie sera comme je le veux ? … Est-ce que mon compagnon, ma compagne va accepter le changement que je désire ? … Ce genre de questions peut vous plonger dans l’incertitude et vous faire balancer entre : je continue, je m’arrête – je vais de l’avant, je revois mon projet à la baisse, etc.

Il serait facile d’en rester à une élucubration de vos pensées négatives et de les balayer en formulant des pensées positives. Cela peut marcher … un certain temps … le doute et tout ce qui l’accompagne risque de revenir tant que vous n’avez pas cerné de quoi vous avez peur.

Au fait, de quoi avez-vous peur ? C’est peut-être :

Peur de perdre de l’argent bêtement parce que votre projet à un prix

Peur que votre projet soit trop ambitieux aux yeux des autres

Peur de voir que vous avez fait tout cela pour pas grand-chose

Peur que le temps que vous allez passer à votre projet ne vous isole des autres

Peur de perdre du temps alors que vous auriez pu profiter de faire d’autres choses avec vos enfants, votre famille

Peur de n’avoir pas de temps pour profiter pleinement des avantages que pourraient vous apporter votre projet

Peur de ne pas arriver au bout

Faites une liste pour vos propres intentions. Quelles peurs apparaissent ? Quelles résistances pouvez-vous percevoir ?

Mettre fin à la peur

Si vous découvrez des peurs en vous, vous découvrirez également qu’il y a un conflit entre vos intentions – réussir un projet – et vos pensées – est-ce que je vais réussir – un conflit qui pourrait bien mettre à néant l’aboutissement de votre projet.

Le moyen le plus simple que je vous propose est d’accepter que vous avez des peurs personnelles. Oui, je sais, c’est compliquer d’accepter que vous avez peur. Mais, si vous vous autorisez à les laisser exister, cela peut changer énormément de choses. Par exemple, si vous acceptez simplement le fait que, votre projet soit trop ambitieux aux yeux des autres, alors oui, c’est une possibilité, une des nombreuses possibilités qui peut se produire. Mais, vous avez un pouvoir sur ce que vous voulez, vous n’avez aucun pouvoir sur ce que pensent les autres, donc, avoir peur de ce qu’ils peuvent penser ne change rien par rapport à ce que vous désirez. Cette attitude est capable de faire reculer la peur … du moins, celle-là … et si vous faites cet exercice pour chaque peur, toutes les autres.

Accepter le fait que vous vivez des peurs, c’est accepter qu’à chaque fois que vous mettez en œuvre une intention, vous aurez à faire face à quelque chose d’aisé et à des résistances intérieures.

Conclusion

La peur fait partie de nous, qu’elle soit collective ou personnelle.

Elle nous oblige à puiser au plus profond de nous pour ne pas laisser les résistances nous freiner.

Avoir peur ne veut pas dire que nous manquons de courage ou que nous laissons les évènements nous diriger. Au contraire, elle nous incite à cette merveilleuse capacité qui est de se sentir responsable de notre vie.

N’est-ce pas une bonne nouvelle ?

Je vous souhaite un merveilleux week-end. A bientôt.

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Publié dans Coaching

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