Parfois il est bon de se protéger des autres, se défendre à l’égard des autres : pas forcément !

Publié le par Madeleine Moreau

Parfois il est bon de se protéger des autres, se défendre à l’égard des autres : pas forcément !

Souvenez-vous de la cour de récréation.

Était-ce toujours bien ?

Je crois que tous les adultes ont des souvenirs cuisants lorsqu’ils pensent à ce qu’ils ont pu vivre avec certains camarades de classe.

Nous avons tous et toutes été en contact avec ce qui peut s’apparenter au rejet, au mépris, à la moquerie, ou, à l’inverse, à l’encouragement, à la reconnaissance, à l’amitié …

Et c’est, en partie, ce qui fait que nous avons appris à nous protéger des relations qui n’apportent rien à notre vie, ou à mettre en place un système de défense, qui, même s’il nous sert de protection peut se présenter comme un handicap dans notre vie relationnelle.

Se protéger des relations néfastes

Lorsqu’une personne se fait agresser, il est normal qu’elle se protège.

Ces agressions ne sont pas forcément physiques, elles peuvent également être psychologiques. Celles-ci peuvent avoir des atteintes diverses : les paroles qui touchent à l’intégrité de la personne, les « on-dit » ou les « non-dits », les critiques dévalorisantes, etc.

Il y a d’autres relations néfastes : celles qui ont un comportement négatif envers vous, celles qui cherchent à avoir un pouvoir sur vous, celles qui veulent contrôler votre vie, celles qui cherchent à vous aider tout en continuant de vous déstabiliser dans vos efforts, etc.

Contre ces personnes, vous avez un système de protection « normal ». Vous vous mettez en retrait, vous prenez de la distance, vous manifestez votre désapprobation de manière claire. Au besoin, vous mettez fin à la relation.

C’est une attitude adulte.

L’attitude « anormale »

  • Vous avez sans cesse besoin de vous assurer de l’importance que l’autre vous porte, mais lorsque celui-ci se fait trop proche ou trop insistant, vous le rejetez.
  • Vous ne parvenez pas à faire confiance à autrui et vous préférez vous débrouiller seul-e, quitte à vous tromper ou à vous retrouver isolé-e des autres.
  • Vous vous méfiez de toutes les manifestations de tendresse ou d’intérêt portées sur vous.
  • Face à ce qui vous apparaît comme un danger venant de l’autre, vous vous mettez instinctivement à distance ou vous l’agressez sans que cela ne soit forcément ajusté.
  • Vous ne vous confiez jamais, et, vous ne montrez pas vos sentiments. On pourrait dire de vous que vous êtes imperméable à toute émotion ou geste de tendresse.
  • Vous vous mettez souvent sur le qui-vive et adoptez une attitude hautaine pour ne pas risquer de vivre une souffrance qui pourrait vous être infligée par l’autre.

Ce sont autant d’attitudes, et il y en a d’autres, qui expriment votre système de défense à l’égard des autres, mais aussi, à l’égard de vous-même.

Nous pourrions expliquer la raison de ces attitudes ainsi : comme chaque être humain, vous avez appris à vous défendre face à une agression, mais cette défense est devenue, à un moment donné de votre vie, excessive. Une de mes clientes me disait : J’ai érigé autour de moi un bunker dans lequel je me réfugie dès que je dois être en relation. Ce bunker, même s’il fut nécessaire à un moment donné, n’était plus d’actualité, le laisser se fissurer et disparaître était le seul moyen pour retrouver sa protection naturelle.

Mon parcours de vie m’a également « obligé » de vivre dans un durcissement relationnel. Cela se traduisait ainsi :

J’aimais me retrouver au sein d’un groupe. Je m’y vivais en spectatrice. J’écoutais, j’observais. Je me forgeais ma propre perception concernant la sincérité des autres personnes.

Il me fallait un temps certain pour me sentir en confiance, c’est-à-dire, jusqu’au moment où j’étais assurée qu’il n’y avait pas de danger pour moi, de donner mon opinion ou d’émettre mes idées.

Concernant mes sentiments, mes émotions, personne – du moins je le pensais – ne pouvait y avoir accès.

Lorsque je reviens sur cette époque, je me vois comme une personne rigide dans ses principes, pleine de croyances en ce qui concerne l’intérêt des autres sur moi. Cette rigidité m’interdisait de laisser transparaître la moindre souplesse, ce qui aurait été – pour moi – un signe de faiblesse.

Le plus extraordinaire, c’est qu’en adoptant une attitude de durcissement, je me sentais faire partie du groupe et en même temps, je me sentais être invisible dans le groupe. Je ne voyais pas que si je n’étais pas invitée à une sortie ou à un repas, cela n’appartenait qu’à moi et que je faisais tout ce qu’il fallait pour que ça se passe ainsi. Je pensais que personne ne voulait de moi alors que je désirais simplement être acceptée dans le groupe.

La manière de mettre les autres à distance ou de se mettre à distance d’eux peut être très subtile.

Si vous vous reconnaissez, voici quelques exercices que vous pouvez faire :

Premier exercice : Faites une cartographie de vos lieux relationnels – une carte pour chaque représentation : familiale, professionnelle, voisinage, amitiés, sportive, engagement, etc. – en vous mettant au centre de votre carte.

Deuxième exercice : Avec des couleurs, entourez chaque personne d’une couleur vous indiquant le degré d’importance qu’elle a pour vous.

Troisième exercice : Prenez chaque personne qui a de l’importance pour vous et analysez la relation que vous vivez avec elle. Cela vous permettra de percevoir si la distance nécessaire à toute relation est ajustée ou pas. Note : une mise à distance indique une anomalie, un manque de distance également.

Quatrième exercice : Si vous vous apercevez que vous mettez certaines personnes à distance, ou que vous vous mettez à distance, ou encore que vous les laissez pénétrer dans votre intimité, analysez ce qui génère cette attitude.

Cinquième exercice : Vous pouvez remonter dans votre histoire personnelle pour retrouver à quand remonte l’adoption de votre attitude et ce qui l’a favorisé. Cela fait, posez-vous la question si elle est encore adéquate aujourd’hui et pourquoi.

Sixième exercice : Définissez ce qui, pour vous, représente une protection ajustée. Lorsque vous vivez au cœur de la relation, revenez à ce qui, pour vous, devrait être cette protection ajustée.

Conclusion

Vivre des relations ajustées n’est pas toujours évident. Notre parcours de vie, notre histoire peut y être pour quelque chose.

Si c’est le cas, n’hésitez pas à demander de l’aide par un coaching de vie pour retrouver ou découvrir une harmonie sereine au cœur de vos relations.

A la semaine prochaine pour découvrir un nouvel outil.  

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