Sortir ou rester dans sa zone de confort

Publié le par Madeleine Moreau

Sortir ou rester dans sa zone de confort

Consciemment ou pas, nous nous créons des zones de confort. Celles-ci nous permettent de canaliser nos émotions, d’éviter ce qui nous dérange, de palier à nos manques et à nos besoins.

Une zone de confort, c’est un lieu, en nous, où nous nous sentons un peu en sécurité.

Sortir ou rester dans sa zone de confort

J’ai trouvé cette image sur la toile. Je trouve qu’elle fait bien le lien avec les zones de confort que nous pouvons nous créer. Voici ce que je perçois :

Quelqu’un vous manque ? Il arrive, dans la vie, que soudain nous pensions à une personne précise. La question est : « Pourquoi pensons-nous à elle en cet instant ? » Quelle que soit la réponse, il y a toujours une raison : un manque, un souvenir, un besoin …

Si la personne s’est éloignée de nous, ou si, c’est nous qui nous sommes éloigné, notre zone de confort consiste à nous replier, à nous dire que ce serait bien si … elle … reprenait contact. La pensée suivante consiste alors à se dire que ce n’est pas important.

Si la perte de contact s’est faite après une tension, un conflit, un désaccord, on se demande pourquoi on pense à elle. On se dit que ce n’est pas à nous de reprendre contact. On peut aussi se dire : « Je n’ai pas envie qu’on revienne sur ce qui s’est passé ». La zone de confort consiste alors à essayer de rebondir, d’oublier ce qui s’est passé et de se dire que, au fond, ça ne sert à rien de retourner dans la boue.

Si l’éloignement s’est produit après un changement de situation … et elles peuvent être très différentes de l’une à l’autre … un changement professionnel – un déménagement – un choix de vie différent – une étape de vie comme l’arrivée d’un enfant ou un départ à la retraite – etc, l’envie et le besoin de savoir ce que l’autre devient est parfois très fort. La zone de confort se situe au cœur de notre sensibilité. L’éloignement nous a obligé à façonner notre vie relationnelle sans la présence de cette personne. Et puis, on se dit que ce serait bien de renouer le contact, et puis, on se dit qu’on ne veut pas déranger, que l’autre a continué sa vie, que ce ne sera plus comme avant, ou alors que cela ne fera que réveiller des souvenirs qui ne peuvent être rattrapés.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, un seul geste suffit : L’appeler.

Vous voulez sortir, rencontrer des personnes ?  C’est souvent le besoin, l’envie des personnes qui vivent une solitude difficile à assumer. La zone de confort peut se situer dans la peur de se retrouver encore plus seul-e au milieu de la foule. Dans ce cas, autant rester chez soi et attendre que quelqu’un nous invite.

Parfois, même avec un bon environnement relationnel, la peur de ne pas être dans le bon endroit, avec les bonnes personnes peut freiner le besoin. Alors, on attend qu’une opportunité s’offre à nous.

Il est également possible d’avoir envie d’aller voir un spectacle, un bon film, une exposition. Là aussi, la peur de se sentir seul-e est un frein important. La zone de confort reste l’attrait d’un bon film à la télévision, avec, autant que possible, une bonne glace dégustée pendant la pub.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, il suffit parfois d’une toute petite chose : Inviter, proposer une sortie

Vous voulez être compris-e ? C’est un besoin qui est souvent très présent dans la vie de couple, dans les groupes où l’écoute n’est pas toujours à la hauteur des attentes.

La zone de confort, aussi bizarre que cela puisse paraître, consiste à ne pas chercher à se faire entendre. La croyance que personne ne peut nous comprendre peut avoir un impact important. L’image que nous pensons que les autres ont sur nous également.

Une autre zone de confort peut se situer dans la négation de ses besoins. C’est particulièrement marquant chez les personnes qui font passer le bonheur des autres avant le leur. D’un côté, on aimerait être compris-e dans ses besoins, d’un autre côté, on finit par se dire que ce n’est pas important.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, il faut oser expliquer ce que l’on vit, ressent, désir.

Vous avez des questions ? Bien souvent, nous avons peur de poser des questions, ne serait-ce que pour mieux comprendre. Il y a cette croyance que nous devrions tout savoir, ou alors, nous avons pris l’habitude de nous contenter de ce que nous savons.

La zone de confort consiste à se protéger de la peur de paraître « idiot-e », par très intelligent-e ou trop curieux-se.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, il suffit tout simplement de demander.

Vous n’aimez pas ? Dire que l’on n’aime pas, surtout quand l’autre adore, est quelque chose de très difficile.

L’autre adore cette peinture, mais vous, ce n’est vraiment pas ce qui vous fait chavirer. La zone de confort vous permet de rester dans le correct en ne froissant pas la sensibilité de l’autre.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, essayez de le dire. Cela ne vous empêche pas de dire que vous comprenez que pour lui, pour elle, cela semble beau ou bon.

Vous aimez ? C’est le même cas que précédemment. Ici, comme on ne sait pas ce que ressent l’autre, on reste dans la retenue, on guette les mouvements de l’autre. La zone de confort est dans cette attente que l’autre manifeste en premier ses goûts.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, dites-le.

Vous voulez quelque chose ? Il peut parfois être difficile de demander quelque chose. Demander son chemin, demander où se trouve le livre que vous recherchez, demander combien coûte tel ou tel article … ou, tout simplement demander un service.

La zone de confort est alors de se débrouiller seul-e, de ne pas acheter tel produit, de renoncer à quelque chose, qui, pourtant, tenait à cœur … parce que demander est au-dessus de ses forces.

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, une seule chose s’impose … oser demander.

Vous aimez quelqu’un ? Si c’est le grand amour, le coup de foudre, il est facile de dire « Je t’aime ». Le dire à une personne – même très proche – peut être plus difficile, car, reconnaissons-le, l’éducation ne nous a pas appris cela.

La zone de confort – pour que ce ne soit pas pris incongrument – est de dire : « Je t’apprécie – J’aime être avec toi – Tu es important-e pour moi »

Rester dans sa zone de confort ou en sortir ? Pour en sortir, il ne faut pas avoir peur de dire « Je t’aime ».

Il est facile de se compliquer la vie, vous ne trouvez pas ?

Personne, à part nous, ne sait ce qui se passe dans notre tête. Or, n’agissons-nous pas, bien souvent, comme si l’autre devait deviner ce qui s’y passe.

Ainsi, nous accumulons, à notre insu, une multitude de frustrations et nous nous étonnons que la vie soit si compliquée !

Conclusion

Mettez-vous à la recherche de toutes ces petites choses qui ne font que compliquer votre vie : dire oui quand vous pensez non, par exemple.

Il y a des réflexes que nous pouvons abandonner. Qu’en pensez-vous ?

Si vous avez des questions ou une réaction que vous aimeriez partager, merci de laisser un commentaire.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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