Des pensées limitantes qui nous entravent

Publié le par Madeleine Moreau

Des pensées limitantes qui nous entravent

L’air était d’une pureté extraordinaire, le ciel était d’un bleu si tendre qu’il laissait les fragments nuageux se former comme des volutes de barbe à papa.

Les montagnes s’élançaient dans cette immensité comme si elles cherchaient à toucher l’au-delà de l’univers.

Il y avait également ce silence.

Un silence qui laissait échapper le murmure des petites vagues poussées par le vent léger sur la grève.

Un silence parfois brisé par le chant d’un oiseau au lointain.

Un moment magique qui invite à la contemplation, à la méditation.

Le monde tonitruant avec sa pollution, ses klaxons, ses embouteillages n’existe plus.

Le paradis.

Une vision du paradis.

Un autre monde.

Le ciel et la terre, l’au-dessus et l’au-dessous ne font qu’un.

Invitation à laisser couler en soi tant de beauté.

Retour dans le réel du quotidien

Ce moment vécu au bord d’un lac de montagne – c’était dans les Dolomites – fut de courte durée, trop courte à mon goût.

Je ne pouvais pas emporter avec moi ce morceau de paradis, je pouvais juste emporter cette émotion qui me parlait au cœur, qui me disait que je pouvais découvrir en moi cette paix … à la condition de ne pas laisser mes pensées limitantes prendre le dessus.  

Le réel du quotidien …

Paix, tumulte …

Silence, tintamarre …

Beauté, laideur …

Un peu de tout cela.

C’est ce que vous vivez, dans votre réel quotidien, pas vrai ?

Comme moi, je pense, vous préféreriez vivre plus de paix, de silence, de beauté …

Vous aimeriez pouvoir contempler la même densité de ce qui est au-dessus et ce qui est au-dessous – ce que vous voyez au-dehors, ce que vous ressentez au-dedans de vous.

Et si tout était question de regard, de manière de penser ?

L’être humain a une formidable capacité de penser, de réfléchir.

Cependant, cette capacité de penser n’est pas toujours au service de notre croissance.

Nos pensées sont constituées de ce que nous avons vécu, expérimenté, appris.

Si nous avons appris qu’il faut se sacrifier pour être aimé, tous nos gestes se feront par sacrifice et moins par amour. Nous vivons alors une pensée limitante qui devient une véritable entrave pour agir avec amour.

Voici d’autres exemples de pensées limitantes et ce que devrait être une pensée non limitante.

  • Si face à un effort à fournir vous pensez : « Je vais ESSAYER » vous limiterez la puissance de votre motivation. La bonne pensée consiste à : « Je vais FAIRE ».
  • Si, lorsqu’une difficulté surgit vous la considérez comme un PROBLEME de plus qu’il vous faut régler, vous limitez la puissance des ressources qui sont en vous pour traverser la difficulté. Par contre, si vous pensez à l’OBJECTIF que vous pouvez vous poser, ce sera plus léger.
  • Si, face à une critique, un jugement, une manière d’être qui vous froisse, vous cherchez à CONNAÎTRE les intentions de l’autre, des autres, l’objectivité vous fera défaut. Par contre, si vous prenez au sérieux les sentiments, les émotions qui vous animent dans ces moment-là, ils vous conduiront à RECONNAÎTRE ce qui se passe en vous.
  • Si, lorsque vous faites une erreur, lorsque vous vous trompez, et que vous cherchez à culpabiliser l’autre, le résultat que vous obtenez est une DIVISION qui se crée dans la relation. Le mieux ne serait-ce pas de CONJUGUER avec vos faux pas et de penser que vous ferez mieux la prochaine fois ?
  • Si, dans vos relations affectives, vous pensez qu’il est préférable de DISCUTER pour mettre à plat vos sujets de discordance, vous pourriez essayer de DIALOGUER pour être à l’écoute du point de vue de l’autre.
  • Si, vos réactions comportent souvent le terme : PARCE QUE, il est possible que votre pensée soit dans la justification à tout prix. Vous quitterez la justification en employant la formule suivante : POUR QUE …
  • Si, votre tendance est de marquer une FRONTIERE entre vos émotions et ce que vous désirez montrer aux autres, cherchez comment vous pourriez construire une PASSERELLE pour vivre plus d’authenticité dans vos relations.
  • Si, vous cherchez toujours des réponses aux fausses questions que vous pouvez vous poser, laissant ainsi vos pensées s’éloigner de ce que vous recherchez, laissez tomber les « POURQUOI » et pensez « DANS – POUR QUEL BUT … »
  • Si, avant d’agir vous pensez à l’ECHEC qui peut survenir, réglez vos pensées sur le RESULTAT que vous pourriez obtenir.
  • Si, lorsque vous devez faire face à des choses douloureuses qui remontent de votre passé, vous pensez qu’il vous faut absolument AFFRONTER les personnes ou les environnements qui en sont la cause, vous pourriez essayer de CONFRONTER les mouvements qui montent en vous et accueillir ce que cela révèle de vous.

Les pensées qui nous limitent peuvent, bien souvent, se présenter comme positives et justifiées. Si vous découvrez qu’elles vous conduisent dans une voie sans issue, il pourrait être judicieux de découvrir ce qui se cache en arrière-plan, comme si vous retourniez une pièce de monnaie pour regarder l’autre face.

CONCLUSION

Nous ne pouvons pas être sans cesse à l’affût de nos pensées pour savoir si elles sont limitantes ou constructives.

Ce n’est que dans l’observation et la prise en compte des résultats que nous obtenons que nous pouvons, petit à petit, trouver une autre manière de penser, de réagir, d’agir.

C’est un travail pour le reste de notre vie !

Si vous avez des questions ou une réaction que vous aimeriez partager, merci de laisser un commentaire.

A bientôt.

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