La communication et ses secrets

Publié le par Madeleine Moreau

La communication et ses secrets

Certaines personnes tentent de cacher leurs états d’âmes. Elles essaient de donner le change en adoptant une attitude contraire à ce qu’elles vivent intérieurement.

Certaines personnes tentent de cacher leurs états d’âmes. Elles essaient de donner le change en adoptant une attitude contraire à ce qu’elles vivent intérieurement.

Cela nous arrive également. Nous n’avons pas forcément envie d’offrir au monde entier notre peine, nos blessures, notre souffrance.

Nous pensons que les autres n’y verront que du feu, qu’ils nous laisseront en paix, qu’ils ne poseront pas de questions.

C’est ce qui, à notre avis, se passe.

Mais est-ce bien le cas pour tout le monde ?

Sans nous en rendre compte, notre regard, notre corps, notre gestuelle envoie des messages. Et, même si nous essayons de donner le change, le malaise que nous vivons et ressenti par notre vis-à-vis, qui, à son tour, adoptera une attitude contraire à ce qu’il ressent pour éviter de nous blesser ou de pénétrer dans la bulle que nous avons prise pour nous protéger.

Parfois, cela peut donner des situations cocasses car un jeu de rôle s’instaure à l’insu des principaux personnages. A la fin, personne n’est vraiment satisfait.

Ce qui se cache derrière certaines attitudes

 

La communication et ses secrets

Voyons cela de plus près et comment les secrets de la communication peuvent être aidants pour rejoindre l’autre :

Vérité

Un sujet « grave » est d’actualité dans le dialogue, du genre : « Je viens de voir un reportage sur le changement climatique. Je sais ce que je vais faire, « bouffer » toutes mes économies, m’acheter plein de trucs et attendre l’asphyxie … mais non, je plaisante … ça fait plutôt peur ! »

Une blague pour essayer de cacher sa peur, son désarroi, son incompréhension … n’est-ce pas ce que nous faisons dans certaines situations ? Si vous êtes attentif/ve à ce genre de comportement, vous « devinez » ce que ressent l’autre.

Si vous vous surprenez en flagrant délit de faire une pirouette pour ne pas laisser vos sentiments du moment se manifester, accueillez la vérité qui se dit en vous.  

Sentiment

Quelque chose vous touche profondément, quelque chose qui vous fait mal, que vous ne parvenez pas à maîtriser. Mais, comme vous êtes du genre à ne pas embêter les autres avec votre histoire, vous vous « mordez les lèvres » parce que, justement, vous en avez trop dit, alors, pour couper court, vous terminez par un merveilleux : « Bah, c’est rien, je vais quand même bien » !

C’est rien … combien de fois minimisons-nous l’impact de certaines situations dans notre sensibilité. Il est vrai que c’est difficile de parler de ce qui nous affecte profondément. Si vous êtes attentif-ve au moment où l’autre vous parle d’une chose douloureuse et termine par un « C’est rien, je vais bien », vous pouvez l’aider à ne pas minimiser ses sentiments.

Si vous vous prenez en flagrant délit de minimiser l’impact qu’a sur vous certains évènements, accueillez le fait de vous sentir mal, de ne pas trop savoir comment l’exprimer.

Douleur

Il n’y a pas que la douleur physique que nous essayons de masquer, il y a également la douleur psychique, la douleur du cœur. Tout notre intérieur a envie d’hurler cette douleur, mais nous nous battons pour ne pas la laisser sortir. Le départ d’un proche, une mauvaise nouvelle, la maladie d’un enfant … Au moment où nous aurions le plus besoin d’un réconfort, nous mettons l’autre à distance en lui disant : « Je vais bien » !

Face à un traumatisme, un drame, un choc, ce n’est pas possible de se sentir « bien » alors que cela vient d’arriver. Les psychologues qui interviennent après un drame le savent bien : les personnes qui disent qu’elles vont bien, sont celles qui ont le plus besoin de soutien. Il faut que cette douleur soit exprimée pour ensuite pouvoir continuer à vivre. Si vous entrez en relation avec une personne qui vit quelque chose de très difficile et qu’elle vous dit qu’elle va bien, prenez le temps de rester avec elle et attendez le moment où elle osera exprimer sa douleur.

Si vous vous prenez en flagrant délit de masquer votre douleur, d’essayer de convaincre l’autre que tout va bien, demandez-vous si le repousser est ce que vous souhaitez ou si sa bienveillance à votre égard pourrait vous soulager.

Blessure

Des blessures, nous en avons tous et toutes dans notre vie. Certaines sont anciennes et peuvent être ré-ouverte par un évènement, d’autres sont très fraîches et peuvent affecter toute notre vie. Les reconnaître, accepter que l’on s’occupe de nous dans ces moments difficiles, n’est pas instinctif, l’attitude souvent adoptée et de se mettre à distance en disant : « Ce qui m’arrive, c’est pas un problème » !

Point n’est besoin que ce soit une blessure qui saigne abondamment. Certaines blessures ne se voient pas, cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas. Un licenciement, une rupture affective, un changement de poste, du mobbing, un accident sans conséquences graves, du harcèlement psychologique … autant de blessures qui peuvent s’ouvrir en nous. Les autres ne sont pas forcément au courant, et vous n’avez peut-être pas envie de vous éterniser là-dessus, que vous soyez observateur ou « victime », ces paroles « C’est comme ça – Ce qui m’arrive – D’autres sont moins chanceux … pour moi, c’est pas un problème » ! est, bien souvent, l’indication d’une blessure ouverte.

Amertume

Il y a, dans notre vie, bien des moments où notre cœur est traversé par l’amertume – la tristesse également – et nous tentons de maîtriser ces émotions. Nous en parlons un peu à la légère, nous sourions mais les larmes affluent au bord des paupières et le visage prend des expressions un peu spéciales, pas naturelles. Le sourire se termine par un pincement des lèvres et la seule défense que nous trouvons est de dire : « Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien ».

Cette réaction de défense, que vous en soyez témoin ou concerné-e est un excellent indice pour permettre à l’autre de laisser sortir ses émotions, ou pour que vous acceptiez de laisser sortir vos émotions. La réaction de défense n’est pas la manière la plus fructueuse, au contraire, elle traduit merveilleusement bien ce que vous vivez. Pensez-y lorsque par un sourire vous tentez désespérément de refouler les larmes qui montent.

Silence

Il y a des silences qui en disent beaucoup … vous connaissez cet adage …

Vous pouvez respecter le silence

Vous pouvez rompre le silence

Conclusion

Nous pensons, à tort, que ce que nous vivons, ressentons, éprouvons peut être caché, principalement aux personnes qui nous sont proches.

Bien souvent, les choses que nous cachons sont devinées, mais, pas forcément vraies.

Ce que vous cherchez à cacher, à maîtriser, à minimiser peut, dans certaines circonstances nuire à la relation. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous ne permettez pas à l’autre d’être présent au moment où il pourrait être l’épaule compatissante et vous ne vous permettez pas de recevoir ce qui vous aiderait à traverser ce qui est difficile.

Pensez-y de temps en temps.

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