Chasse aux fantômes

Publié le par Madeleine Moreau

Hé Hé …. Aujourd’hui on fait la chasse aux fantômes …

oui, c’est halloween.

Un petit peu par ici, un peu beaucoup là-bas, carrément la folie dans certaines parties du globe.

Halloween, on est pour, on est contre, on s’en fout !

De toute manière, la terre ne va pas s’arrêter de tourner et demain matin l’ordre sera revenu !

Et si, pour une fois, que vous soyez pour ou contre, on prenait le temps de s’arrêter, ne serait-ce que pour mettre nos pendules à l’heure … ouille, oui, c’est vrai, ça, c’était hier …

Alors arrêtons-nous juste quelques minutes pour revenir sur ce qu’est la fête d’Halloween avant de regarder le sens que prendra demain et après-demain.

Halloween

Tout d’abord, il y a les citrouilles.

Joliment décorées, celles-ci, par leurs visages grimaçants annoncent la couleur. La flamme qui brûle à l’intérieur de leur chair est censée montrer la douleur vécue par ceux qui hantent nos maisons, nos rues.

Sur la cuisinière mijote une bonne soupe à la citrouille, histoire de réchauffer les estomacs après l’indigestion de bonbons.  

Ensuite, il y a les enfants.

Grimés, déguisés, par 2 – 3 ou 4, seuls ou accompagnés d’un parent, ils ont le droit de courir dans les rues après le coucher du soleil, de sonner aux portes, et de demander « poliment » la vie ou des bonbons.

Dans les cages d’escaliers des immeubles vétustes, on les attend venir, ce qui donne le choix d’éteindre les lumières, des faire comme s’il n’y avait personne, ou d’ouvrir, la poignée de bonbons préparée dans la main du cœur.

C’est bon enfant, ça ne fait pas de mal, ce n’est qu’une tradition.

Petite tradition par ici, plus grande peut-être chez vous.

Mais, connaissez-vous le sens d’Halloween ?

Non … alors, lisez la suite

L'origine historique

300 ans avant J.-C., une société secrète de druides tenait sous son emprise le monde celte du vieux continent, y compris les Gaulois. Chaque année, le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l'honneur de leur divinité païenne Samhain, un festival de la mort. C'était la nuit où Samhain revenait avec les esprits des morts. Ces derniers devaient être apaisés, c'est pourquoi il fallait traiter avec eux.

A ce moment-là, les druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. Ils avaient alors coutume d'allumer de grands feux dans le but d'éloigner tous les mauvais esprits et d’apaiser les puissances surnaturelles qui contrôlaient les processus de la nature.

Des prêtres se déplaçaient de maison en maison et distribuaient le "feu sacré" qui assurait la protection du foyer, en réclamant des offrandes pour leur dieu, exigeant parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur cette maison, d'où le "Trick or Treat", "Présent ou malédiction", ou pour être plus clair : "Une offrande, sinon la malédiction."

Les Romains, après avoir conquis la Grande-Bretagne, ajoutèrent aux traditions celtes des rites issus d'une de leurs propres fêtes de la moisson, qui avait lieu le 1er novembre en l'honneur de Pomone, déesse étrusque annexée par la religion romaine, nymphe des fruits et des fleurs.

En 308, l'empereur romain Constantin apaisa la population des territoires païens nouvellement conquis en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du jour de Samhain. Il changea la date du prédécesseur chrétien d'Halloween, soit la Toussaint des catholiques romains en la fixant au 1er novembre alors qu’à l'origine, elle était célébrée en mai. Le panthéon de Rome, un temple construit pour adorer une multitude de dieux, fut converti en église. Pendant que les chrétiens célébraient leurs saints disparus, les païens dédiaient la nuit précédente à leur "seigneur de la mort".

En 840, le pape Grégoire IV instaure la Toussaint, déclarant que le 1er novembre et la veille (le 31 octobre), les morts seraient célébrés. D'où le mot de Halloween ("Allhallowmas" en Celte), contraction de: "All Hallow" (tout ce qui est saint) et de "Even" (la veille). Les origines de Halloween sont donc complètement païennes, puisqu’il s'agit de célébrer les esprits des morts.

Plus récemment, les immigrants européens, et plus particulièrement les Irlandais (qui, poussés par une terrible famine, partirent s'établir en Amérique), introduisent leurs coutumes en Amérique dont la fête des morts avec Samhain. A la fin du 19ème siècle, leurs coutumes étaient devenues célèbres. C'était l'occasion de renverser des cabinets extérieurs, d'infliger des dommages aux propriétés et de se permettre des fourberies qui n'auraient pas été tolérées à d'autres moments de l'année.

Une fête prisée dans les milieux occultes

Aujourd'hui, dans le monde entier, Halloween est la fête la plus importante pour les satanistes. La date du 31 octobre pour fêter Halloween n'est pas une coïncidence. Ce jour est l'un des quatre plus importants sabbats de sorcières, les quatre jours "cross-quarter" du calendrier celtique.

  • Le premier, le 2 février, populairement connu comme le jour du "ground-hog" en l'honneur de Brigit, la déesse païenne de la guérison.
  • Le deuxième, un jour férié de mai nommé Beltane, signalait le temps des plantations pour les sorcières. Ce jour-là, les druides exécutaient des rites magiques, pour favoriser la croissance des récoltes.
  • Le troisième, un festival des récoltes en août en l'honneur du dieu soleil, commémorait celui qui brille, Lugh. Ces trois premiers jours "cross-quarter" marquaient le passage des saisons, le temps de planter et le temps de récolter, de même que le temps de la mort et de la résurrection de la terre.
  • Le dernier, Samhain, marquait l'arrivée de l'hiver. A ce moment-là, les anciens druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. On disait que c'était un temps de "betwixt and between", une saison sacrée empreinte de superstition et de conjurations spirites.

Ce jour est aussi le nouvel an du calendrier des sorciers. Le "World Book Encyclopedia" affirme que c'est le commencement de tout ce qui est "Cold, dark and dead" (froid, obscur et mort). Le 31 octobre est devenu un prologue pour amener à accepter l'occulte, Halloween étant en quelque sorte devenu le jour du diable, rituellement reconnu par certains adorateurs de Satan et certains groupes occultes (notamment aux USA, et de plus en plus en Europe). Les satanistes pratiquent des sacrifices humains, cette nuit-là, aux Etats-Unis et en Australie.

Pour les personnes ayant des pouvoirs "psychiques", les voyants et ceux qui se disent visionnaires, la période de Hallowen est la plus occupée de l'année. Les éditeurs de livres sur des sujets classés entre astrologie et sorcellerie indiquent une forte augmentation des ventes. Salem, une ville du Massachusetts, siège de la sorcellerie américaine, célèbre maintenant un "événement hanté", lors d'Halloween, pour prolonger sa saison touristique d'été. Le 31 octobre, c'est le bal de l'horreur et du plaisir : enfants comme adultes craquent tous pour cette vaste fête où tous les excès sont permis. La devise : "sexe, gore et rock'n'roll".

L'origine des citrouilles de Halloween

Pour éclairer leur chemin en allant de maison en maison, les prêtres celtes portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine de sacrifices précédents. Ces navets représentaient l'esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces.

Au 18ème et 19ème siècle, quand cette coutume est arrivée aux Etats-Unis, les navets ont été remplacés par des citrouilles. Le nom donné à l'esprit qui habitait dans la citrouille était: "Jock" qui est devenu "Jack qui habite dans la lanterne", d'où le nom de "Jack-o-Lantern", tiré d'un conte dans lequel un homme célèbre, nommé Jack, fut chassé à la fois du ciel et de l'enfer. Contraint d'errer sur terre comme un esprit, le diable pour le consoler lui aurait donné un charbon ardent tiré de la fournaise, que Jack mit dans une rave évidée pour éclairer son chemin dans la nuit.

A noter que les couleurs orange et noire rappellent la lumière et les ténèbres, et peuvent être aussi reliées à l'occulte. Elles étaient en rapport avec les messes commémoratives pour les morts, qui avaient lieu en novembre. Les bougies en cire d'abeille, habituellement de couleur écrue, étaient oranges lors de la cérémonie et les cercueils du cérémonial étaient couverts de draps noirs.

Trouvé sur http://www.cmpp.ch/halloween.htm

      Comment en parler à vos enfants

 

Je pense que c’est une bonne chose que de leur dire, pourquoi, ce soir, ils vont aller chercher des bonbons chez les voisins.

Mais, si vous leur parlez de chasse aux sorcières, de démons, de diable, leur nuit … et au passage la vôtre … risque d’être tourmentée.

Par contre, vous pouvez très bien les rejoindre au niveau de leurs peurs – tous les enfants en vivent – de leurs émotions qu’ils n’arrivent pas très bien à contrôler – et leur dire, que ce soir, ils ont le droit de leur tirer la langue, de leur faire un pied de nez, de se sentir plus forts que leurs peurs.

Dire que c’est un moyen pour ne plus avoir peur d’avoir peur et que les bonbons qu’ils recevront sont une manière d’avoir le droit d’avoir, de temps en temps, peur.

Ne serait-ce pas un bon moment de partage à vivre avec vos enfants ?

Nos propres fantômes

Ce qui peut être dit aux enfants, nous pouvons également le prendre pour nous.

 

Je vous souhaite une belle soirée, je vous retrouve demain pour vous parler de la Toussaint.

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