Petits lutins, taisez-vous !

Publié le par Madeleine Moreau

Jacques est en stage dans une entreprise.

Son responsable lui demande d’animer la prochaine rencontre des collaborateurs.

Ce sera une première pour lui.

Ce sera l’une de ses tâches régulières lorsqu’il aura terminé son stage.

Tout va pour le mieux.

L’énergie est là, l’élan est présent, la flamme est allumée.

Les petits lutins s’invitent

J’aime bien utiliser cette image de petits lutins.

Je ne dis pas qu’ils sont gentils, inoffensifs.

En règle générale, ils arrivent au plus mauvais moment pour mettre de la pagaille dans notre tête, s’infiltrant dans nos pensées avec des pots de peinture noire, s’asseyent sur notre sensibilité et chamboulent nos émotions.

Hé oui, ils sont comme ça !

C’est ce qui arrive à Jacques.

Jacques s’est préparé à cette étape. Il sait qu’elle est importante, son à-venir est en jeu.

Cela fait des mois qu’il se prépare, et, hier, il aurait dit : « Même pas peur ! »

Le sol se met à trembler sous ses pieds.

L’ambiance devient brumeuse, presque opaque.

Au fur et à mesure qu’il prend connaissance de l’ordre du jour et des dossiers qu’il aura à présenter, ses mains deviennent moites. Sa colonne vertébrale se tasse, ses épaules deviennent lourdes.

Il en perd son latin.

Les petits lutins sont arrivés

Il ne leur a pas fallu longtemps pour s’installer, confortablement …

Et ils ne perdent pas de temps pour se mettre au travail.

Tout d’abord, il leur faut ensemencer une petite graine de doute. Elle germe très très vite et acquiert une croissance rapidement.

Ensuite, ils déplacent toutes les certitudes du côté des incertitudes, c’est le meilleur moyen d’arroser la graine du doute.

Ils s’occupent maintenant des faiblesses qui ont été repérées en amont et les accouplent aux compétences fraîchement acquises, meilleur moyen de faire naître la peur.

Les voilà au cœur de la pensée. Un gigantesque terrain de jeu. Chaque pensée est une balle qui rebondit de plus en plus fort, changeant de place les mots.

Toute cette agitation est fatiguant, une bonne raison pour venir s’allonger sur les ressorts de la sensibilité et faire un peu de trampoline !

Jacques se sent étourdi, dérouté.

Plein de pensées viennent à la surface : « Comment est-ce que je vais y arriver ? » - « Je ne connais pas tous les éléments, je ne saurais pas répondre aux questions » - « Est-ce que je vais être capable de me servir du baemer et présenter quelque chose de cohérent ? » etc …

C’est dans quelques jours.

Il a besoin d’être en forme.

L’insomnie l’empêche de dormir.

Dans sa tête il se construit des scénarios extraordinaires. La situation à laquelle il va devoir se confronter ne cesse de changer de forme, de visage, de contenu.

Il se lève plus fatigué que la veille.

Des petits lutins qui paralysent l’élan intérieur

C’est une autre fonction.

S’ils arrivent à paralyser l’élan intérieur, l’hôte sera mis KO.

Jacques parle.

Il dit ce qu’il vit à l’approche de l’animation qu’il doit mener.

Il faut désamorcer la bombe avant que l’élan intérieur ne soit paralysé.

Je lui propose de quitter ses peurs et lâche tes tensions.

Le mot peurs le fait sursauter. … « De quelles peurs parles-tu ? »

Puis … « Oui, j’ai peur de ne pas bien faire, peur de me sentir jugé, peur de ne pas réussir, peur de l’échec, peur de ne pas bien maîtriser le sujet, peur d’être ridicule … »

Et … « Tu as raison, j’ai un poids sur les épaules, je suis tendu comme un arc ! »

Mettre à la porte les petits lutins

C’est le dernier acte, celui qui permettra à Jacques d’animer au mieux la rencontre.

Pour cela, il lui faut revenir à son élan, à sa flamme.

Les petits lutins n’aiment pas ça. Ils savent qu’ils sont allés trop loin.

Revenir à l’élan permet de faire le ménage.

La sensibilité est débarrassée de ses parasites, les pensées retrouvent un mouvement paisible, les peurs s’évanouissent, les tensions prennent une juste proportion.

Les tensions prennent une juste proportion … elles disparaîtront à la fin de l’animation.

Pour conclure

Si vous vous demandez à quoi peut servir une supervision ou un entretien en coaching de vie, vous avez, par ce partage, un aperçu.

Ces petits lutins peuvent s’inviter en vous dans n’importe quelle situation. Il n’est pas toujours aisé de les repérer et de les mettre rapidement à la porte.

Un regard extérieur est une aide bénéfique.

Pensez-y si vous vous êtes reconnu-e dans le vécu de Jacques.

Avez-vous des questions, une réaction ? Les commentaires sont ouverts.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

Commenter cet article

Martine 20/10/2016 17:20

Merci pour cet article. J'ai adoré l'image des petits lutins... j'ai vécu bien souvent de telles situations avant de donner des cours...dommage que je n'ai pas lu votre blog à cette époque ! :-)
Maintenant tout cela est derrière moi, (j'ai 70 ans) mais je peux encore donner des conseils et transmettre votre blog. Bravo pour ce blog que je lis régulièrement. Bien amicalement. Martine

Madeleine Moreau 20/10/2016 19:47

Bonjour Martine,
Beaucoup de personnes connaissent cette situation. Parfois, la prise de parole dans un groupe peut déclencher ce phénomène.
Merci de promouvoir mon blog.
Bonne fin de semaine
Madeleine