Obéissance – Instinct – Liberté

Publié le par Madeleine Moreau

Trois mots pour vous parler de ce qui vous conduit à prendre des décisions, faire des choix, agir dans votre vie.

Obéissance

Ce mot peut vous surprendre.

Pourtant, il est souvent le moteur qui guide les choix, les décisions.

Combien de personnes, vous peut-être, agissent en fonction des attentes des autres, de leurs désirs, de l’envie de leur faire plaisir – même si pour cela, il faut oublier ses propres envies.

C’est un état « enfant ».

Je ne veux pas insinuer que si vous vous reconnaissez, que vous agissez comme un enfant.

Disons que vous avez gardé un certain « formatage » qui vient de l’éducation reçue, de l’autorité.

Papa, maman ont souvent eu des phrases comme : « Fais ceci, fais cela – Prend exemple sur ton frère, sur ta sœur – Ecoute ce que je te dis – Obéis quand je te demande quelque chose.

Si ce n’est pas papa, maman, ce sont les profs : « Je vous demande de faire les exercices suivants – Je t’avais demandé de terminer ce devoir – Je veux que tu recommences ta présentation.

Si ce n’est pas les profs, c’est votre maître d’apprentissage, votre patron : « Je veux que vous terminiez ce dossier avant midi – Je vous demande d’être à l’heure à vos rendez-vous – J’exige que vous ayez une attitude impeccable.

Vous entendez le ton de la voix ? Les verbes utilisés ?

Plus l’autorité est forte, plus la personne inscrit dans sa mémoire les termes qui vont jouer un rôle important dans ses choix, ses décisions.

La peur de déplaire, de ne pas être reconnue, le besoin d’être encouragée, le désir de faire plaisir, tout cela va déterminer le fonctionnement ultérieur.

C’est ce que l’on nomme la conscience sociale. Elle est, principalement, liée à l’état émotionnel.

Instinct

Ce n’est plus un état « enfant ».

C’est un état « adolescent ».

Un état qui se différencie de l’obéissance que l’on devait à ses parents ou à toute personne exerçant une autorité, ou, faisant figure d’autorité.

Le besoin de prouver quelque chose, de faire les choses à sa manière, de montrer de quoi l’on est capable est prioritaire.

Je veux qu’on me foute la paix, je sais ce que j’ai à faire.

Je vais vous montrer de quoi je suis capable.

Non, je ne ferais pas ce que vous me demandez, j’en ai pas envie.

Je pense que j’ai raison et j’irais là où je veux.

N’y a-t-il pas, dans la voix, dans le ton, un petit goût de rébellion ?

Ce n’est plus « un autre » qui commande, qui demande. C’est la personne qui pose son autorité personnelle.

Il n’est plus question d’obéir mais de montrer que l’on sait faire, que l’on sait ce que l’on veut.

Le besoin d’être reconnue, le besoin d’être prise en compte, quelques fois une image sur-positive détermine le fonctionnement de la personne en état « d’adolescence ».

C’est ce que l’on nomme la conscience intellectuelle. Elle est également liée à l’état émotionnel, qui, lui, est relié à un fonctionnement cérébral : les choix, les décisions se font en fonction des désirs, du besoin de prouver quelque chose.

Liberté

C’est un état « adulte ».

Bien sûr, cet état « adulte » reste coloré des deux états précédents.

Cependant, la différence est soulignée dans la manière dont on s’y prend pour choisir, décider.

« L’enfant » obéit à ce qui représente pour lui l’autorité. Ce qui dicte son comportement c’est son désir de faire plaisir aux autres, de répondre avant tout à leurs attentes, à leurs besoins. La différence dans l’état « adulte » consiste à reconnaître que telle ou telle action a comme but de faire plaisir à l’autre … sans pour autant perdre de vue ses propres besoins.

« L’adolescent » se voit comme « le maître du monde ». Tout lui est dû, tout doit le servir, lui permettre de poser sa propre autorité. La différence dans l’état « adulte » consiste à savoir s’affirmer sans chercher à asseoir une quelconque autorité ou pouvoir.

Vous voyez comme la frontière est mince entre ces différents « Etats » ? C’est juste une question d’équilibre.

Cet état « adulte » est ce l’on nomme la conscience personnelle ou profonde. Elle s’enracine, bien sûr, dans l’état émotionnel, intellectuel, tout en s’ancrant plus profondément, à la racine de notre moi profond.

C’est une merveilleuse alchimie qui se produit alors en nous pour nous donner cette sensation de liberté.

Pourquoi est-il important de se vivre dans l’état adulte ?

Ne vivre qu’à partir d’une conscience sociale ou intellectuelle peut vous conduire à agir et à faire des choix qui vont vous conduire ailleurs que là où vous aimeriez aller.

La conscience personnelle vous conduit à choisir, à décider non pas en fonction d’une tendance, même si celle-ci est majoritaire, mais à partir de la connaissance de tout le contexte et des enjeux que cela entraîne. C’est pourquoi nous pouvons dire qu’elle vous donne le pouvoir de choisir librement. 

Choisir librement, c’est vous tourner vers votre liberté.

Vous êtes libres quand vous pouvez réaliser vos désirs. Pas tous vos désirs, certains d’entre eux peuvent avoir des conséquences fâcheuses pour vous-mêmes ou pour votre environnement proche, d’autres ne se réaliseront pas parce que la raison s'y oppose.

La liberté comporte des contraintes. Sans contraintes vous feriez tout ce que vous avez envie de faire, vous seriez soumis à vos désirs. Conséquences : vous deviendriez alors esclave de vos passions : ce qui est bien le contraire de la liberté.

La liberté est l'acte d'une personne libre, douée de raison, capable de choisir, de décréter par sa raison les lois auxquelles elle obéira.
 

En fait, la liberté ne consiste pas dans ce qu'on fait, mais dans la manière dont on le fait. La liberté est une attitude, celle de l'homme qui se reconnaît dans sa vie, qui approuve l'histoire du monde et des évènements. C'est pourquoi la liberté consiste souvent à "changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde", à s'adapter à l'évolution et à l'ordre des choses.

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Publié dans Coaching

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arcenciel 06/12/2016 14:56

Chère Madeleine, cet article est une merveille de bon sens sociale, je n'ai jamais entendu parler des scientifiques comme ça, ça sonne tout juste , très pertinent. Merci.