Petits soucis : côté pile, côté face

Publié le par Madeleine Moreau

Il suffit, parfois, de 3x rien pour que la journée soit gâchée par des interférences qui se produisent dans ma tête.

Pas grand-chose, à vrai dire.

  • Mais voilà, je me fais du souci quand je pense à tout ce qu’il me reste à faire avant une date butoir.
  • Je me fais du souci car je ne sais pas ce que cache ce contrôle médical que va vivre un de mes proches.
  • Je me fais du souci car je viens d’apprendre que de nouveaux virus vont faire leurs apparitions dans les 10 prochaines années.
  • Je me fais du souci car je me demande ce que sera l’Amérique à la fin de la semaine.
  • Je suis en souci parce que je ne sais pas ce que l’avenir réserve à mes petits-enfants.

Ne souriez pas à la lecture de mes petits soucis.

Ne riez pas car vous les trouvez dérisoires par rapport aux soucis que vous portez en ce moment.

Ne passez pas à autre chose avant de lire la suite.

Petits soucis : côté pile, côté face

Des petits soucis, nous en avons tous et toutes. Ils sont différents, ils se ressemblent, qu’importe.

Ce qui est vrai, c’est que l’on se fait du sang d’encre pour des choses qui ne se sont pas encore produites, qui risquent de se produire quoi que l’on fasse.

Ce que l’on ne sait pas toujours, c’est que ces soucis ont un côté pile, un côté face.

Soit ils prennent de l’ampleur, du volume, du relief à la mesure de la manière dont nous les traitons, soit ils s’effilochent au fil des heures pour laisser place à plus de confiance, plus de sérénité, plus de paix.

La légitimité des soucis dans notre vie

Se faire du souci, pour ceci ou pour cela, dans le fond, c’est assez normal.

Si une violente tempête est annoncée à l’autre bout du monde, que les médias annoncent que 300000 habitants ont été évacués, qu’un tsunami risque de se produire, il est légitime que l’on pense à la catastrophe qui pourrait bien se produire et que nous ayons une pensée pour la population qui sera touchée, cela s’appelle de l’empathie.

De même, si l’un de vos proches est convié à un examen médical pour écarter la prémonition d’une tumeur possible.

De même pour vos enfants ou vos petits-enfants et leur avenir car vous souhaitez, au fond de vous-même, le meilleur pour leur vie.

Il est légitime de se faire du souci … mais à une juste mesure.

La météo d’hier pour expliquer ce qui peut se produire en vous

Hier, l’hiver s’est installé dès le matin.

Pour certaines personnes, dès le réveil, un souci de taille : Est-ce que mon garagiste pourra poser mes pneus d’hiver demain ?

Bon, c’était pour le sourire du jour.

Ce que je vais vous montrer maintenant, c’est le côté pile, le côté face de nos petits soucis en me servant de la nature.

Voici le côté pile :

Tout va bien. Vous sentez simplement quelques turbulences au niveau de votre sensibilité.

Vous vous sentez bien, vous ressentez également un changement de température dans votre corps.

Certaines pensées sont plus froides que d’autres.

Vous n’en avez pas vraiment conscience, mais vous commencez à mettre en place un souci …

Cela provoque une onde fraîche en vous – J’en ai froid dans le dos – Cela me donne des frissons …

Et, soudain, votre horizon change de saison. Votre ciel s’est obscurci, votre souci occupe toute votre vision.

Voici le côté face :

Vous êtes exactement dans la même situation que celle que je viens de décrire.

Vous pensez à telle ou telle chose, à quelque chose qui pourrait bien obscurcir votre horizon.

C’est vrai, votre température intérieure a chuté.

Vous respirez un bon coup.

Vous prenez conscience que le souci qui vient de s’installer est quelque chose qui peut se produire mais qui ne s’est pas encore produit.

Vous voulez vous ancrer dans le moment présent.

Pour cela, il faut que vous fixiez votre regard sur autre chose que ces nuages qui viennent se gonfler dans votre vision.

Vous sentez que, derrière vous, le ciel est un peu plus clair. Vous sentez comme un rayonnement – de l’autre côté, le soleil fait une percée au travers des nuages.

Vous vous retournez, disons que vous détournez votre regard du souci qui est là, devant vous, et vous faites face à un horizon beaucoup plus lumineux.

Continuer son chemin sans occulter les soucis qui se présentent

Se faire du souci, avoir du souci pour … je le redis, c’est légitime. Cela montre que vous avez, en vous, une capacité de bienveillance, d’amour, d’empathie.

Notre monde intérieur nous fait traverser à chaque instant, des saisons différentes.

Soit nous les traversons sereinement, soit nous les traversons en semant des conflits personnels sur notre chemin.

Notre vie est souvent composée de passages hivernaux ou estivaux, parfois printaniers ou automnaux.

N’est-ce pas ce qui fait tout le charme de la vie ? Qu’en pensez-vous ?

Je vous souhaite une très bonne semaine, à bientôt.

Photos : F. Cosandey ©

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