A force d’attendre

Publié le par Madeleine Moreau

Chaque jour, il venait s’asseoir à la même table, commandait un café-crème, prenait le journal du jour.

Chaque jour, il regardait les passants passer devant le restaurant, les enviait d’avoir tant de choses à faire.

Chaque jour, son café-crème se refroidissait et c’est avec une grimace qu’il le buvait enfin.

Chaque jour, il ouvrait alors le journal, parcourait les petites annonces, laissait un énorme soupir gonfler sa poitrine, jetait un regard dans la salle vide et lançait au serveur sa phrase devenue culte « Bon, c’est pas pour aujourd’hui, bonne journée » !

Il … un homme, ce qu’il y a de plus ordinaire. La quarantaine tout juste et pas de boulot.

Un de ces êtres qui semble un peu perdu, sans envie, sans entrain, sans force.

Un mois, deux mois, trois mois … Il vivait un rituel incontournable : partir de la maison, marcher un moment pour se donner l’impression d’être comme tout le monde, s’arrêter pour boire son café-crème et repartir chez lui en espérant avoir un message, une lettre qui serait positive à sa demande d’emploi.

Un jour, le serveur n’était pas là. A sa place, une femme le remplaçait, jeune, jolie, elle pétillait de bonheur.

L’homme s’en est trouvé tout retourné. Pour la 1ère fois, il a adressé la parole à la serveuse : « Vous êtes nouvelle ? » et sans attendre la réponse : « Il est où le gars qui travaillait ici ? »

La réponse qu’il a alors reçu l’a laissé sans voix : « Miguel ? Il avait pris ce boulot en attendant de trouver ce qu’il cherchait. Comme il n’y a pas beaucoup de monde le matin, cela lui permettait de répondre aux offres d’emploi et, la semaine dernière, il a reçu la confirmation de son embauche dans le domaine qu’il recherchait ».

Il y a 2 manières d’attendre.

La 1ère consiste à s’asseoir à une table, devant un café-crème qui refroidit, de jeter un coup d’œil distrait sur les offres d’emploi en se disant qu’il n’y aura rien pour soi et de repartir pour attendre que le miracle se produise.

La 2ème consiste à rester actif, à trouver, si besoin est, une occupation – souvent très éloigné de ses compétences – et de continuer à chercher sans baisser les bras.

Est-ce votre cas ?

Attendre que les choses se décantent, que quelque chose se produise est une attitude nocive et n’apporte que déception.

Si vous attendez que vienne le bon moment pour vous mettre à agir, il est fort possible que ce moment ne vienne jamais, ou alors pas au moment où cela vous arrangerait.

Les projets, les rêves, restent en attente, parfois toute la vie.

Si vous connaissez cela, relisez la citation du jour. Vous avez alors une piste extraordinaire pour réussir ce que vous désirez au plus profond de vous.

Que ce soit un boulot, une activité, une rencontre, un changement d’horizon, si vous attendez sans rien faire ou en faisant le minimum, vous êtes alors comme cet homme qui regarde incognito les passants et ne cesse de se dire que ce n’est pas aujourd’hui que sa réalité changera !

Pensez-y.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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