L’évolution du développement personnel

Publié le par Madeleine Moreau

Lorsque je me suis intéressée au développement personnel, il y avait du monde, beaucoup de monde qui se précipitaient pour avoir la chance de trouver une place dans une formation.

Il n’était pas rare de se retrouver avec une quinzaine de personnes, toutes avides de faire des pas de géants dans leur vie, ce qui permettait, aux personnes un peu moins enclines d’ouvrir leur cœur – comme moi – de rester en retrait et de se nourrir de l’évolution des autres.

Puis, il y a eu moins de monde, moins de risque de devoir attendre la prochaine session pour progresser. Le nombre moyen de participants a chuté à 6 – 8 maximum.

L’érosion a continué, inexorablement. Les formateurs prenaient contact avec les « anciens » pour tenter de remplir leurs sessions.

L’inverse s’est produit, il fallait, parfois, s’inscrire 2 ou 3 fois pour espérer pouvoir enfin suivre la session convoitée, non pas parce qu’il n’y avait plus de places, mais parce que les précédentes avaient été annulées.

A ce stade, nous aurions pu dire qu’il n’y avait plus d’évolution dans le secteur du développement personnel !

Ma lecture personnelle

Le développement personnel, l’écoute centrée sur la personne fut une bouffée d’oxygène incroyable pour des milliers de personnes dans les années 70 … au siècle dernier …

Une chance extraordinaire pour repousser les frontières du moi, de l’ego, du sur-moi …

Un délicieux mélange de compréhension entre les découvertes psychiatriques et psychologiques, entre ce qui relevait de la maladie et ce qui se rattachait au fonctionnement de l’être humain.

Parler de soi, de son vécu, de ce qui n’allait pas n’était plus un tabou mais un outil merveilleux pour enfin se comprendre et se libérer de toute conscience collective.

Les grilles de lecture se sont multipliées, les recherches se sont affinées, les observations se sont multipliées.

Il y avait du bon, il y avait du mauvais … du très bon, du très mauvais …

Les genres, les approches se sont également multipliés. En parallèle, les livres – écrits pour les personnes qui ne désiraient pas se dévoiler dans des groupes – ont commencé à remplir les étagères des libraires.

Comment alors comprendre cette baisse soudaine d’intérêt pour le développement personnel ?

Parce que, c’est la première chose qui vient à l’esprit : Il n’y a plus d’intérêt … la preuve, ça ne marche plus !

Je regarde les choses différemment aujourd’hui.

C’est vrai, je ne gagne pas ma vie en accompagnant des personnes sur le chemin de leur vie, loin de là. Si je donne des journées, je ne donne plus de séminaires qui s’étalent sur plusieurs jours. Mon agenda n’est pas plein et me laisse du temps, beaucoup de temps pour faire d’autres choses.

Face à ce constat, je pourrais dire que l’évolution est terminée, que le pic de croissance est atteint et qu’il faut passer à autre chose.

Je l’ai pensé, je le reconnais.

Mais, lorsque je regarde dans mon rétroviseur, je vois ceci : Lorsque j’ai commencé à donner des sessions, c’était il y a 16 ans, mon outil de travail, mon support d’accompagnement, ma grille de lecture avait quelques décennies de plus. Même s’il y avait eu évolution dans la manière d’accompagner, les notes, les approches d’introspection n’avaient pas ou peu évoluées.

Par contre, la vie des participants avait évolué. C’était une nouvelle génération. Aujourd’hui, par rapport à la première génération, j’accompagne la troisième génération. Ça change pas mal de paramètres !

Pour illustrer mes propos, voici une histoire :

Nous sommes dans les années 90 – toujours au siècle dernier – le groupe est composé de femmes ayant entre 30 et 40 ans, la deuxième génération.

Que veulent ces femmes ?

Elles ont des enfants qui entrent dans l’adolescence. Certaines ont un travail dans l’enseignement ou la santé.

Elles font face à une évolution de taille. Tout ce qu’elles ont appris de la vie et de la manière d’éduquer les enfants, de s’occuper du ménage n’est plus d’actualité. Elles veulent avancer, elles veulent acquérir une liberté, elles veulent s’émanciper …

Elles sont pleines d’aspiration, d’ambition. Elles ont besoin de trouver leur place, de faire leur place dans un monde qui change à une vitesse fulgurante.

Il n’y a pas de différence notable entre le développement personnel suivi par la première génération et ce qu’elles découvrent à leur tour … sauf que leur vie, leur réalité est très différente !  

L’enseignement qu’elles reçoivent, les découvertes qu’elles font, les prises de conscience qui s’installent font qu’elles évoluent rapidement pour donner un sens nouveau à leur vie.

Aujourd’hui, ce sont leurs enfants qui s’approchent du développement personnel – la troisième génération.

Il n’y a plus de points communs entre ce qu’était la vie de leur grand-mère ou de leur mère. L’évolution est telle qu’ils ont besoin de s’appuyer sur d’autres méthodes, d’autres ouvertures, et même, un autre langage.

La quatrième génération commence à venir. C’est une nouvelle évolution qui est à mettre en place, une évolution qui tient compte de la mondialisation, des enjeux nouveaux dans le processus de croissance ; que celui-ci soit professionnel, familial, environnemental.

Que sera ou que deviendra le développement personnel dans les 10 prochaines années ?

Je ne sais pas.

Par contre, ce que je peux observer, c’est qu’il y a toujours un intérêt très grand pour vivre une démarche personnelle.  

Dans le prochain article, vous verrez comment l’évolution de la vie nous conduit à évoluer dans notre vie.

Je vous souhaite un excellent week-end, à bientôt.

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

Publié dans Coaching

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article