Garder sa détermination intacte

Publié le par Madeleine Moreau

Si vous regardez votre vie, quels sont les moments qui vous apportent le plus de fierté ?

Ces moments où vous pouvez dire : « Ce n’était pas facile, pas gagnant au départ, mais j’ai réussi ! »

Ces moments où vous avez eu, et sans doute à de multiples occasions d’abandonner, envie de jeter l’éponge, d’arrêter, de passer à autre chose, mais vous avez tenu bon jusqu’au bout.

Des moments comme ça, j’en ai eu.

J’étais mauvaise, mais vraiment mauvaise en orthographe. J’étais incapable d’écrire 5 phrases sans faire au minimum 10 fautes, c’est vous dire. Un jour, j’ai pris la décision que j’allais apprendre à écrire juste. J’ai acheté des livres de grammaires, j’ai fait les exercices, même lorsque je ne comprenais pas ce qui était demandé. Chaque soir, après une journée de travail, je m’installais à la table de la cuisine et je travaillais durant 1h ou 2, ceci pendant des mois. Petit à petit, j’ai commencé à faire moins de fautes dans ma correspondance. C’était l’époque où les ordinateurs domestiques n’existaient pas, la correction automatique non plus.

Ma fierté : Avoir réussi – même si tout n’est pas parfait – à maîtriser la grammaire.

J’étais à quelques semaines d’animer mon 1er stage de formation. Un soir, je tournais en rond dans l’appartement, les pensées négatives fusaient, la trouille me tordait le ventre, mon cœur se serrait dans une angoisse indescriptible. Je ne pensais qu’à une chose : Abandonner. Abandonner avant de me trouver face à un échec qui me serait insurmontable. Dans ma tête, je cherchais les mots que j’allais dire à ma responsable de formation pour lui annoncer que j’abandonnais. Mon mari m’a demandé ce que j’avais. Je lui ai dit. Il m’a répondu : « Tu n’as pas travaillé jusqu’ici pour abandonner maintenant, va jusqu’au bout et tu verras bien ! » J’ai décidé d’aller jusqu’au bout.

Ma fierté : Elle ne se situe pas dans le fait que j’ai fait confiance en ce que me disait mon mari, mais d’avoir repris ma détermination à bras le corps et d’être allée jusqu’au 1er jour de mon animation. Fière d’en être arrivée à ce point décisif de ma vie. Depuis, chaque jour, je peux me dire que je ne me suis pas trompée dans ma direction.

J’allais sur mon cinquantième anniversaire. Je n’avais pas fait d’études. Je travaillais dans un secteur, qui, normalement, demande d’avoir en poche une reconnaissance diplomatique, ce qui n’étais pas mon cas. J’ai pris la décision de palier à ce manque, de me mettre à jour avec les exigences professionnelles de mon pays. Je me suis inscrite à une formation qui conduisait au Brevet Fédéral. Trois ans à étudier, pas facile arrivé à un certain âge. J’ai réussi mon brevet.

Ma fierté : J’ai tenu le cap, je suis allée jusqu’au bout. J’ai atteint le but que je m’étais fixé à l’âge de 20 ans : Réussir ma vie !

Des moments aussi intenses, vous en avez dans votre vie. Aujourd’hui, pour quelles raisons pourriez-vous proclamer au monde entier ce qui vous apporte une fierté personnelle ?

Abandonner ou garder sa détermination

Ce n’est pas toujours évident de garder sa détermination, surtout si votre entourage proche ne comprend pas très bien ce que vous voulez accomplir.

Que ce soit pour une raison professionnelle ou personnelle, l’abandon est souvent une solution radicale pour ne pas aller au bout de ses rêves.

Garder sa détermination demande un courage intérieur qui va, parfois, plus loin que les forces que l’on pense avoir à disposition. Elle semble d’ailleurs avoir disparu lorsque la pensée d’abandonner se pointe à l’horizon : Pourquoi tant d’efforts et pour quoi ?

Garder sa détermination intacte, comment ?

Avez-vous un objectif ?

Vous êtes-vous fixé un but à atteindre ?

Pas besoin que ce soit quelque chose d’exceptionnel. Cela peut être la décision de faire un peu de sport – peut-être faites-vous partie de ces personnes qui se sont inscrites, au début de l’année, à un club de fitness – ou la décision de mieux gérer votre argent, ou encore de commencer un régime …

Comment garder votre détermination intacte jusqu’au bout ?

Voici quelques pistes qui pourraient vous aider :

Agissez sur votre environnement direct. Quel que soit votre objectif, votre but, vous pouvez faire quelque chose dans votre environnement direct.

Pour cela, le meilleur moyen que je connaisse est de vous créer quelque chose qui vous rappelle l’objectif que vous désirez atteindre. Personnellement, lorsque j’ai pris la décision de m’améliorer en orthographe, ce n’est pas pour rien que je travaillais sur la table de la cuisine, je pouvais laisser mes livres, cahiers et crayons bien en vue, ce qui me rappelait que j’avais des exercices à faire. Pour vous, ce sera autre chose, mais mettez en avant ce qui va vous rappeler, chaque jour, l’objectif que vous désirez atteindre.

Renommez vos priorités. Jusqu’à présent, consciemment ou pas, votre vie est réglée sur des priorités.

Votre but est d’aller 1x par semaine au club de fitness ? Il y aura sans doute des semaines où cela vous semblera impossible, votre agenda s’est rempli plus vite que prévu. Ne vous dites pas que ce n’est que cette semaine, ce sera pareil la semaine prochaine ou la suivante si vous ne renommez pas vos priorités. Le mieux ne serait-il pas d’inscrire et de bloquer les créneaux qui vont vous permettre d’être constant/e dans vos efforts ? Regardez vos priorités et décidez ce qui est le mieux pour vous.

Allez-y gentiment au début. Votre problème pourrait très bien se situer dans le désir de mettre la gomme dès le départ.

C’est un risque qui guette n’importe qui. Quand on se fixe un objectif, on voit l’arrivée. C’est un peu comme partir dans un marathon sans s’être entrainé auparavant et de vouloir aller aussi vite que le champion de la catégorie, ce qui est impossible !

Donc, si vous avez un objectif précis, prenons par exemple : Jouer de la clarinette – j’adore cet instrument – vous allez commencer par apprendre à jouer les notes de la gamme, mais avant de les jouer, vous allez apprendre à les déchiffrer sur une partition, vous allez apprendre à bien positionner vos lèvres sur le bec, vous allez apprendre à maîtriser votre respiration… Vous n’allez pas vous exercer d’entrée sur une partition de Mozart. Allez-y gentiment, jusqu’à ce que vous ayez pris l’habitude d’évoluer dans le domaine qui vous concerne.

Gardez en vue ce qui fait partie du réel et du rêve. Vous avez peut-être une idée bien précise de ce que devrait être votre vie une fois l’objectif atteint. Cette idée est-elle réaliste ou est-ce une illusion ?

Parfois la vie vous semblera plus belle si vous arrivez à atteindre votre objectif. Commencer par exemple, une formation ; le but n’est-il pas d’avoir à la fin un poste plus attractif, mieux payé ? Rêve ? Réalité ? A vous de voir.

Prenez un temps de réflexion, mais pas trop de temps. Il y a des décisions que l’on prend sur un coup de tête. Il y a également des décisions que l’on ne prend pas parce que l’on réfléchit éternellement à la décision à prendre !

Si vous désirez accomplir quelque chose qui vous tient à cœur, et si, l’opportunité se présente à votre porte, vous pensez tout de suite que c’est une chance à ne pas rater. Cela ne vous met pas dans la nécessité que vous devez prendre le temps de la réflexion.

Prenez le temps de regarder le réel, le possible, la pertinence, l’adéquation. Qu’est-ce qui est ok, qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Ces quelques pistes, si vous les prenez au sérieux, peuvent vous aider à garder intacte votre détermination.

L’abandon sera toujours un risque possible.

A ce sujet, ne voyez pas comme un abandon négatif si la vie vous fait un croche-pied alors que vous pensiez aller jusqu’au bout. Même si vous avez mis en place tout ce qu’il vous fallait pour vous rendre 1x par semaine au fitness, vous pouvez tomber malade, vous faire une entorse … ce qui vous empêchera de suivre votre programme durant quelques semaines, quelques mois. Vous aurez alors à recommencer le processus pour faire revivre votre détermination.

Je vous souhaite un bon début de semaine, à bientôt.

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