Accepter l’autre tel qu’il est – telle qu’elle est !

Publié le par Madeleine Moreau

Que ce soit au sein de sa famille – ses parents, ses frères et sœurs, ses oncles et tantes – parmi les connaissances de nos amis-es, chez nos collègues de travail, les voisins du haut ou du bas, notre compagnon ou compagne de vie et, pour finir, nos enfants, il y a toujours quelqu’un qui fait tache au milieu du tableau, quelqu’un que nous aimerions changer pour qu’il corresponde à nos critères !

Aïe … Ouille … y a-t-il une autre manière de faire que de chercher à créer des stéréotypes correspondants à nos critères ?

Oui, je suis d’humeur taquine ce matin.

Accepter l’autre tel qu’il est – telle qu’elle est !

C’est un exercice très difficile à faire, pour ainsi dire, tout le monde.

Difficile car, instinctivement, nous cherchons à changer l’autre, à lui faire comprendre que s’il était, si elle était comme ceci ou comme cela, la relation serait bien meilleure.

Il y a nos critères, nos préjugés, nos visions, nos envies, nos besoins qui font que nous cherchons à ajuster nos relations extérieures aux contours de notre personnalité.

Accepter l’autre avec ce que nous n’aimons pas, avec ce qui nous énerve, avec ses petites manies, ses mauvaises habitudes … la meilleure manière de lui dire qu’il est important pour nous, que nous l’aimons.

Je vis cette expérience au quotidien.

Je commence par mon mari … Il m’énerve lorsqu’il commence quelque chose, laisse en plan et commence autre chose. Il m’irrite lorsque je le vois porter la chemise que je lui avais demandé de mettre aux chiffons, simplement parce qu’il l’aime et que ça ne le gêne pas qu’elle soit limée jusqu’à la corde. Il m’horripile lorsque je dis quelque chose et qu’il prétend le contraire alors que j’ai raison. Il me casse les pieds lorsque je veux me rendre à la salle de bains et qu’il y est depuis 30mn à nettoyer son rasoir. Etc.  Je voudrais, parfois, qu’il soit « autrement » dans des choses, qui, en fait, ne sont pas vraiment importantes.

Il y a le monde que j’aurais voulu changer … Bon, ça, c’était il y a longtemps, lorsque je me nourrissais d’un idéal humain qui n’existera jamais !

Si je regarde bien, il y aura toujours, au moins 1 personne qui se trouvera sur mon chemin et qui, me dérangera par sa manière d’être, de faire, de réfléchir, de penser. Toujours quelqu’un qui ne correspondra pas à ma vision personnelle…

Et vous, êtes-vous dans le même cas ?

Si la réponse est positive, vous avez également cette expérience que vous n’arrivez pas à changer l’autre. Résultat, il vous semble très difficile de l’accepter tel qu’il est.

L’autre est souvent le miroir dans lequel on se regarde

Je vous invite à penser à ce que vous ressentez ou ressentiriez si vous vous regardez nu-e dans un miroir de 360°.

A moins que vous ne soyez un Apollon, une Muse, vous fixeriez vos yeux sur tout ce que vous n’aimez pas en vous, sur vos complexes, sur ce que vous cherchez à cacher !

Maintenant, pensez à ce que vous diriez de vous si vous étiez filmé, à votre insu, durant toute une journée.

Vous n’aimeriez pas les défauts qui paraissent être multipliés par 100, votre manière de faire ou de parler.

Ce n’est pas de la télé-réalité, c’est simplement la réalité … on voit ce que sont les autres, on ne voit pas ce que nous sommes … et, bien souvent, il y a quelque chose en nous qui correspond exactement à ce que nous voyons en l’autre … le problème est que nous ne voyons que ce que nous n’aimons pas !

Ce n’est pas un problème relationnel

A tort, on pourrait le croire, pourtant, ce n’est pas le cas.

Ce qui semble être un problème dans la relation, en fait, ce n’est qu’un problème de notre ego.

Si nous revenons au fait que l’autre nous sert de miroir et qu’il montre quelque chose que nous ne voulons pas reconnaître, alors nous nous retrouvons en face à face et nous pensons que si nous réussissons à changer l’autre, nous ne serons plus face au même problème, nous pensons que tout rentrera dans l’ordre.

Une erreur …

Oui, parce que, tant que nous ne nous changeons pas nous-même, l’autre ne changera pas …

Je me souviens d’un stage où une participante disait : « Je viens à ce stage pour essayer de comprendre mon mari – mari qui bien sûr n’était pas là – et pour trouver des outils qui me permettront de changer son comportement !

1 jour, 2 jours …

Le 3ème jour elle a dit : « Mais … je croyais que c’était mon mari qui avait un problème, je découvre que c’est moi qui est un problème. Ce que je lui reproche, je suis la première à le vivre, et, le comble, bien plus fortement que lui ! »

Elle venait de découvrir que la seule manière de changer son mari était de changer son comportement.

En conclusion, je peux vous affirmer que si vous découvrez ce que le miroir de l’autre vous montre est ce qui est en vous, et si vous changez ce qui ne vous plaît pas dans ce que vous voyez, l’autre, automatiquement, vous renverra une autre image.

Autre cause possible de l’effet miroir

Bien, il y a l’autre qui vous renvoie à ce que vous êtes, et il y a aussi l’effet miroir que vous êtes pour l’autre.

Que se passe-t-il quand 2 miroirs sont l’un en face de l’autre ?

En fait, vous voyez 2 réalités différentes.

Si vous vous êtes occupé-e de ce qui vous appartenait et si vous voyez toujours la même chose dans le miroir, il se pourrait bien que ce ne soit pas votre problème mais celui de l’autre.

Que faire alors ?

Taper sur le clou ? Faire comprendre à l’autre qu’il a vraiment un problème ?

Ce n’est pas le bon plan.

Qu’aimeriez-vous, au plus profond de vous ?

Qu’il change, qu’elle change … mais pas pour vous. Qu’il ou qu’elle le fasse pour lui, pour elle, pour que le miroir que vous êtes donne une autre image.

Comment faire alors si vous ne pouvez pas le changer, la changer ?

Nous en revenons à la même conclusion : l’accepter en qui il est, en qui elle est.

Ce qui ne va pas suffire.

Il vous reste une dernière chose à faire : l’aider à révéler la meilleure version de sa personnalité.

Voici quelques pistes qui peuvent vous être utile pour y parvenir :

  • Plutôt que vous énerver, relativisez les choses. L’autre vous énerve parce le lavabo n’est jamais nettoyé ? Demandez-lui s’il lui serait possible de laisser le lavabo propre après son passage.
  • Respirez profondément avant de dire une parole jugeante qui ne pourra que se traduire en parole blessante. Remerciez à chaque fois que le lavabo est propre après son passage.
  • Laisser glisser tout ce qui ne vous appartient pas. Après tout, ce n’est pas votre problème.
  • Lâchez prise sur ce désir que vous pouvez changer l’autre pour vivre plus confortablement. Ce n’est qu’une illusion.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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