Debout !

Publié le par Madeleine Moreau

Il y a toujours de l’émerveillement face à un tout petit qui tente de faire ses premiers pas.

Combien de fois essaie-t-il de franchir la courte distance qui le sépare d’un de ses parents ? Des dizaines, des centaines de fois et c’est sans compter toutes les fois où il a tenté de faire un pas pour attraper la convoitise repérée.

Puis, un jour, ça y est. Bébé commence à marcher.

Des chutes, il y en aura encore. Les obstacles sont tellement nombreux.

Cela ne va pas l’empêcher de persévérer, d’aller toujours plus loin tout en voulant aller plus vite, ce qui le conduit forcément à retomber, à se relever, à poursuivre son chemin.

Viendra le moment où les parents ne feront plus attention, ne trembleront plus dès qu’il s’élance, ne se souviendront plus de leur souffle coupé dès qu’ils le voyaient chuter. La marche acquise fera place à d’autres étapes : le langage, l’autonomie … des dizaines d’étapes à franchir qui se succéderont avec des tentatives, des essais, des échecs.

N’est-ce pas merveilleux de s’arrêter sur ces images ?

En plus, cela semble tellement normal.

Ce qui ne nous empêche pas de vivre, de revivre à chaque fois cet émerveillement lorsque nous sommes témoins de cette persévérance.

Ce qui ne nous empêche pas de nous dire, tout au fond de nous, « C’est beau d’être un tout petit enfant ! »

Si cela vous arrive, vous dites-vous : « Je suis, quelque part en moi, comme ce petit enfant ! »

Ce n’est pas ce qui vient à notre esprit. On voit l’enfant, on voit ses efforts, on l’encourage à continuer, à recommencer, à ne pas abandonner et on ne fait pas le lien avec notre vie d’adulte.

La réalité de l’adulte

La majeure partie de notre vie nous essayons d’ignorer les problèmes. Nous les mettons de côté en espérant qu’ils disparaissent et si cela n’est pas possible nous condamnons, nous jugeons, nous cherchons les coupables, nous éprouvons un ras le bol de devoir toujours faire face à des difficultés que nous ne voulons pas.

Nous nous trouvons des subterfuges pour nous sortir d’un mauvais pas, pour faire comme si ce n’était pas important, comme si ça ne nous touchait pas.

La situation ne s’arrange pas … ce n’est pas grave, pas encore, ça peut attendre !

Ce faisant, nous pourrions donner, si nous en avons conscience, l’image d’un petit enfant qui abandonne la possibilité de marcher, de parler, de manger seul, de dessiner, de faire des « roulé-boulé », parce que c’est trop dur, trop difficile.

Mais, me direz-vous, heureusement, nous ne sommes plus des gamins !

Est-ce si différent ?

Et si apprendre à marcher, à parler, à … s’apparentait à payer ses factures dans les délais, faire face à une situation conflictuelle, rendre les dossiers demandés dans les temps, trouver une solution pour régler ce qui nous gêne le plus, anticiper les problèmes qui pourraient survenir à cause de notre laisser-aller … ?

Qu’en pensez-vous ?

Pas si différent, non ?

A chaque fois que nous sommes devant un problème, une difficulté, nous pouvons y faire face EXACTEMENT de la même manière que ce que nous avons fait pour aller plus loin que nos premiers pas !

Retrouver cette détermination de l’enfant

La réalité de l’adulte est bien sûr différente de celle d’un petit enfant.

Normalement, nous sommes censés avoir évolué !

Reste que, pour la majorité des adultes que nous sommes, nous tourner vers le problème est quelque chose qui nous terrifié, comme si nous n’avions pas la recette pour gérer ce qui nous arrive.

C’est pour cette raison que nous préférons les éviter, ce qui ne change pas grand-chose, car, c’est lorsqu’ils deviennent vraiment trop grands, trop lourds, trop importants, qu’enfin, nous cherchons comment il nous est possible de les régler.

Que pourrait-il se passer si nous retrouvions cette détermination de l’enfant ?

Si l’on pouvait regarder le problème, lorsqu’il surgit, droit dans les yeux et le résoudre immédiatement, ne serait-ce pas l’idéal ?

Il y a une règle qui est la même pour dépasser n’importe quelle difficulté, cette règle est la GESTION de nos émotions.

Je m’explique : Si je prends en compte un problème dès qu’il apparait, par exemple : les pneus de ma voiture qui arrivent à la limite de l’usure permise, et que je n’attends pas pour commander un nouveau jeu, si je téléphone tout de suite à mon garagiste, je ne vivrais plus la peur de tomber sur un contrôle de la route et de me ramasser une amende salée, simplement parce que j’ai attendu … et encore attendu … d’avoir le temps de passer chez le garagiste. Je m’économise ainsi un stress inutile, une peur infondée – même si elle est fondée – et un accident malheureux parce que mes pneus n’adhéraient plus sur la route mouillée !

Vous pouvez tourner votre problème dans tous les sens, le seul moyen de vous en sortir est de le gérer sans attendre. Tout ce que vous recevrez en retour si vous attendez le bon moment est un renforcement de ce qui empêche vos émotions de circuler librement. Celles-ci finiront par dominer votre vie.  

Agissons comme le fait le petit enfant lorsqu’il se relève après être tombé. Son seul objectif est de parvenir à l’acquisition de la marche. Pour nous, notre objectif pourrait être : Ne pas laisser une difficulté, un problème empoisonner notre quotidien.

A vous de jouer.

Je vous souhaite un tout bon week-end, à bientôt.

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Publié dans Coaching

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