S’accepter et s’aimer

Publié le par Madeleine Moreau

Samedi, lors d’une journée de formation, une participante disait : « Je suis née original, je ne veux pas mourir copie ! »

Qu’en pensez-vous ?

Personnellement, j’ai trouvé cette affirmation absolument magnifique. Wouha, si l’on pouvait tous et toutes dire ça, il n’y aurait plus de jalousie, plus de comparaison, plus de racisme.

Imaginez que vous parveniez à vous accepter tel-le que vous êtes, avec vos qualités et vos défauts, avec votre physique, et, par-dessus tout, vous aimer pour ce que vous êtes …

Contre-indication

Ce n’est pas évident de parvenir à s’accepter et à s’aimer.

Il y a une chose que nous faisons tout le temps, bien souvent sans en avoir conscience, c’est de nous comparer aux autres.

Personnellement, j’aime bien regarder les « reines du shopping », tout d’abord parce que cela me distrait, me donne la possibilité de savoir ce qui est à la mode, mais, si je veux être en vérité, je devrais dire que je regarde cette émission parce que j’espère toujours avoir par l’intermédiaire du petit écran, le reflet de ce qui pourrait mettre mon corps en valeur, corps que j’ai du mal à accepter tel qu’il est !

Savez-vous ce qui me frappe le plus souvent dans cette émission ?

Tout d’abord, le besoin de se comparer à une célébrité du cinéma ou de la chanson. Les candidates essaient de correspondre au look d’une idole – lorsqu’elles ne la copie pas – et ne parviennent pas à surmonter leurs complexes.

Ensuite, le jugement qu’elles se portent, les unes par rapport aux autres. Tout ce qui ne correspond à leur préférence est bon à jeter !

Bon, parvenue ici, je pourrais me demander pourquoi je regarde cette émission …

La comparaison n’est pas quelque chose de nouveau, j’ai presque envie de dire que nous avons été « programmé » pour cela.

Nous regardons ce que font les autres, nous copions ce qui les rend irrésistible, nous cherchons à leur ressembler. A l’inverse, nous sommes également capables de les juger, juste pour nous sentir mieux qu’eux !

Mais, est-ce que cela nous rend plus heureux-se ?

Cette comparaison – qui peut devenir maladive – est facilitée par l’attraction des réseaux sociaux : Se montrer sur fb pour avoir toujours plus de likes, aller sur Instagram pour regarder des photos de gens heureux, photos qui ne font que traduire que nous aimerions bien avoir une vie qui ressemble à ça et pas à ce que nous vivons.

Cette comparaison est, au départ, faussée, menteuse.

Est-ce que vous mettriez une photo dans les moments où vous vous disputez, où vous êtes en colère, où vous pleurez ? Bien sûr que non !

Et, si vous vous comparez aux photos joyeuses, belles, pleines de vie, vous ne voyez que ça et perdez de vue que ces personnes essaient de donner le change, de paraître autrement que ce qu’elles peuvent vivre au quotidien. En fait, une photo, c’est juste un instantané qui ne montre que ce qui pouvait être montré.

Il faudrait se demander si le fait de voir le bonheur des autres, si d’avoir plein de like sur sa page ou sur son mur rend plus heureux-se. La réponse est facile à deviner.

Et vous, quels sont vos supports de comparaison ?

La deuxième chose que nous faisons tout aussi souvent, c’est de porter un jugement gratuit et infondé.

J’ai énormément de connaissances qui ont réussi à arrêter de fumer. Lorsqu’elles me voient allumer une cigarette, elles me le font remarquer et j’entends bien, dans leur voix, que ce n’est pas uniquement par souci pour ma santé, mais qu’elles portent un jugement contre ces personnes qui n’ont aucune volonté.

Dans le sens inverse, je retrouve en moi les mêmes attitudes. Le plus flagrant est lorsque je vois une personne qui est « débraillée », je veux dire qui se complaît dans un laisser-aller vestimentaire et esthétique. Au fond de moi, je me dis que cette personne devrait apprendre à s’estimer un peu plus, faire quelque chose pour être plus présentable, etc. Donc, je ne fais pas mieux !

Idem envers celles qui ne font rien pour changer des habitudes que je trouve néfastes : Quand même, c’est pas difficile de changer une habitude ! … Oui, mais moi, il y en a plein que je n’ai pas encore changé, mais les regarder risque de me faire sentir que je ne suis pas si bien que ce que je montre !

Ces deux choses : se comparer et juger sont étroitement liées.

S’accepter et s’aimer

C’est sans doute le seul remède qui soit vraiment efficace.

Cela ne veut pas dire que c’est facile et que ça agit rapidement.

Cela veut dire, qu’il faut déjà prendre conscience de tous les clichés qui nous poussent à entrer dans une comparaison. Il faut prendre conscience de tous les moments où nous sommes dans le jugement.

Voici quelques pistes qui peuvent être aidantes :

  • S’arrêter à ce qu’il y a de beau et de bon en nous. Il y a toujours quelque chose de beau et de bon en nous, personnellement, j’aime bien mes mains, j’aime mon regard et je sais qu’il exprime très bien ce que je ressens. J’aime ma manière de contempler, de m’extasier devant les beautés de la nature. J’aime le travail que je fais … et vous, qu’aimez-vous-en vous ?
  • Apprécier ce que nous avons. Dans la comparaison, il y a, toujours, un mouvement qui nous fait ressentir que nous n’avons pas ce que nous voyons chez l’autre. Cela ne veut pas dire que nous serions mieux si nous l’avions également. Donc, pour contrer les effets que peuvent susciter la comparaison, il pourrait être bon d’apprécier ce que l’on a … qu’en pensez-vous ?
  • Gérer ses frustrations. C’est un excellent moyen pour ne pas tomber dans le jugement. Parce que, si on regarde bien, le jugement se prononce parce que nous ressentons une frustration. La première frustration pourrait bien être la peur d’être comparé à ce que nous étions avant ! Donc, d’être toujours et encore dans l’impossibilité de nous accepter et de nous aimer pour ce que nous sommes aujourd’hui.

Si vous parvenez à suivre ces pistes, vous verrez, à la longue, que vous avez perdu cette habitude de vous comparer aux autres.

Vous entrerez dans une vérité plus grande de ce qui vous êtes, vous rejoindrez de plus en plus « l’original » qui est vous … vous ne mourrez pas dans la peau d’une copie de ce que vous auriez préféré être !

Je vous souhaite un bon week-end Pascale, je vous retrouve la semaine prochaine.

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Publié dans Coaching

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