Traverser les moments difficiles

Publié le par Madeleine Moreau

Des moments difficiles, j’en ai eu dans ma vie, comme tout le monde, je pense.

Combien de fois ai-je dit : « J’espère que cette année sera meilleure que celle qui vient de se terminer ! »

Cela n’empêchait rien, de nouvelles difficultés apparaissaient, je devais y faire face ou m’écrouler.

Après l’accident dans lequel mon mari a été gravement touché, j’ai espéré ne jamais devoir y faire face à nouveau … quelques années après, c’est moi qui occasionnait un accident qui aurait pu être très grave.

J’ai eu une opération importante et j’ai souhaité n’avoir plus jamais à passer par là … d’autres opérations, plus importantes ont été nécessaires.

Je pensais qu’il me serait facile de décrocher des contrats après l’obtention de mon brevet, je n’ai eu que de petits contrats.

J’ai essayé une multitude de régime pour tenter de perdre ces kilos qui s’accrochent à mes hanches … j’ai perdu, j’ai repris.

J’ai été victime d’un vol, je me suis fait arnaquer, j’ai été piratée, je me suis sentie trahie plus d’une fois … à chaque fois j’ai dit : « plus jamais ça » …

Et vous, avez-vous, dans votre vie, des moments difficiles que vous avez traversés ?

Je ne doute pas que c’est le cas.

Si vous regardez, quel que soit votre âge, vous avez une liste importante qui répertorie vos passages difficiles. Certains ont été traversés, d’autres sont encore présents, certains continuent de miner votre vie.

Ce qui est extraordinaire, c’est que vous êtes encore là. Dans certains aspects un peu plus fort-e, dans d’autres un peu plus faibles. Des ressources vous ont été données, des limites nouvelles se sont installées. Mais, vous êtes là, debout.

Aujourd’hui, nous allons voir quelques états que nous devons traverser pour traverser le mieux possible une difficulté.

Une traversée pas si calme que nous le voudrions

Pour commencer, je vous invite à revenir sur une difficulté dont le simple fait de vous en souvenir vous fait, encore, dresser les poils de vos bras.

Vous en avez une ?

Bien, maintenant, essayez de retrouver les états intérieurs que vous avez vécu durant cette période.

Voici les états qui pourraient vous correspondre :

  • Un idéal qui fout le camp – A chaque fois qu’une difficulté, majeure ou mineure, nous touche, c’est un idéal qui est touché. Le projet que nous avions ne se réalise pas ou prend fin définitivement. L’habitude que nous voulions changer est remise au saint glin-glin. Certaines relations se distancent où se coupent. Un rêve se transforme en cauchemar. Le sommet qui était tout prêt se transforme en un vide sans fin. …
  • Le doute s’installe – La difficulté ressemble énormément à l’échec. Cette sensation d’échec provoque un doute personnel : « Pourquoi n’ai-je pas vu venir. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça. Est-ce que je vais être à la hauteur. A quoi je sers. Etc. » Douter n’est jamais agréable, bien au contraire. Quand le doute vient toucher le cœur de la difficulté, alors c’est la cerise sur le gâteau : le doute sur le comment je vais m’en sortir et le doute de mes forces réelles.
  • L’impuissance totale – Lorsque nous nous trouvons au cœur de la difficulté, ce qui nous habite est une sensation d’impuissance totale. Il nous semble que nous ne sommes pas outillés pour faire face à ce qui nous arrive. Nous avons cette impression que personne ne peut savoir ce que nous traversons et que personne ne peut nous aider à nous en sortir. Nous nous sentons faibles, impuissants, incapables. Si le mental s’y met, si nos pensées tournent en rond, nous pouvons alors ajouter l’état dépressif.
  • Le mal-être s’installe dès le matin et ne s’en va pas durant la nuit – C’est un fait. Même si nous nous octroyons des moments où nous pouvons souffler, nous détendre, nous faire du bien, ce qui reste présent, tout au fond de nous, c’est que nous nous sentons mal. Le pire, c’est que nous voulons nous sentir bien. Or, plus nous nous sentons mal, plus nous avons cette sensation que rien ne peut nous faire du bien.

Est-ce que cela vous parle ? Y a-t-il des états que vous rajouteriez ?

Quand on s’arrête à ces états, il est légitime de se demander : Comment alors est-ce que je m’en suis sorti-e ? »

La vie nous permet de traverser

La réaction impulsive serait de penser que la vie nous précipite dans la difficulté – dire qu’elle nous permet de traverser est une aberration.

C’est une erreur.

Il y a deux choses bien distinctes : les éléments de la vie – situations si vous préférez – et le dynamisme de vie.

Je prends un autre exemple : Vous venez de perdre votre emploi et rien ne vous certifie que vous allez en retrouver un.

Est-ce la vie qui vous interdit de travailler ou est-ce la situation économique ? Est-ce la vie ou est-ce une mauvaise gestion de l’entreprise ?

Que vous retrouviez ou pas un emploi, vous allez devoir faire face à tous les états mentionnés ci-dessus. Qu’est-ce qui pourrait vous le permettre ?

Ce n’est pas votre ex-patron. Ce n’est pas vos anciens collègues. Ce n’est pas votre compagnon ou votre compagne – même si c’est très aidant – qui ne savent pas ce que vous vivez.

Non, c’est la connexion à votre dynamisme de vie. Cette envie de vous en sortir, de ne pas vous laisser couler, de vous prouver que vous pouvez vous en sortir, même en y laissant des plumes et peut-être toutes vos économies.

Un dynamisme de vie qui va vous conduire à construire ou reconstruire votre vie autrement, à trouver de nouvelles ressources en vous.

Ce dynamisme de vie vous invite à :

  • Accueillir et accepter ce qui est. Cette difficulté que vous devez traverser, vous ne l’avez pas désirée. Pourtant, c’est arrivé, ça vous est arrivé.
  • Ne pas remettre en question vos qualités, vos capacités. Le doute va vous conduire à remettre en question vos qualités, vos capacités, vous faire croire que vous n’êtes pas aussi bien que vous ne le pensiez. Le doute est un parasite qu’il faut couper le plus vite possible
  • Reconnaitre les limites qui s’imposent. Nous l’avons vu en visitant les différents états. L’impuissance, l’état dépressif font parties des conséquences issues de la difficulté. Automatiquement, vous allez vous sentir limité-e dans certaines choses, avoir moins de force, moins d’énergie. Vous devrez composer vos journées autrement. Reconnaissez ce qui se présente comme des limites nouvelles et cherchez les forces qui vous restent.
  • Entrer dans un espace-temps temporaire. Toute difficulté n’est que temporaire. Attention, je ne veux pas dire que tout peut redevenir comme avant. Certaines difficultés sont de véritables deuils à vivre : deuils d’une personne proche, d’un travail, d’un bien, du portefeuille santé … et rien ne sera plus comme avant. Pourtant, ce n’est qu’en traversant que vous retrouverez, de l’autre côté du mur, la force de continuer de vivre.
  • Vous engager personnellement. Si vous passez votre temps, vos journées à chercher autour de vous, qui pourrait vous sortir de cette mauvaise passe, vous recevrez des tonnes de bons conseils, des sourires larmoyants, des encouragements à la guimauve, mais personne ne pourra se mettre à votre place. Vous avez donc un engagement personnel à vivre, ne serait-ce que pour faire un pied de nez à l’élément qui vous a précipité dans cette situation – ce que je fais – et qui, je vous le promets, est la plus grande victoire que vous pouvez obtenir.

En conclusion

Ce n’est pas parce que vous devez faire face à une difficulté que vous avez une mauvaise vie.

Cette difficulté, vous ne l’avez pas choisie, vous la subissez ou vous l’avez subie.

Il est possible de traverser cette mauvaise période en commençant par accepter que cela vous arrive.

Revenez à toutes les fois où vous vous êtes sorti-e d’une difficulté et la force qui vous a alors habité-e. Pourquoi ne serait-ce pas possible encore cette fois-ci ?

Je vous le souhaite de tout cœur et je vous dis à bientôt.

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Publié dans Coaching

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