Des lucioles dans la tête

Publié le par Madeleine Moreau

Le titre vous intrigue et vous avez eu envie de découvrir de quoi je voulais parler ?

Tout d’abord, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue en ce début de semaine bien ensoleillé.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu des lucioles. C’est assez impressionnant. Il fait nuit noire et tout d’un coup, il y a des centaines, des milliers de petites lumières qui se mettent à bouger devant vous.

Ce sont justes des insectes, pas de quoi s’affoler, les extra-terrestres ne sont pas encore là !

Aujourd’hui, j’ai juste envie de faire un parallèle avec quelque chose que nous avons tous et toutes : nos idées.

Des idées, nous en avons à tout moment. Elles arrivent, restent plus ou moins longtemps, ont une densité plus ou moins grande, et disparaissent. Parfois, il nous arrive de nous dire : « Mais, j’avais une idée bien précise et je ne sais plus ce que c’est ! »

Hé oui, lorsqu’une idée ne fait que passer, elle ne laisse pas d’empreinte.

Une petite lumière qui brille et s’éteint

Je suis persuadée que vous en faites régulièrement l’expérience.

Combien de fois vous arrêtez-vous pour vous demander : « Qu’est-ce que je devrais faire ? » « Qu’est-ce qui serait le mieux ? » « Comment est-ce que je vais m’en sortir ? » …

Et là, juste au moment où vous vous posez la question, une idée lumineuse vous traverse.

Rapide comme l’éclair.

Trop vite ou trop simple pour que vous vous arrêtiez.

Parfois vous avez cette sensation que vous avez, dans un coin reculé de votre cerveau, la réponse à votre question. Oui, vous avez entendu parler d’un truc, sans pouvoir toucher le truc en question. Est-ce un vieux souvenir ou une construction cherchant à vous rassurer qui traverse votre mémoire ? Quoi qu’il en soit, vous revenez à votre question et vous vous creusez les méninges pour trouver la solution !

Cette petite lumière n’est pas restée suffisamment longtemps pour vous éclairer davantage, et, comme en plus, elle ne restait pas en place, vous n’avez rien vu de particulier … des lucioles … vous voyez le lien ?

Retenir la lumière

D’un point de vue purement physique, il est impossible de retenir la lumière, sauf si celle-ci est retenue par le courant. Essayez de retenir un éclair, vous n’y arriverez pas ! Essayez d’immobiliser une flamme, elle s’éteindra de suite !

Par contre, il est tout à fait possible de laisser nos yeux s’habituer à la pénombre si une petite lumière en dessine les contours. D’une certaine manière, cela aide à retenir la lumière. Plus nous nous habituons aux contours de la pénombre, plus nous voyons ce qu’il y a en son centre.

Ces idées qui, soudain, passent devant nos yeux lorsque nous sommes face à un choix, une décision à prendre, sont des petites lumières qui s’allument là où nous ne regardons pas.

Cela vous semble compliqué ?

Revenons à la source de la problématique.

Vous vous demandez : « Qu’est-ce que je devrais faire ? » Ce qu’est-ce que je devrais … correspond à quelque chose qui ressemble à la pénombre. Vous vous posez une question. La réponse n’est pas automatique, elle n’est même pas visible … autrement, vous ne resteriez pas des lustres sur la question.

Pourtant, vous percevez des solutions – des petites lumières – des idées viennent vous effleurer … juste vous effleurer.

Bien, maintenant essayez la formule suivante : « Qu’est-ce que je peux faire ? »

Cela ne change rien à votre problématique. Cela vous permet juste de retenir la lumière, et, ainsi, d’éclairer un peu plus l’endroit où se cache vos ressources.

Je me trouvais dans une situation embarrassante. Je travaillais pour une entreprise qui permettait de rester à domicile.

Un boulot de rêve … du moins extérieurement … ce qui n’a pas empêché de me sentir, après quelques mois, très mal. Je n’en dormais plus, je tournais et retournais le problème dans tous les sens. Je n’arrêtais pas de me demander : « Qu’est-ce que je devrais faire pour me sentir mieux ? », « Qu’est-ce que je devrais faire pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise ? »

Des petites lumières, des idées, j’en ai eu … des dizaines, des centaines, des milliers …

Lorsque venait le moment où ma responsable hiérarchique me téléphonait pour le bilan de la semaine et me houspillait pour que je fasse quelque chose qui atteigne les objectifs, je voyais devant moi un soufflé au fromage qui retombait aussi plat qu’une crêpe !

Aucune idée ne semblait pouvoir être suffisamment solide pour que je la mette en pratique.

Aucune idée ?

Si, il y en avait une.

Une seule qui revenait à chaque fois – et cela a duré plusieurs mois – quitter ce job dans lequel je ne trouvais pas d’épanouissement.

Mais quitter pour quoi faire ? J’avais besoin de ce boulot, j’avais besoin de l’apport financier qu’il m’apportait, j’avais besoin de la liberté qu’il me laissait …

Vous voyez la suite ? Je restais. Je me disais que la semaine suivant serait mieux. Je pensais que la semaine suivante je saurais comment faire pour atteindre l’objectif.

L’idée que je devais quitter ce job me taraudait. Je la laissais s’en aller. Je ne voyais pas où je pourrais aller si je quittais. Le cercle vicieux semblait s’étendre se semaines en semaines.

Un jour, je me suis dit : « Là où j’en suis, qu’est-ce que je peux faire ? » … Quitter ce boulot de m…. C’est venu avec une force inouïe. Ce que je balayais systématiquement d’un clignement de cil m’apparaissait comme la meilleure idée que je n’avais jamais eue !

J’ai quitté cette entreprise, sans avoir en vue un autre boulot. Je terminais mon contrat un 31 mars. Le 1er avril – ce n’est pas un poisson – je commençais un job dans une institution. Job qui a été le soubassement pour me conduire à ce que je fais aujourd’hui.

Il ne s’est pas passé une semaine après ma décision avant que l’on vienne me demander si j’avais des disponibilités pour un poste à repourvoir.

Je sais bien que mon histoire risque peu de vous rejoindre, tout d’abord parce que vous n’êtes pas dans ma réalité.

Par contre, elle peut vous aider à mieux comprendre comment vous pouvez vous libérer des entraves qui sont sur votre chemin de vie.

En conclusion

Si vous vous demandez : « Qu’est-ce que je devrais faire – qu’est-ce qui serait le mieux ? » vous ne parviendrez pas à retenir les idées qui surviendront en réponses possibles.

Si vous vous posez la question ainsi : « Qu’est-ce que je peux faire ? », une réponse vous sera donnée. Celle-ci risque de vous déstabiliser. La réponse ne sera pas toujours celle qui pourrait vous maintenir dans votre confort, votre sécurité.

Si une idée vous semble mauvaise – au premier contact – et qu’elle revient en force au moment où vous vous demandez « Qu’est-ce que je peux faire ? » Faites-en quelque chose, vivez-là !

Que risquez-vous ?

Au pire, vous reviendrez là où vous étiez auparavant. Au mieux, cela vous permettra de vivre des choses qui vous semblaient à priori impossibles !

C’est ce que je vous souhaite.

A bientôt.

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

Publié dans Coaching

Commenter cet article