Le miracle de la vie

Publié le par Madeleine Moreau

On me dit souvent que j’ai de la chance : un mari, des enfants et des petits-enfants merveilleux, un travail que j’aime, un environnement formidable …

Une personne me disait : Toi, tout te réussit !

C’est une manière de voir les choses, du moins, extérieurement. Il est vrai que la vie est beaucoup plus facile quand tout se passe bien.

Mais est-ce toujours ainsi ?

Je vous rassure de suite. Des difficultés, j’en traverse. Des moments difficiles où plus rien ne va, je connais. Des périodes dépressives, j’en ai connu.

Vous connaissez sans doute des personnes à qui tout sourit. Des personnes qui semblent avancer dans leur vie sans tracas – en tout cas pas comme vous – qui sont en bonne santé, qui ont un travail passionnant, une famille unie … qui sont déjà au paradis d’une certaine manière !

Vous connaissez également des personnes qui attirent tous les ennuis possibles et imaginables. Elles n’arrivent pas à se relever d’un échec, elles subissent leur vie sans pouvoir réagir. Elles sont en mauvaise santé, elles accumulent les déboires.

Vous connaissez d’autres personnes qui sont automatiquement négatives sur tout et sur rien. Ce qui est bien est hors de leur portée, ce qui ne va pas est leur quotidien. Elles râlent sur tout, elles se sentent victimes du matin au soir et du soir au matin. Même si elles ont tout pour être heureuses, elles n’arrivent pas à sourire à la vie.

Hé oui, nous connaissons tous et toutes ces profils, nous en faisons d’ailleurs partie.

Alors, me direz-vous, qu’est-ce qui provoque ces différences ?

Le bonheur ne se trouve pas à l’extérieur

C’est la première raison que je perçois.

Nous recherchons le bonheur, nous l’espérons, nous le traquons … bien souvent à l’extérieur. Nous pensons que pour être heureux, nous devons avoir certaines choses – le plus souvent matérielles, sans oublier quelques relations bénéfiques – et si nous ne les avons pas, nous sommes, nous nous sentons malheureux.

Nous recherchons le plaisir dans les activités extérieures : La nourriture, les loisirs, les voyages, l’amour, la reconnaissance …

Lorsque nous atteignons une de nos quêtes, bizarrement, nous ne nous sentons pas plus heureux, il nous manque toujours quelque chose !

Nous cherchons à l’extérieur, nous ne cherchons pas à l’intérieur de nous, là est le drame.  

J’ai toujours ressenti de l’émerveillement lorsque je regarde une fleur, lorsque je regarde un arbre, lorsque je suis du regard le vol d’un oiseau ou le travail d’un artisan. Cela me remplit de bonheur.

Ce bonheur, je le communique facilement. C’est tellement beau, tellement extraordinaire.

J’ai rencontré des personnes qui réagissaient ainsi : « Bof, c’est qu’une fleur, pas besoin d’en faire tout un plat ! » Ou encore : « Ça te sert à quoi de t’intéresser à ce truc ? »

Il m’a fallu longtemps pour comprendre que ces personnes n’avaient pas en elles ce petit muscle qui se tend sous l’émerveillement, qu’il y avait des personnes qui ne parviennent pas à se réjouir devant les choses toutes simples de la vie … et que ce n’était pas de leur faute !

Ne me demandez pas comment il faut faire pour trouver le bonheur en soi. Je ne sais pas s’il y a une recette. Cela ne m’empêche pas de penser que nous avons tous et toutes ce petit muscle et que pour le mettre en mouvement, il faut arrêter d’attendre que l’extérieur nous donne ce que nous désirons.

Apprendre de nos expériences 

Une autre raison consiste à ne pas apprendre de nos expériences. Bien sûr, les expériences qui nous font sentir que nous sommes bien, peuvent faire durer un peu plus une sensation de bonheur. Par contre, les expériences qui nous font chuter, qui ne nous apportent que de la colère ou de la frustration, celles-là, elles ne peuvent rien nous apprendre !

C’est une erreur.

Dans la vie, nous n’arrêtons pas de faire des expériences et cela dans tous les domaines : Expérience du chaud et du froid, expérience de la joie et du chagrin, expérience du plaisir et du rejet … Tout est expérience, même si l’expérience est répétée plusieurs fois.

Apprendre de nos expériences ne nous met pas à côté de notre vulnérabilité, de nos faiblesses, de nos peurs. Bien au contraire. Par contre, elles peuvent nous rendre plus fort-e, moins perméable à la moindre goutte d’eau.

Supposons que vous préparez le repas. Vous vous coupez juste sous l’ongle de votre index. Pas moyen de faire autrement que de mettre un pansement. Pansement qui va vous handicaper tout le reste de la journée dans votre travail – surtout si vous tapez sur votre ordinateur – Pourtant, le travail, vous allez le faire et vous allez trouver – très rapidement – comment détourner le handicap. En même temps vous aurez appris à tenir votre couteau autrement.

Supposons que vous trouvez un billet qui n’est pas trop doux sur votre pare-brise, le jour où vous avez oublié de mettre votre disque bleu. Cette expérience se rappellera à vous à chaque fois que vous parquez. Automatiquement, vous allez regarder si c’est une zone limitée dans le stationnement.

C’est ainsi que l’on apprend de nos expériences. Le problème, c’est que nous n’en prenons pas conscience !

S’arrêter pour dire merci à la vie

C’est quelque chose que nous ne faisons pas ou très rarement.

C’est pourtant le petit truc qui a un pouvoir immense.

Cela peut sembler idiot, dérisoire, enfantin que de dire MERCI pour quelque chose qui ne fait que passer dans notre vie.

Je peux avoir le cœur triste, les pensées qui se noient sous la semelle de mes chaussures.

J’entends un oiseau chanter. Je relève la tête pour tenter de l’apercevoir. Je vois un nuage qui a la forme d’un petit chien et cela me fait sourire.

Je peux dire merci à l’oiseau d’avoir chanté à ce moment-là, merci au nuage de m’avoir permis de sourire et reconnaître cette fraction de seconde où mon cœur a été plus léger.

Essayez … il y a, dans chaque journée, des dizaines d’occasions de le faire. Le résultat est vraiment miraculeux, la vie vous semble soudain bien plus légère.

Vous pouvez également tester la reconnaissance. Vous traversez un moment difficile dans votre couple ? Vous pourriez être reconnaissant-e d’avoir quelqu’un près de vous, même si ce n’est pas la vie en rose. Vous vous ennuyez au travail ? Vous pourriez être reconnaissant-e d’avoir un travail, même si celui-ci ne vous emballe pas.

Vous n’en pouvez plus, vous vous demandez quand est-ce que ça ira mieux ? Ici aussi la reconnaissance peut devenir un atout majeur pour vous sentir mieux : soyez reconnaissant-e d’être en vie !

En conclusion

Souvent nous attendons que la vie fasse des miracles pour nous alors que le simple fait que nous soyons en vie est déjà un miracle.

Toutes les petites choses qui nous sont données, à tout moment de la journée sont par elles-mêmes des miracles.

Je vous souhaite une merveilleuse journée. A bientôt.

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Publié dans Coaching

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