Nos zones de confort peuvent devenir très inconfortables !

Publié le par Madeleine Moreau

Chaque matin, elle se réveillait en sachant ce qu’elle allait faire de sa journée.

Tout était, dans sa tête, bien ordonné.

Sa devise aurait pu être : Ne jamais s'écarter du planning élaboré en début de semaine !

Pour cela, elle consacrait, chaque dimanche soir, 2 heures pour noter, point par point, de quoi allait être ses tâches, ses actions dans la semaine.

Souvent un casse-tête incroyable, elle ne savait que faire des imprévus qui survenaient.

Mais bon, elle était organisée, très organisée, trop organisée …

Jusqu’au jour où tout a bousculé.

Des habitudes, nous en avons tous et toutes et nous aimons bien lorsque tout se déroule selon nos plans, n’est-ce pas ?

Ainsi, sans être à cheval sur un planning soigneusement établit, nous savons que du lundi au vendredi, nous nous rendons au travail. Nous savons exactement ce que nous allons faire. Nous connaissons hyper bien notre environnement, le nombre de kilomètres nous séparant du foyer au lieu de travail, le temps que cela prend. Nous savons anticiper les retards imprévisibles, nous jouons à saute-mouton toute la journée pour parvenir à faire tout ce qui nous est demandé.

Il nous a fallu du temps pour construire notre zone de confort, zone à laquelle nous tenons fermement.

Jusqu’au jour où tout a bousculé.

Elle savait que ce jour viendrait.

Elle pensait que ce serait toujours aussi facile, qu’elle s’adapterait facilement, qu’elle trouverait facilement de quoi occuper son temps.

Les premiers jours, elle s’est octroyé de vraies vacances, occupée à ne rien faire, enfin, c’est ce qu’elle pensait !

Au matin du 4ème jour, elle a vécu cette sensation de perdre le nord.

Ce fut le début d’une descente en enfer.

Le moment de la retraite, moment tant attendu, lui apparaissait déjà comme un cauchemar, elle avait trop de temps devant elle et ne savait pas comment le remplir !

Elle pensait vivre confortablement sa retraite, elle découvrait l’inconfort à chaque minute !

Le jour où, enfin, la retraite arrive provoque un bouleversement dans les habitudes prises depuis des années. Surtout lorsque celle-ci n’a pas été préparée psychologiquement.

S’il est habituel de s’intéresser au côté financier – que vais-je toucher, à combien se monte ma rente de retraité-e, quelles sont les assurances qui arrivent à terme – le côté psychologique est rarement abordé par les intéressés.

Je vous parle, en début de cet article, d’un changement important dans la vie de toute personne, un changement qui va venir chambouler des habitudes prises depuis des années.

Si vous êtes encore loin de la retraite, vous vous dites, sans doute, que ceci ne vous concerne pas, que vous ferez autrement que la personne qui illustre cette page.

Regardons les choses autrement

Quel que soit l’âge que vous avez, vous mettez en place des habitudes qui vont être votre ligne de vie durant des années.

Les jeunes mariés mettent en place des habitudes … si, si … le petit bisou échangé rapidement sur le pas de la porte pour se souhaiter une bonne journée, les copains, copines que l’on retrouve ponctuellement pour une sortie en boîte ou un match, les tâches ménagères que l’on se partage ou pas, etc.

Les jeunes parents adoptent de nouvelles habitudes. Ils apprennent à se reposer dans un sommeil souvent coupé par les pleurs de bébé, changent leur alimentation, trouvent d’autres loisirs, etc.

Les parents d’adolescents doivent faire face à d’autres défis. Leurs habitudes doivent changer et en plus, ils doivent jongler avec les habitudes qui appartiennent au monde de leurs ados. Ils sont encore parents et ils apprennent à lâcher la bride, ce qui, forcément, touche leurs habitudes.

Les enfants quittent la maison, le nid se vide et pour le couple qui reste là, c’est un changement radical. L’habitude qu’ils avaient de se parler – souvent au sujet des enfants – demande de trouver un nouvel équilibre. Les moments que l’on partageait avec eux doivent à présent se repartager à deux. Les soirées se font plus silencieuses, les loisirs doivent être redécouverts, etc.

Si vous n’avez pas fait le choix de vivre en couple ou d’avoir des enfants – si l’on peut parler de choix – vous construisez votre vie en fonction de votre environnement relationnel et professionnel. Vous mettez en place vos habitudes. Vous construisez également vos zones de confort.

Dans ces habitudes que vous mettez en place, tout peut survenir, n’importe quand, quel que soit votre âge, quelles que soient les assurances que vous avez prises : une séparation, un divorce, la perte d’un emploi, un changement d’orientation, un déménagement, un accident, une catastrophe naturelle, l’état de votre santé, etc.

Tout peut bousculer en quelques heures.

Je vous propose d’y réfléchir. Quelles sont les habitudes qui ne sont là que pour vous assurer dans votre zone de confort ? Que feriez-vous, si demain, un chamboulement se produisait ?

Dans les prochains articles, vous découvrirez comment vous pouvez changer vos habitudes pour qu’elles deviennent complices de votre dynamisme de vie et non pas source d’esclavage.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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