Mosaïque

Publié le par Madeleine Moreau

J’ai profité de quelques jours de congé pour visiter les mosaïques de Ravenne, en Italie.

J’ai pris du plaisir de contempler à nouveau (presque 30 ans que j’ai découvert ces lieux), cet art qui date du 5ème siècle jusqu’au 8ème.

Comme d’habitude, j’ai laissé les liens se faire entre ce que je contemplais et la vie.

Voici ce qui m’est venu :

J’ai pensé au travail de ces artisans qui taillaient les pierres, généralement des pierres semi-précieuses. Les outils dont nous disposons aujourd’hui n’existaient pas. Combien d’heures, combien de temps … certains tableaux ont demandé plus d’un siècle de travail, hé oui, c’est énorme !

J’ai pensé au travail des bâtisseurs. Toutes ces colonnes, tous ces frontons sculptés. Le marbre qui joue avec la lumière et l’ombre, donnant une perspective de profondeur et de verticalité, la pierre taillée qui donne l’impression qu’elle est aussi fine que de la dentelle, les arcs en brique rouge qui agrandissent les portes qui sont déjà colossales. Comment faisaient-ils sans avoir recours aux plans millimétrés donnés par nos puissants ordinateurs ?

J’ai contemplé ces mosaïques qui ornaient les plafonds, le haut des allées centrales. Il faut un zoom pour voir tous ces carrés former la figure du tableau. L’émerveillement ne s’arrête pas là, il y a les détails qui rendent les visages presque réels, la finesse des mains, l’assise des pieds. Il y a la représentation de la nature avec sa faune et sa flore, la présence de l’eau et du vent …

 

Et moi, au-dessous de ces ciels étoilés, toute petite, parce qu’il est impossible de se sentir grande, je me sentais reliée à l’univers, reliée de ces premiers siècles de la chrétienté à notre ère informatisée. Cela apporte un vertige déconcertant.

 

Toute petite devant cette grandeur, j’ai pensé à ma vie. Que serait mon tableau si je prenais toutes les couleurs représentant mes moments de joie, de bonheur, mes moments de souffrance, mes réussites et mes échecs, mes espérances et mes désillusions, mes forces et mes faiblesses … ? Qu’est-ce que je pourrais alors contempler ?

 

Tout au fond de moi, je sais que j’y mettrais des colombes, des arbres, des rivières, des fleurs, des notes de musique, des étoiles. Il y aurait également des tunnels, des nuits sans étoiles, des représentations de l’enfer, mais il faudrait les chercher, car, au bout du compte, mes moments de lumières sont plus nombreux que mes moments de néant.

Votre vie est une mosaïque

Je n’étais pas seule à contempler ces mosaïques. Il y avait l’amie qui m’accompagnaient et qui partageait avec moi ces instants d’exception, il y avait les touristes qui déambulaient entre les colonnes, appareil de photo à la main, le silence dans le cœur.

En les regardant, je me suis dit qu’ils étaient aussi, d’une certaine manière, les petites pierres qui composent le tableau de l’humanité.

Chaque être humain est une mosaïque et chaque vie, dans son ensemble, apporte les couleurs qui donne du sens à notre humanité.

Aujourd’hui, je vous invite à prendre quelques instants pour regarder toutes les couleurs qu’il y a dans votre vie. Que serait votre tableau si vous preniez le temps de les assembler ?

Vous n’aurez pas un siècle à votre disposition, mais le reste de votre vie pour découvrir toute la beauté de votre vie.

Je vous souhaite une belle journée, à bientôt.

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Publié dans Coaching

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