Peurs fantômes

Publié le par Madeleine Moreau

Et si vos peurs donnaient des fleurs !

Peurs de l’échec, de ne pas être assez bon, de perdre le contrôle, de passer à côté, de la solitude, de manquer de quelque chose d’essentiel, de l’abandon … Souvent, ce sont des peurs fantômes qui restent accrochées en nous et nous empêchent d’avoir pleinement confiance en la vie.

Si vous vous reconnaissez en cela, voici quelques pistes qui pourraient vous aider à y faire face et leur donner moins de pouvoir.

Dans mon dernier article, je vous proposais de faire la liste et la genèse des différentes peurs que vous vivez dans votre vie.

Le but de l’exercice était de vous aider à prendre conscience qu’elles sont, souvent, des ramifications venues de votre enfance.

Il est temps d’aller un peu plus loin, de faire quelque chose de positif en se servant justement de ces peurs.

Si je vous demandais quel serait votre comportement face à une peur fantôme, vous me répondriez, sans doute, que le mieux serait de la détruire, comme si c’était un ennemi qu’il faut à tout prix mettre hors d’état de nuire. C’est compréhensible, mais cela ne changera rien.

Le mieux, est de se dire que la peur fait partie de nous. Elle ne peut pas être détruite.

Si, par exemple, vous avez peur de ne pas être assez bon-ne dans un domaine particulier, vous pouvez avoir détecté une peur fantôme. La genèse s’inscrit à cette époque, ou, étudiant-e vous avez chuté sur un examen qui vous a privé de l’obtention d’un certificat. Cela vous a profondément traumatisé et depuis, vous vous faites un devoir de réussir tout ce que vous entreprenez. Revenons à aujourd’hui. Supposons que vous devez rendre un dossier qui contient des données importantes pour la suite de votre engagement. La peur que ce ne soit pas suffisant, pas assez bien, pas complet refera surface jusqu’à la dernière seconde. Tant que vous serez aux prises de la peur, vous ne pourrez rien faire, parce que, ce que vous ressentez, c’est cette peur. Elle reviendra, quoi que vous fassiez, à la prochaine occasion.

Alors, me direz-vous, à quoi bon en parler ?

  • Tout d’abord, il est nécessaire d’être conscient-e qu’il y a en vous une peur. Lutter pour avoir moins peur ne sert à rien, si ce n’est de l’amplifier.
  • Une fois la peur reconnue, il faut l’accepter pour ce qu’elle est. Elle fait partie de vous. Elle fait partie de votre vie. C’est un fait.
  • Regardez alors cette peur dans les yeux. Pour reprendre mon exemple, qui vous dit que vous n’êtes pas assez bon-ne ? Vous allez découvrir, que ce n’est que vous !  Donc, cette peur vous fait du mal, elle met à mal la confiance que vous pourriez vous donner, elle vous empêche de vous sentir bien dans ce que vous faites.
  • Tout en ressentant cette peur, demandez-vous quel serait le pire scénario qui pourrait alors se produire. – Toujours dans l’exemple que je vous donne, le pire scénario serait d’entendre que votre dossier est bon à mettre à la poubelle, que vos supérieurs se mettent à vous critiquer … Quel est le pourcentage pour que cela se produise ? 2-3% … Ok, et les 97% restant, ce serait quoi ? Le risque tient uniquement dans un faible pourcentage, pas de quoi ternir votre image.
  • Si vous prenez conscience de cela, alors vous pouvez, d’avance, vous féliciter, ne serait-ce que d’avoir pris autant de temps pour construire ce dossier, tout en sachant, que vous preniez le risque de ne pas être bon-ne comme vous l’auriez désiré. Oui, vous pouvez vous auto-féliciter et vous dire que vous avez fait du mieux que vous pouviez.
  • La peur restera présente, même si vous appliquez ce que je viens de vous dire. Vous pouvez, pour le comprendre, visualiser une piqûre de moustique qui vous démange énormément, même si vous avez appliqué une crème calmante dessus. Rien qu’en regardant le petit point rouge sur votre bras, vous ravivez cette sensation de démangeaison. C’est ce qui se passe en vous avec votre peur.
  • Par contre, vous pouvez revenir au moment présent : vous et le dossier que vous venez de remettre. Ce qui va suivre ne vous appartient plus. Vous avez donné le maximum. Si, par malheur, une rectification devait vous être demandé, ce ne serait pas grave. Vous auriez simplement l’opportunité d’apprendre quelque chose et de rectifier ce qui n’était pas encore parfait. C’est une excellente manière de faire face à ce qui pourrait être blessant pour vous.

Ces quelques points peuvent être transférés sur n’importe quelle peur fantôme que vous vivez, que vous ressentez.

Vous avez en vos mains un processus de prise de conscience, à vous d’en faire quelque chose. Vous pouvez commencer à travailler sur la peur qui cause vos problèmes, qui sait, un jour découvrirez-vous qu’en devenant un peu plus conscient-e de vos peurs fantômes, vous ressentez un peu plus d’amour pour ce que vous êtes. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur.

ps : Si vous voyagez sur les pages de mon blog, vous découvrirez de nombreuses pistes susceptibles de vous aider à mieux vivre votre vie. La seule condition pour qu’elles soient efficaces est de mettre en pratique ce qui vous est proposé. Lire et juste y penser est totalement inefficace. Si pour vous, mettre en pratique est difficile, pourquoi ne pas demander un accompagnement en coaching de vie ?

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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