Ces relations qui n’en sont pas !

Publié le par Madeleine Moreau

Dans mon dernier article, je vous invitais à regarder quelles sont les relations que vous pourriez intituler « bof, bof », tout simplement parce qu’il n’y a pas véritablement de liens entre vous et elles ou entre elles et vous.

Ce sujet est très intéressant.

Samedi, avec des amies, nous en avons largement discuté. Ce fut un moment très tendre. Pas de jugement, pas de critique, mais simplement un regard différend porté sur ces relations qui ne nous apportent rien de particulier.

Ce que nous semons n'est pas une garantie de floraison future

C’est une constatation, nous devons parfois agir avec des personnes que nous n’aurions jamais choisi comme partenaire. C’est particulièrement le cas dans les relations de travail. Il est très difficile de défendre un dossier ou un projet s’il n’y a pas d’affinité, si le chemin de l’entente et de la complicité ne se fait pas. Tout aussi difficile si l’autre personne tente de pénétrer votre sphère privée en vous posant des questions déplacées ou en vous racontant en boucle ces petites misères. Lorsque la relation n’est pas reconnue d’un côté ou de l’autre, le lien reste stérile.

Entreprendre un nettoyage intérieur

Les relations « bof,bof » ne sont pas un mal en soit, je dirais même quelles peuvent être nécessaires pour notre construction intérieure.

Comment cela est-il possible ?

Laissez-moi vous partager mon observation.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai une page fb.

Parfois, je prends le temps de jeter un coup d’œil sur le mur de mes … amis-es … et ça me laisse de glace. Disons, pour paraître plus humaine, que je ne ressens pas ce petit truc qui ferait que je me sens connectée.

Pourtant, j’ai accepté l’invitation – il y a tellement d’invitations que je refuse – mais parfois, je me dis, pourquoi pas !

C’est ainsi que la liste de mes amis-es s’agrandit, ce qui me fait sourire, c’est ce terme : amis.

Il y a quelques semaines, j’ai pris le temps de regarder qui figurait dans ma liste. Ce fut un grand moment.

Toutes ces personnes que je ne connaissais pas, toutes ces personnes où les noms ne me disaient rien.

J’ai alors eu ce réflexe. J’ai retiré de ma liste toutes les personnes avec qui je n’avais eu aucun contact depuis 5 ans … et celles qui avaient appartenues à des personnes décédées depuis – aucun risque qu’elles me donnent des nouvelles ou que je lise leurs derniers posts -  Ce fut une belle cure d’amaigrissement.

Ce travail effectué, j’ai accompli le même processus dans ma liste de contact, adresse de messagerie : Le no de tél du guide qui m’avait été donné lors d’une escapade en Italie … L’adresse courriel d’une personne qui m’avait parlé d’un truc il y a des années mais à qui je n’avais jamais écrit … Ces contacts professionnels que j’avais il y a une dizaine d’année mais que je ne vois plus … et là aussi, les personnes qui depuis sont décédées … un nettoyage efficace !

Cela fait, je me suis posé la question : « Pourquoi est-ce que je ne fais pas ce nettoyage plus souvent ? »

La réponse concernant ma page fb a été longue à venir.

La voici. J’ai accepté de devenir « amie », pas parce que je connaissais la personne ou parce qu’en elle il y a quelque chose qui me rejoignait au moment où l’invitation est arrivée, mais parce que je trouvais que ma liste « d’amis » était bien maigre. Hé oui, inconsciemment j’enviais les personnes qui avaient plus de 300 amis-es, mais ce n’était pas encore la bonne réponse. La bonne réponse n’est pas très reluisante …

Sur mon mur, il y a presque exclusivement des liens qui renvoient vers mon blog. Je me disais donc, sans me l’avouer, que le fait d’accepter une invitation, me permettrait de me faire connaître, d’être reconnue dans mes talents, d’être appréciée, etc. Je servais donc un besoin latent qui existait en moi sans avoir à me l’avouer !!!

La constatation est navrante, vue sous un certain angle, avoir 300 amis-es ne m’apportait rien de plus dans ma vie et je dirais que d’être présente dans la liste des personnes qui m’avaient, un jour, invité, n’apportait rien de plus à l’autre personne.

Cet exercice s’est conclu par ce sentiment d’avoir entreprit un nettoyage intérieur, d’avoir fait de la place pour ne garder que ce qui était un peu plus essentiel.

Vous pensez peut-être que c’est plus facile lorsque ce nettoyage consiste simplement à presser sur la case : enlever de la liste.

Oui et non.

Oui parce que personne n’est venu me demander pourquoi je ne figurais plus sur sa liste. Non car le geste, même s’il est symbolique, provoque quelques remous au niveau sensible. C’est comme si j’avais rayé de la carte du monde des personnes qui ne gênaient personne, même pas moi.

Laisser la réponse venir en soi n’est pas toujours évidente, tout d’abord parce qu’il est inconfortable de voir que nous cherchons souvent à combler quelque chose en nous, ensuite parce que nous sommes comme des autruches qui préfèrent se mettre dans la tête dans le sable plutôt que de se laisser ressentir les choses comme elles sont.

Entreprendre un nettoyage intérieur permet de se mettre au clair, de libérer de l’espace, de commencer un processus de guérison au niveau de ces besoins qui nous poussent à croire que nous devons toujours être gentil-lle, aimable, avenant, etc.

Et les relations plus directes qui sont « bof,bof » ?

Votre voisin du 5ème qui vous demande toujours si vous avez passé un bon week-end, cette connaissance qui termine toujours une discussion en vous disant : « On pourrait, un jour, se voir pour un repas ! », ce collègue qui vous parle de ses soucis conjugaux que vous n’écoutez pas, cette lointaine cousine que vous ne voyez que lorsqu’il y a un enterrement et qui vous dit à chaque fois : « Il faudrait qu’on se revoie avant le prochain enterrement ! »  Des relations …. Bof ….

Franchement, pouvez-vous les garder dans vos cercles relationnels ?

C’est vrai, ce sont des personnes qui existent, que vous côtoyez, que vous voyez, mais pourquoi figurent-elles dans vos cercles ?

Vous pouvez vous poser la question, vous pouvez aussi, patiemment, attendre la réponse.

Ces personnes existent dans vos pensées, dans votre tête, dans l’idéal que vous aimeriez vivre, elles n’existent pas vraiment dans votre cœur.

Vous pouvez, humainement, coexister avec elles, parce qu’elles font parties de votre environnement, cependant elles restent éloignées de ce qui vous fait vibrer intérieurement. Elles remplissent votre espace intérieur et prennent une place que vous pourriez donner à celles qui sont plus essentielles à votre équilibre relationnel.

Pensez-y de temps en temps et faites le ménage, remettez les choses à leur place et libérez-vous de ce qui ne vous sert pas.

Je vous souhaite un bon début de semaine, à bientôt.  

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Publié dans Coaching

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Mira 09/10/2017 16:53

wow.....quel "nettoyage"! Une grande libération et de la place pour des relations nouvelles avec d'autres "valeurs", (si on peut le dire ainsi), ça correspond à la réalité d'aujourd'hui et c'est bienfaisant, malgré un passage par un certain vide au début.

Madeleine Moreau 10/10/2017 08:49

Chère Mira, oui on peut le dire ainsi : "Nouvelles relations avec d'autres valeurs". La réalité d'aujourd'hui avec ces réseaux sociaux qui prennent souvent le dessus sur le dialogue, l'échange, le partage peuvent devenir un piège. ... Pourquoi envoyer un sms alors qu'il serait si simple de dialoguer en direct ? Une question qui devrait être plus souvent posée.
Bonne journée
Madeleine