La barre est-elle trop haute ?

Publié le par Madeleine Moreau

La confiance en soi ne pose pas de problèmes si vous ne mettez pas la barre trop haute, si les autres ne vous obligent pas à sauter plus haut que ce que vous pouvez.

Cela vous semble logique ?

Mettez-vous la barre à la bonne hauteur ?

Pourtant, beaucoup de personnes essaient désespérément de sauter plus haut alors que leurs capacités sont réduites. Mais si les autres y arrivent, pourquoi pas elles ?

Il faut atteindre des objectifs toujours plus hauts :

  • Réussir dans la vie,
  • Avoir du charisme,
  • Etre bon dans tous les domaines,
  • Etre compétiteur-trice,
  • Avoir une bonne situation,
  • Etc.

Cette image est tronquée. Elle vous fait croire que vous devez absolument correspondre à ce que vous devez être.

En changeant les différents points et en changeant le sentiment qui vous habite (je vous en parle tout de suite), les choses deviennent possibles, à condition de mettre la barre à la bonne hauteur.

  • Réussir sa vie,
  • Avoir de la passion dans ce que l’on fait,
  • Etre bon dans son domaine de prédilection,
  • Donner le meilleur de soi,
  • Se sentir bien là où l’on est,
  • Etc.

Voilà qui change la perception que vous pouvez avoir.

Parlons maintenant du piège dans lequel vous vous emprisonnez et qui bloque la confiance en vous.

Se sentir en infériorité

Ce sentiment est le ciment des fondations de la non-confiance en soi. Il nourrit cette impression que vous n’arriverez jamais à la hauteur de ce qu’on vous demande, il nourrit l’image négative que vous avez de vous, il nourrit cette sensation que vous êtes moins bien que les autres …

Le sentiment d’infériorité vous fait croire que vous devez franchir une barre qui est beaucoup trop haute pour vous. Imaginez cela ainsi : vous mesurez 1m50, vous pouvez franchir une barre fixée au maximum à 1m10, ce qui est déjà une performance, et la barre que vous percevez est fixée à 1m80 !

Ce sentiment peut être généré dans une période de fragilité et ne mettra pas en péril la confiance en vous. Il peut aussi devenir permanent. Le sentiment d’être inférieur envahit alors votre conscience. Vous ne parvenez plus à aller au bout de vos projets, vous vous sentez paralysé-e dans votre activité, vous vous enfoncez dans une « inactivité » et accumulez les échecs.

Vous entrez dans une spirale de négativité. Autour de vous personne n’est aussi bas que vous. Vous ruminez et amplifiez ce qui ne va pas, vous ne cessez de vous dénigrer même lorsque vous avez l’occasion de profiter d’un bon moment. Vous pensez à vous comme quelqu’un qui ne réussira jamais, qui est incapable, que personne ne veut. Lorsque vous faites un effort pour avancer, vous le faites en pensant que de toute manière c’est foutu, que ça ne sert à rien. Vous pensez d’avance au pire de ce qui va arriver …

Cette infériorité vous pousse à ne pas apprécier vos qualités, de toute façon, les autres, tous les autres, en ont mais pas vous ! Les autres, ils ont ce qu’ils veulent, ils ont un boulot, ils ont une maison, ils ont de la chance, ils peuvent partir en vacances quand ils veulent, ils ont du fric, ils n’ont pas de problèmes, alors que vous … Une personne me disait : Je suis un paillasson et les autres viennent s’essuyer sur moi !

Agir, réagir face au sentiment d’infériorité

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, vous pouvez agir, mettre fin à ce sentiment.

Ce sentiment, il est venu à partir de quelque chose. Il ne fait pas partie de votre identité profonde. C’est une verrue qui peu à peu envahit toutes vos particules de vie.

Automatiquement, il a une origine et c’est vers cette origine que vous devez aller.

Elle peut venir de votre enfance : Vous a-t-on comparé à un frère, une sœur qui réussissait là où vous aviez des faiblesses ? Vous a-t-on obligé à avoir de bonnes notes dans des matières qui ne vous attiraient pas ? Avez-vous eu la responsabilité de réussir là où vos parents ont échoué ? Les pistes peuvent être nombreuses.

Elle peut venir de votre adolescence : Vos copains, copines, comment était leur comportement face à vous ? Avez-vous essayé d’arriver à leur hauteur ? Etiez-vous reconnu-e dans vos capacités ? Ici aussi, vous pouvez découvrir des racines, certaines peuvent être liées à votre enfance.

Elle peut s’être concrétisée dans votre vie adulte : Votre vie professionnelle correspond-elle à ce que vous pouvez faire ou est-ce une course vers une carrière qui montrerait que vous avez réussi dans la vie ? Avez-vous montré vos compétences ou mis en évidence vos incompétences ? Vous pouvez regarder votre évolution affective : Comment s’est déroulé vos relations amoureuses ? Avez-vous la vie que vous rêviez en couple ? Vous pouvez regarder votre environnement humain : Quelle place aviez-vous dans les cercles d’amitiés ? Comment vous sentiez-vous dans les groupes ? Que se passait-il lorsque vous cherchiez à établir une relation ?

Le sentiment d’infériorité peut survenir à n’importe quel moment de la vie. Il peut survenir à la suite d’épreuves, après un licenciement ou une séparation affective. Il peut survenir si vous avez tenté de mettre la barre trop haute sans parvenir, malgré tous vos efforts à l’atteindre. Mais, s’il est devenu chronique, une recherche dans votre passé d’enfant ou dans l’adolescence pourrait vous donner une clé précieuse pour progresser.

Redonner sa juste place à vos points forts

Une chose est certaine – Vous n’êtes pas plus ou moins que les autres !

Autre chose de réel – Vous avez vos propres dons qui ne sont pas forcément comme ceux des autres !

Cet éclaircissement fait, regardons comment vous pouvez redonner une juste place à vos points forts et, ainsi, mettre la barre à la bonne hauteur.

  • Quels sont vos points forts – ce pour quoi vous êtes doué-e, ce que vous réussissez facilement ?
  • Quelles sont vos qualités de fond – ce que vous donnez spontanément, ce qui vous détermine ?
  • Quelles sont les compétences que vous avez acquises tout au long de votre vie ?
  • Quelles sont les aspirations, les rêves que vous pourriez réaliser ?

Lorsque vous aurez répondu à ces questions – sans vous dénigrer – il vous reste à prendre au sérieux vos réponses.

Tant que vous ne croirait pas, ne serait-ce qu’un petit peu, que vous avez toutes ces belles choses en vous, vous ne parviendrez pas à retrouver cette confiance qui vous fait défaut.

C’est abrupt de le dire ainsi, je le sais. Plus que vous décourager, je cherche à vous donner un peu d’élan pour commencer à agir.

Lorsque vous commencerez à croire qu’il y a plein de choses merveilleuses en vous, vous pourrez reprendre l’image – pas la première, mais la deuxième que je vous donnais au début de cet article.

A vous de continuer.

Retrouver la confiance en soi est un cheminement à vivre. Il peut être plus ou moins long, tout dépend de l’état chronique. Si cela vous semble trop dur, parce que, une fois de plus, la barre est trop haute, n’hésitez pas à demander de l’aide, le coaching peut vous aider. Votre coach mettra la barre beaucoup plus bas - trop bas à votre point de vue – mais cela vous permettra de progresser et d’arriver au niveau qui est le vôtre.

Dans le prochain article, vous découvrirez un autre piège : Le découragement  

Je vous souhaite un bon week-end, à bientôt.

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Publié dans Coaching

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