Que devient votre confiance lorsque vous êtes dans le découragement ?

Publié le par Madeleine Moreau

La fatigue, un état patraque, des difficultés passagères, il n’en faut pas plus pour se sentir découragé-e lorsqu’il s’agit de donner un peu plus d’énergie que d’habitude. C’est tout à fait normal.

Si vous enlevez les raisons soulevées, qu’il n’y a pas vraiment de raison pour que vous ressentiez le découragement pointer son nez, il pourrait bien être possible que ce soit la confiance en vous qui fait défaut.

Allez à la source du courage pour créer votre chemin de liberté

Voyons cela de plus près.

  • Si vous vous sentez inférieur-e aux autres (voir mon dernier article), c’est-à-dire : moins apte, moins bien, moins compétent-e, moins courageux-se, etc., cela vous conduit à vous décourager beaucoup plus vite.
  • Si vous vous jugez négativement, vous disant que vous n’y arriverez jamais, que c’est trop dur, qu’on vous en demande trop, vos entreprises personnelles sont perçues, par vous, comme vouées à l’échec.
  • Si vous voyez le verre à moitié vide, si vous êtes défaitiste au départ, vous n’arrivez pas à penser à une réussite probable, vous choisissez de penser à la moins bonne solution.
  • Si vous ne parvenez pas à faire la part des choses, à percevoir les avantages et les inconvénients dans vos choix, il vous est difficile d’aller au bout de ce que vous entreprenez. Pire, vous choisissez le repli à la place de la lutte pour atteindre un objectif.

Le découragement devient alors votre pire ennemi qui va mener une guerre sans merci pour tenter d’effacer toute trace de confiance.

Voici, en image, ce que cela donne : Vous recevez une invitation à rejoindre un groupe qui met sur pied une manifestation pour récolter des dons à l’intention d’une association qui vous tient à cœur. Dans un premier réflexe, vous vibrez, vous trouvez cela génial. Puis vient le questionnement sans fin : « Je m’engage, je ne m’engage pas, j’y vais, je n’y vais pas, j’accepte, je refuse, je me sens capable, je suis incapable, j’en ai envie, je ne sais pas quoi faire … »

Ces va et vient grignotent votre énergie. Vous ne savez plus ce qui serait bon pour vous. Vous n’arrivez pas à vous poser et à décider sereinement.

Et, comme si cela ne suffisait pas, vous entrez dans la crainte de vous exposer au regard des autres, vous redoutez leur jugement, vous craignez qu’on puisse vous reprocher de défendre cette cause … ouille, le jugement sur ce que vous pourriez montrer prend le dessus !

Pour finir, vous oubliez l’invitation reçue et vous n’y allez pas. Vous y repenserez quand on vous demandera pourquoi vous n’étiez pas là, en vous excusant d’y avoir pensé puis d’avoir oublié, ayant plein de choses à faire !

Agir, réagir face au sentiment de découragement

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, vous pouvez agir, mettre fin à ce sentiment.

Le sentiment de découragement peut devenir très handicapant. Tout d’abord, il vous empêche de donner le meilleur de vous, de mettre en œuvre ce qui vous tient à cœur. Ensuite, il vous fait entrer dans une vrille négative, amplifiant le jugement sur vous, vous conduisant dans cette sensation d’infériorité ou dans la certitude que quoi que vous désiriez vous ne l’obtiendrez pas.

Alors que faire ? Toute tentative vous semble, à première vue, impossible. C’est logique.

Vous l’avez compris, agir, réagir, va vous demander de dépasser le découragement qui vous étouffe et d’aller à contresens de ce que vous faites d’habitude.

Retrouver le courage d’aller de l’avant

Le découragement, en fait, c’est du courage qui n’existe plus dans le moment présent.

Au lieu de vous faire confiance, de faire confiance en vos potentialités, vous choisissez le doute, l’incertitude, le à quoi bon.

Retrouver le courage d’aller de l’avant va tout d’abord consister à poser des petits pas dans votre quotidien.

Pour cela, je vous invite à prendre les devants. Si vous attendez d’être mis-e face à une situation qui vous demanderait d’activer la clé du courage, il y a de fortes chances pour que vous en restiez à ce qui se passe à chaque fois.

  • Prenez la décision de faire quelque chose de spécial durant la semaine. Pas une grande décision. Vous pouvez regarder dans ce que vous avez laissé de côté ces derniers temps en vue de passer à la réalisation plus tard, quand vous aurez le temps …
  • Fixez un moment de fin … par exemple : vendredi à 15h, j’aurais terminé ceci, cela.
  • Ecrivez votre démarche et mettez-le bien en vue.
  • Anticipez les félicitations, la fierté que vous pourriez alors ressentir d’avoir été jusqu’au bout.
  • Refusez tout sentiment de découragement.
  • Dites stop à chaque fois qu’un jugement sur vous pointera le bout de son nez.
  • Recommencez le même processus la semaine prochaine.

Faites cet exercice aussi longtemps que cela sera nécessaire.

L’important dans cela n’est pas l’énergie que vous allez mettre, mais une rééducation de votre manière de faire face à toute action qui demande votre attention et le courage de vous y mettre.

Le jour où vous n’aurez plus à penser qu’il vous faut plus de courage que n’importe qui pour une tâche, vous vous approcherez de la fin du découragement et vous retrouverez ce plus de confiance en vous.

Dans le prochain article vous découvrirez un sentiment tout aussi handicapant, celui de la honte.

Bon début de semaine, à bientôt.

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