Comprendre les « pannes » permet d’y remédier

Publié le par Madeleine Moreau

Aucun commentaire suite à mon dernier article. Dois-je en conclure que tous mes lecteurs et lectrices ne sont pas concernées par le thème proposé ?

Cela m’étonnerait beaucoup.

Ce réflexe que nous pouvons avoir, lorsque nous disons : « Cette fois je m’y mets » n’est pas anodin. C’est une petite lumière rouge qui s’allume dans notre conscience et qui nous permet de percevoir que nous ne sommes pas vraiment ok avec nous-même.

En nous se trouve une intelligence permettant de comprendre notre complexité

Il y a un mouvement qui peut être très léger au plus profond de nous et qui cherche à rectifier un léger déséquilibre avant qu’il ne s’installe pour de bon.

Voyons cela de plus près :

Supposons – ce n’est qu’une supposition – que vous êtes devant la boîte de chocolat reçue lors des fêtes. En la regardant, vous commencez à saliver. Vous ressentez, pour ainsi dire, la douceur de la crème chocolatée qui descend au fond de votre gorge, apportant une touche de bien-être momentanée. Vous avez un peu forcé ces derniers jours sur la gourmandise et votre pèse personne vous le montre. La petite lampe rouge qui s’allume vous indique que ce ne serait pas très sage d’ouvrir la boîte. Pourtant, votre main se tend vers le couvercle. Vous vous dites qu’un petit praliné ne vous fera pas de mal, que ce n’est pas grand-chose. Hop, vous ouvrez la boîte. Les pralinés semblent se tortillés devant vos yeux. Vos doigts saisissent celui qui vous paraît irrésistible et en un mouvement il se retrouve dans votre cavité buccale et se met à fondre pour votre plus grand plaisir. Un plaisir que vous voulez faire durer, alors un deuxième, ne vous fera pas de mal, c’est promis, vous arrêterez au troisième.

Avouez-le, en lisant ce paragraphe, je vous ai donné envie de manger un morceau de chocolat … même si vous n’en avez pas sous la main.

En fait, il vient de se passer plusieurs choses en vous. Tout d’abord, votre déglutination a changé. La salive qui est devenue plus dense à mis en éveil votre tube digestif. Vos lèvres se sont humidifiées au contact de la langue qui passaient sur elles. Même si vous n’aviez pas envie de chocolat en cet instant présent, votre corps en a ressenti le besoin. Au niveau sensible, vous vous êtes identifié-e à la supposition et cette envie de chocolat va vous poursuivre pendant quelques minutes. La partie qui concerne le raisonnable en vous a également jouer un rôle : vous avez mis, sans en avoir conscience, la petite partie qui pourrait se nommer – jugement, défense, gendarme, avocat … et qui conduit à obéir à l’ordre – ici ne pas manger le chocolat – ou à passer par-dessus – vous avez vraiment envie de manger le chocolat.

Tous ces mouvements se créent sans que vous les commandiez. Le plus drôle – si je puis dire – est que vous ne vous en rendez pas compte. C’est tellement naturel.

Il y a ainsi de multiples actions que nous faisons au cours d’une journée sans avoir conscience des conséquences qu’elles peuvent avoir sur le moment présent.

Parfois, il y a des pannes qui surviennent. Comme une panne d’essence ou d’électricité. Le troisième praliné est celui qui était en trop, le foie n’en peut plus de recevoir autant de graisse de cacao. Ici, il vous sera facile d’identifier la cause de la panne et plus facile encore d’y remédier. Vous vous mettrez automatiquement en pause chocolat durant quelques jours.

D’autres pannes, issues d’autres actions peuvent se produire exactement de la même manière et le processus de dépannage sera identique : découvrir la raison de la panne, en prendre conscience, trouver les outils pour réparer, agir autrement.

Je vous en dirais un peu plus dans le prochain article. En attendant, je vous invite à regarder s’il n’y a pas des interférences qui se créent dans les domaines suivants : Vos principes – Si vous vous maintenez dans une rigidité qui freine toute souplesse, quelles sont les conséquences en vous ? Vos devoirs – Tout ce que vous faites parce que vous vous sentez dans l’obligation de le faire, parce que c’est votre devoir, parce que vous ne pouvez pas faire autrement, comment vous sentez-vous lorsque quelque chose vient entraver votre action ? Votre sensibilité – Quand quelque chose ne vous plaît pas, quand vous ressentez des émotions négatives, quand vous vous trouvez à l’opposé de ce que vous désirez profondément, que vivez-vous ? Vos réflexes : Quels sont ceux que vous regrettez après les avoir appliqués (manger 3 pralinés alors que vous auriez pu attendre le lendemain) ?

A vous de trouver vos situations. Je vous souhaite une agréable journée, à bientôt.

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Publié dans Coaching

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