Echec ou opportunité ?

Publié le par Madeleine Moreau

Penser échec vous empêche de regarder l'horizon. Voir l'opportunité libère la vue sur l'horizon

Il n’y a pas d’échecs, il y a simplement des choses qui ne réussissent pas et qui nous donnent l’opportunité de faire autrement.

Cette affirmation vous choque ?

Et si je vous disais que c’est votre façon de penser, de voir les choses qui induisent en vous la sensation d’être en échec ?

J’ai rencontré, la semaine dernière, Stéphane qui me disait : « J’ai fait un apprentissage en petite mécanique, j’ai continué pour avoir un CFC de gestion que j’ai réussi haut la main. J’ai créé une petite entreprise car je voulais être mon propre patron. Tout s’est passé merveilleusement bien les premiers mois, j’ai même réussi à engager un ouvrier. Et puis, la concurrence étant ce qu’elle est, je me suis fait bousiller par plus fort que moi. Je n’ai eu qu’une solution, déposer une mise en faillite. Un échec total. J’ai plus de boulot, je ne retrouve pas de boulot. Je ne peux pas toucher le chômage avant 6 mois. Le système me conduit d’échec en échec !

Voilà une situation terrible à vivre. Elle n’arrive pas qu’à Stéphane, elle touche un nombre considérable de jeunes entrepreneurs qui croyaient pouvoir décrocher la timbale et réussir facilement.

Sans que ce soit aussi dramatique, il y a, dans la vie, énormément d’évènements qui font que nous pouvons nous sentir en échec : Une amende pour excès de vitesse qui est tellement mirobolante qu’elle va vous obliger de faire vos fonds de tiroir pour boucler le mois – échec car vous n’avez pas réussi à tenir votre budget. Ce repas convivial que vous avez mis sur pied et qui s’est terminé en catastrophe – échec dans votre capacité relationnelle. Le directeur d’école qui vous convoque parce que votre enfant a blessé un camarade – échec dans votre manière d’éduquer.

En fait, nous pensons échec car les choses ne se déroulent pas comme nous le voudrions, parce qu’il y a ce fameux grain de sable qui s’en est mêlé.

Et si ce que nous voyons comme un échec était une opportunité pour faire autrement ?

L’opportunité n’enlève rien à la situation

Stéphane est bel et bien en faillite. En quelques jours, il a tout perdu : son entreprise, son ambition, sa fierté. S’il ne retrouve pas de travail, sa situation ira en s’aggravant. Comment voir en cela une opportunité de faire autrement ?

Monter à nouveau une entreprise pourrait être une solution … à une condition … décortiquer ce qui l’a conduit à la faillite, préparer autrement son projet. Une autre solution : faire des postulations spontanées ciblées sur les compétences acquises dans son parcours d’indépendant … à une condition également … retrouver la confiance qu’il a perdu = croire en lui.

C’est la même chose pour les échecs de notre quotidien. Parvenir à voir qu’elle opportunité se présente pour ne pas baisser les bras, pour agir autrement à l’avenir.

Depuis plusieurs années, je participe à un marché de Noël. L’an dernier a été un fiasco … enfin, pas tout à fait puisque ce que j’ai vendu m’a permis de payer mes frais … mais, en moi, j’ai commencé à penser que c’était un échec, je me suis dit que l’artisanat que je proposais n’intéressait que moi.

Je me suis réinscrit pour le prochain marché. Ce n’est pas parce que le résultat a été bien au-dessous des autres fois que je vais baisser les bras et jeter l’éponge !

Mais à une condition : me remettre en question sur la manière appliquée ces dernières années. Pour cela, il me faut prendre en compte le contexte et m’adapter au contexte.

J’ai commencé à réfléchir sur l’adaptation et j’ai écrit, bien en évidence, sur mon projet :

Lorsque ce que tu fais n’apporte pas les résultats désirés, n’abandonne pas.

Change ta manière de concevoir ton projet et apporte les changements qui te paraissent meilleurs.

Si les résultats sont inchangés, remets-toi en question.

Ecrire à la 3ème personne n’est pas anodin. C’est un conseil que me donne l’expérience vécue. J’ai l’opportunité de faire autrement, de réfléchir autrement.

Faire comme à l’habitude n’est pas la solution, il me faut donc, sans tout changer, aborder ce temps fort autrement.

Si ça ne marche pas, alors, je me remettrais en question.

Si vous vous sentez dans un domaine particulier en échec, il y a sûrement une opportunité qui se présente à vous. Vous pouvez faire l’exercice que je fais, sans tout jeter à la poubelle mais en gardant ce qui vous tient vraiment à cœur et y apporter les changements qui vous paraissent, c’est le cas de le dire, plus opportuns.

Penser échec nous rabaisse, laisse une empreinte négative en nous. Penser opportunité nous relève, dessine une empreinte positive en nous.

C’est, en quelque sorte, une deuxième chance que nous nous donnons. Rien ne nous dit que tout va s’arranger, que nous réussirons. Si ça ne marche pas, il faudra se remettre en question et cela peut conduire à mettre fin à un projet. Une fin qui peut être perçue comme un nouveau départ, autre chose qui est à vivre, nouvelle aventure à entreprendre, qui sait ?

Je vous laisse y réfléchir. A bientôt.

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