Faire de ses rêves sa vie

Publié le par Madeleine Moreau

Je vous en parlais dans mon dernier article.

Pourquoi est-il si important de prendre au sérieux les rêves que nous éveillés ?

Je ne parle pas des rêves qui n’ont aucune prise sur la réalité, comme par exemple, devenir millionnaire grâce au loto ou devenir le patron qui va gagner des millions facilement, ou encore construire une famille qui ne connaîtra aucune tension, aucun conflit.

Je parle de ces rêves qui viennent et reviennent ponctuellement, qui nous font ressentir que nous ne sommes pas complétement réalisés. Ces rêves que nous choyons même si nous n’en n’avons pas conscience.

Bien sûr, ça fait du bien de rêver que je vais toucher le gros lot … même si je ne joue pas ! De me projeter dans un : « Si j’avais ceci ou cela, je ferais … » et de partir dans un délire complètement fou et apparemment réalisable.

Revenir sur terre

Nous ne rêvons pas notre vie pour nous enfermer dans une illusion. Nous ne rêvons pas notre vie pour deviner ce que pourrait être notre avenir. Nous rêvons de notre vie pour nous mettre en route vers notre à-venir.

Grâce à nos rêves, nous avançons dans notre à-venir, nous actualisons notre aujourd’hui pour mieux vivre nos lendemains.

A 14 ans, je rêvais de devenir maîtresse d’école enfantine. Je rêvais de faire découvrir à de jeunes enfants toutes les merveilles de la nature. Je voulais transmettre une joie de vivre, un élan d’humanité.

A 15 ans, la réalité s’est présentée autrement. Je quittais l’école obligatoire pour entrer, de suite, dans le monde ouvrier. Je me suis alors mise à rêver qu’un jour je partirais dans un pays lointain comme missionnaire pour faire ce que je rêvais à 14 ans.

A 20 ans, je me suis mariée. Mon rêve s’évanouissait. Je ne serais jamais maîtresse d’école enfantine, je ne serais jamais missionnaire.

Je me suis alors adaptée à la vie. Je réparais des montres. Et, je me souviens … lorsque je tenais entre mes mains une montre qui venait d’arriver au service après-vente, je la tournais et retournais dans mes mains. Je me laissais habiter par cette montre. J’essayais de deviner la personne qui, habituellement, la portait. Je cherchais les indices. Puis, j’ouvrais le boîtier et me mettait à la recherche de la panne pour réparer le mécanisme. Je faisais un lien avec la montre et l’être humain. Nous étions comme la montre, quand quelque chose ne va pas dans notre vie, nous tombons en panne. Je rêvais alors de réparer des êtres humains !

Je suis devenue maman. Réparer des êtres humains pouvait attendre. J’avais des vies toutes neuves à accompagner. En étant maman, j’ai privilégié la nature et j’ai appris à mes enfants à la respecter, à l’aimer, à la découvrir. Je me suis sentie attirée par les arbres et ce fut comme pour les montres, je faisais un lien entre ce qui permet à un arbre de pousser droit, de se déployer et les besoins de l’être humain pour se vivre en verticalité et se déployer. Je rêvais de dire cela au monde entier.

Mes enfants ont grandi, ils ont commencé à devenir autonomes. J’avais moi aussi besoin de grandir, de préparer mon à-venir. Je me suis engagée, j’ai suivi des formations dans plusieurs domaines. Je ne savais pas vraiment ce que j’avais envie de faire, alors j’ai fait du bénévolat, des petits boulots, j’ai pris des engagements qui avaient une résonnance particulière avec mes rêves.

J’ai repris une vie professionnelle. Plus dans l’horlogerie, mais dans la vente par téléphone … ouille … désastre, je n’arrivais pas à vendre de la marchandise, par contre, je devenais une pro de l’écoute, je faisais grandir mon empathie naturelle. Mon rêve d’accompagner la vie, de transmettre revenait en force.

Un à-venir prenait naissance en moi et je n’en n’avais pas vraiment conscience. Je touchais de très près mes rêves, mais comme ils étaient différents de ce que j’aurais voulu, il m’a fallu du temps pour réaliser que je me dirigeais vers cette réalité que j’allais faire de mes rêves ma vie.

Le coaching de vie que je vis depuis 20 ans est ancré dans mes rêves d’adolescente, dans ma vie ouvrière, dans l’accompagnement de nos enfants, dans mes nombreux engagements et dans mes essais professionnels avant d’être formatrice.

Aujourd’hui je prépare un autre à-venir, celui de la réalité du temps de la retraite. Je sais, sans aucun doute, que l’à-venir restera dans cette attitude d’aller au bout de mes rêves pour réaliser ma vie.

Si vous faites une relecture de ce qui vous remplit le plus dans votre vie, du chemin que vous avez parcouru jusqu’à aujourd’hui, il se pourrait bien que vous en arriviez à la même conclusion que moi.

Je suis également consciente que ce ne sera pas le cas de tout le monde. Pas le cas si vous n’avez pas rêvé auparavant ou si vos rêves n’ont jamais été perçus comme possibles.

Laisser naître le rêve

Quelle que soit l’étape de vie dans laquelle vous êtes, vous pouvez laisser naître le rêve.

Nous avons tous et toutes appris que pour réussir dans la vie, il fallait se fixer des objectifs et s’y tenir. C’est vrai et c’est aussi le plus gros mensonge que vous ayez entendu. Combien de personnes se sont accrochées à un objectif en tentant de réussir dans quelque chose qui ne leur correspondait pas ?

Pour faire naître un rêve, point n’est besoin de se fixer un objectif. Tout d’abord parce cela ne sert à rien, ensuite parce que c’est un excellent moyen pour tuer le poussin dans l’œuf.

Que faut-il alors ?

Se mettre à l’écoute de ses aspirations. Mon envie à être maîtresse d’école enfantine était tellement forte que je pouvais faire énormément de choses qui, toutes, me ramenaient à ce point fondamental : accompagner, transmettre, réparer. Là étaient mes aspirations.

Les aspirations deviennent alors des matériaux qui nous permettent de construire un pont entre le rêve et le réel. La réalité ne correspondra pas forcément au rêve. Par contre, ce qui nous correspond – parce que nous sommes faits pour cela – ne peut que nous rapprocher de ce que nous avons rêvé.  

Lorsque vous serez dans l’axe de la réalisation du rêve, alors, vous pourrez vous fixer des objectifs. - Personnellement, cela a été d’aller au bout de ma formation alors que j’avais 50 ans. - Vous serez aspiré-e vers ce qui vous permettra de vous réaliser le plus pleinement.

C’est ce que je vous souhaite du fond du cœur.

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