« Je »

Publié le par Madeleine Moreau

« Bon, on va y aller, on est fatigués ! »

« On croit que c’est simple et on se rend compte que c’est difficile ! »

Le fameux « on » glissé dans une phrase et qui met tout le monde dans le contenu, vous connaissez ?

Il n’est pas aisé d’employer le « je », c’est ce que nous avons vu dans le dernier article, lorsqu’il s’agit de dire ses besoins, ses envies.

Le « je » nous implique personnellement. Cette implication demande une certaine confiance en soi, une faculté de se montrer en état brut, une capacité à se positionner individuellement face aux autres.

Lorsque le « je » se refuse à nous, il y a des alternatives. « on », « tu », « il », « nous », « vous » … « on » se conjugue comme « on » veux !

Dites JE pour ne pas fondre dans la masse

Employer le « je » pour parler de soi

Lorsque vous employez l’une ou l’autre des formules de conjugaison, vous parlez de qui ? « Bon, on va y aller, on est fatigués ! » Qui a envie de partir, qui est fatigué ? Parions que c’est la personne elle-même. Alors, pourquoi ne pas dire : « Je vais vous quitter, je suis fatigué-e ». Idem pour le 2ème exemple : « Je pensais que ce serait simple et je me suis rendu compte que c’était difficile ».

C’est l’incontournable si vous désirez être entendu-e par l’autre ou si vous faite appel à une aide spécifique, comme par exemple, le coaching de vie.

En effet, qu’attendez-vous de l’autre ? Pourquoi demandez-vous un accompagnement ? Parce que vous avez un problème, une difficulté devant laquelle vous n’arrivez pas à faire face, une décision difficile à prendre.

Si vous faites part de vos besoins ou de vos envies à votre compagnon ou compagne, vous ne cherchez pas à lui faire deviner ce que vous attendez, n’est-ce pas ?

L’importance du « je » en situation d’aide

Vous ne demandez pas de l’aide pour que votre coach règle les problèmes de l’autre, vous demandez de l’aide pour qu’il vous guide dans ce que vous vivez.

« Je » deviens alors la clé qui ouvre toutes les portes, surtout celles de votre monde intérieur, de votre ressenti, de vos émotions. Si vous employez le « il » ou le « elle », vous faites un grand détour pour éviter de regarder votre monde intérieur, pour ne pas laisser vos émotions transparaître. Certes, vous comprendrez un peu plus ce qui se passe, mais vous ne donnez pas la clé pour que votre coach pénètre, avec vous, dans le cœur du problème.

C’est encore plus frappant si vous employez le « on ». … « On n’arrive pas à se comprendre, à s’entendre. On se regarde en chien de faïence et on attend que l’autre fasse le premier pas ! »  

Changeons cette phrase : « Je n’arrive plus à comprendre sa manière d’être, lorsque je lui parle j’ai l’impression que je parle à un mur. Je ne sais plus comment me positionner et je le regarde avec toute une colère qui monte en moi. Je voudrais qu’il fasse un effort ». Là, vous donnez des clés qui seront précieuses pour dénouer le problème de la communication.

Pourquoi le « je » est si difficile à prononcer

Nous sommes des personnes complexes.

Lorsque nous devons parler de nous, il y a des freins qui se mettent en marche, en voici quelques-uns :

  • Il y a plein de choses qui nous passe par la tête, qui se mélangent. Il y a une angoisse de fond, celle de se livrer, il y a la peur d’être jugé-e sur ce que nous vivons. Parler de l’autre, parler en « on » semble alors plus facile.
  • Il peut y avoir, en arrière-fond, une protection mise en place pour ne pas étaler nos états d’âme. La solution est de ne pas se laisser toucher par les émotions qui pourraient affluer.
  • Il y a l’adoption d’une attitude positive : Je vois, je ressens, je suis prêt-e à faire quelque chose, mais ce n’est pas si grave que cela n’y paraît.
  • Il y a les mouvements de la sensibilité qui actionne un système de défense bien rôdé. Se reconnaître démuni-e, impuissant-e, dépassé-e face à la situation semble inconcevable.

Si vous êtes face à un ou plusieurs de ces freins, vous emploierez instinctivement une conjugaison autre que le « je ». 

Le petit truc pour employer le « je »

Visualisez qu’il y a vous et que vous.

Qu’elle que soit la situation, le contexte, c’est vous qui vivez, ressentez les choses.

Ce que vous désirez, c’est vous qui le désirez, même si vous attendez de l’autre ou des autres qu’ils accomplissent ce que vous désirez.

En visualisant qu’il n’y a que vous, le « je » deviens plus aisé. « Je serais plus à l’aise si tu baissais un peu le volume de ta musique » Ok, il y a quelqu’un d’autre dans la pièce, quelqu’un à qui vous vous adressez, mais, le volume sonore … c’est vous qui le ressentez, pas l’autre. N’est-ce pas mieux que de crier : « Tu pourrais baisser le volume » … Pourquoi est-ce que je baisserais le volume ! et la réponse que vous risquez d’entendre.

En utilisant le « je » vous existez. En utilisant le « on » ou toute autre forme de conjugaison, vous vous effacez.

Pensez-y.

A bientôt.

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